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18/06/2015

De la souveraineté

Compte-tenu du déroulement de la crise, qui n'est que le corollaire de politiques appliquées depuis une trentaine d'années, politiques dites néolibérales au sens large (le tout marchand sous l'égide de la finance mondialisée pour résumer à coup de serpe (peut-être bientôt à coup de faux)), la notion qui devient peu à peu centrale face au déni de démocratie permanent de nos dirigeants, c'est celle de la souveraineté. Elle n'est autre que le pouvoir d'une majorité de citoyens, de voir effectivement les politiques qu'elle a choisies, être appliquées dans leur essence.

Cette souveraineté qui est indispensable à la démocratie est aujourd'hui bafouée au nom d'un réalisme économique qui n'est autre que l'expression d'une idéologie qui confère à la religion. C'est surtout le moyen de maintenir le pouvoir et l'argent aux mains d'une infime minorité. Le résultat est que, quel que soit le candidat élu, le contenu politique une fois aux manettes est le même, sauf nuances infimes.

Nous connaissons en ce moment deux situations qui illustrent pleinement ce malaise démocratique. D'un côté le gouvernement français va utiliser l'article 49/3 de la constitution pour faire passer en force la loi Macron. C'est la première fois que cette disposition est utilisée contre un parlement où l'exécutif est censé avoir la majorité. Cela veut tout simplement dire que la politique menée est contraire au projet politique qu'avait proposé l'actuel président de la République pour se faire élire et que les représentants des citoyens ne sont pas une majorité à soutenir cette attitude. Bien entendu, et c'est une autre marque de la déliquescence de nos institutions, les fameux "frondeurs" qui s'opposent à leurs collègues du Ps, n'iront pas jusqu'à voter pour la motion de censure et donc n'iront pas au bout de leur conviction (de façade). C'est le mal essentiel de la professionnalisation de la politique que de produire des gens de carrière plutôt que des hommes d'état. Le poste est donc privilégié aux idées.

Pour faire simple, nos représentants trahissent leur mandat et dévoient l'élection qui les a porté au pouvoir. Il s'agit clairement d'un déni de démocratie.

 

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"Ce n'est pas de l'autorité, c'est de l'efficacité", comme dirait un aficionado du Barça peu soucieux des deniers publics quand c'est lui qui les utilise.

 

Or, au même moment, en Grèce, Alexis Tsipras lui, essaie face à une adversité aussi dogmatique que balourde, celle notamment de nos braves "socialistes" néolibéraux, de maintenir la teneur du programme pour lequel il a été élu. L'orthodoxie, entendez par là tous ceux qui ne jurent que par la sainte parole économique libérale, n'a pas de mots assez durs pour dénoncer l'obstination de Syriza à vouloir respecter ses électeurs. Par delà la posture morale de créanciers roulés par des malfaisants grecs qui ne veulent pas honorer leurs dettes, ce qui est faux, il y a surtout la crainte que la démocratie soit possible, que d'autres politiques économiques puissent être appliquées, que des rentes pourtant mortifères pour l'activité réelle, soient remises en cause.

Quand je dis que l'accusation de mauvais payeur adossée aux grecs est malvenue, c'est que c'est un des noeud du problème. L'endettement actuel est dû pour une large part à des prêts contractés pour sauver les banques, françaises et allemandes notamment, très impliquées en Grèce au moment de la crise de l'euro, ce qui le rend illégitime au sens où l'objectif officiel était d'aider le pays à sortir de ses problèmes financiers, objectif dont on a vu à quel point il n'a pas été tenu, et pour cause. L'audit lancé par une commission du nouveau parlement grec vient de donner lieu à un premier rapport qui éclaire précisément le caractère quasi crapuleux de la dette :

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l...

Par ailleurs, Syriza a proposé dès le début des négociations qui se tiennent en ce moment, non pas de ne pas rembourser ses créancier, mais au contraire de lier le remboursement à la croissance, donc aux succès attendus de la nouvelle politique. Il n'a jamais été question de faire défaut au départ. Mais le danger est grand pour certains gouvernement en place, en Espagne par exemple et en Allemagne, qui donne le La de la politique économique en ce moment, que l'expérimentation d'autres solutions puisse se révéler bénéfique. Cela porterait possiblement le danger électoral et de fil en aiguille, la fin éventuelle de l'hégémonie néolibérale, dont les dérives sont critiquées jusqu'au sein du FMI et de l'OCDE, organisations schizophrènes qui sont capables de constats pertinents, tout en continuant de prescrire des remèdes qui sont à l'origine du mal pourtant bien perçu.

 

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Les parias désignés sont donc aujourd'hui ceux qui essaient de défendre la voix des électeurs alors que les tenants du libéralisme éclairé, qui donnent des leçons de démocratie à tour de bras, jusqu'à l'exporter de force avec les résultats que l'on connaît au proche et moyen-orient, eux, pendant ce temps, piétinent le mandat reçu des citoyens, avec le plus parfait cynisme, contribuant à construite une société cupide, inégalitaire, autoritaire et pour tout dire, maffieuse.

Voilà pourquoi ce qui se joue en Grèce est si important pour la liberté de choisir la société dans laquelle nous voulons vivre, si crucial pour l'avenir de ce mot violenté : la démocratie. Parce que nous devons la défendre de ses fossoyeurs sans scrupules, parce que nous devons la promouvoir auprès de tous ceux qui se résignent à une domination atténuée à coup de psychotropes consuméristes, il faut à nouveau porter au débat ce qui fait son essence, qui permet au citoyen d'être conscient de lui-même et de son pouvoir. Il faut à nouveau parler de la souveraineté !

 

23/02/2015

Le bruit des bottes

Sans doute parce que même quand la détermination est inflexible, il n'est pas possible de répéter inlassablement la même chose, voilà que mes publications politiques s'espacent. Ce début d'année est pourtant riche d'actualité, bien peu porteuse d'espoir et de progrès mais terriblement illustratrice d'un mécanisme infernal toujours aussi huilé.

De la défaillance d'un modèle social laissé à l'abandon et que viennent déchirer encore plus quelques jeunes fanatisés, à la défense de dogmes économiques totalement faillis mais qui font la richesse d'une infime minorité captant les ressources donc, et bien sûr le pouvoir, nous assistons à la lente dérive vers une issue cynique, autoritaire et violente, dans le déni de la démocratie. Excepté là où ils ont beaucoup soufferts, en Grèce ou en Espagne, les citoyens sont pour la plupart, amorphes, résignés, voire souvent, convaincus du bien-fondé de la pensée dominante, qui pourtant en laissera 95% sur le carreau.

Tout cela, je le constate et le relate sur ce blog depuis son ouverture, au lendemain de la crise de 2007-2008, dont nous vivons toujours les conséquences et la lente montée en régime. Jamais les faits ne m'auront démenti. On le sait Cassandre ne fut pas écoutée et l'histoire montre que les grands phénomènes historiques sont souvent imperméables à toute possibilité de les infléchir. Pour autant, il m'est impossible de supporter passivement tous ces gens qui se mettent la tête dans le sable ou se convainquent que le problème, c'est le coût du travail, les hordes de fonctionnaires et les immigrés, et pas le tribu faramineux que prélève la finance sur l'économie réelle, avec pour résultat de l'asphyxier.

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Ajax enlève Cassandre (fresque Pompéi) (les orthodoxes aimeraient bien nettoyer les lanceurs d'alerte)

 

Dans les moments de découragement, il est difficile de lutter contre l'attrait de la propre mesquinerie ordinaire que l'on essaie de combattre et de ne pas tomber dans la détestation de tous ces crétins endormis, envieux, lâches et égoïstes qui pagaient vers les chutes qui les noieront et moi avec. Mais précisément, il y aura mes proches et moi-même dans cette issue funeste. Alors la dignité et la raison veulent que le combat soit mené jusqu'au bout, jusqu'au moment où, s'il est perdu, il changera de forme, passant de politique à celui de la lutte pour la survie.

Il faut donc répéter que seul un sursaut collectif, la redéfinition de politiques solidaristes, permettront de sortir de cette crise entretenue par l'oligarchie. C'est la souveraineté citoyenne réaffirmée qui nous permettra de replacer la politique comme définition de l'action sociale au service de l'intérêt général et pas de quelques appétits très particuliers et minoritaires qui, pour préserver leur pouvoir et leurs rentes juteuses, s'ingénient à diviser les citoyens en sapant notamment la force pondératrice de l'Etat, social et laïc. La lutte doit être dirigée vers le haut. Le problème n'est pas l'immigré, le fonctionnaire, le chômeur. Tous ceux là sont comme vous et moi : ils essaient de vivre au mieux avec de maigres ressources le plus souvent. Non, le problème, ce sont les rentiers professionnels, les financiers, qui nous disent que nous ne travaillons pas assez quand eux ne travaillent jamais, qui nous disent qu'il faut baisser leurs impôts alors que ce sont nous qui les payons, qui vous disent qu'il faut faire grossir les dividendes en vous alléchant avec le rendement de votre compte-épargne, sans vous signaler que pour que l'action progresse, il faudra se débarrasser de nombreux emplois et du vôtre en particulier.

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Votre épargne nuit à votre emploi !

 

Pour que la situation s'améliore, il faut donc soulever les vrais problèmes, mais il ne faut pas non plus se tromper de solutions. Les oligarques savent que nous sommes plus nombreux qu'eux et que la prise de conscience collective de leur domination vaudra leur perte. Ils tentent donc par tous les moyens d'empêcher cette prise de conscience ou de la dériver vers des exutoires sans danger pour eux. L'extrême-droite leur est très pratique dans cet objectif. Ils sont conscients, car l'histoire l'a toujours montré, que les partis fascisants ont toujours préservé le grand capital au détriment de la masse du peuple. D'ailleurs, dans les pays où l'expérience est encore chaude, en Espagne, en Grèce, les citoyens ne sont pas enclins à retourner à ces fausses solutions. Ils choisissent le règlement solidaire et souverainiste de la crise car leur mémoire est encore trop marquée par les temps de souffrance infligés par les dictateurs d'extrême-droite.

En France malheureusement, le souvenir du régime de Vichy s'estompe, le naufrage de la gauche de gouvernement et la disparition d'un véritable courant gaulliste, laissent libre-cours à une formation opportuniste qui une fois au pouvoir, ne se démarquerait en rien de ce qui a toujours fait le fascisme : l'autoritarisme, la privation de liberté et l'exploitation des plus faibles. Nous ne devons pas céder à cette facilité mortifère comme nous ne devons pas laisser les oligarques décider que notre avenir est leur profit. Ce pays n'a pas à se normaliser pour continuer à exister. Mais pour qu'il puisse trouver ses propres voies de sortie de crise, il faut redonner aux citoyens le pouvoir de décider, donc changer les institutions. Il sera ensuite permis de définir enfin nos propres politiques : dessiner une économie durable dans la justice sociale, préférer la coopération plutôt que la compétition aveugle qui nous dresse les uns contre les autres, relancer les grands projets de progrès scientifiques en lien avec la préservation de l'environnement, redonner un sens au travail et à nos existences, en dehors du mercantilisme et du consumérisme. A défaut, nous entendrons rapidement le bruit des bottes...

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Douce France ?...

07/12/2014

L'amour Armor

Quand le monde tourne un peu trop vite, que la toupie spirale dangereusement sur son axe, il est parfois nécessaire de s'extraire de cette giration folle et centrifuge, avant qu'elle ne nous essore. Se trouver un recoin que le temps ne connaît pas. Feuilleter l'album des beaux instants vécus fait partie de ces échappatoires temporaires et délassantes.

En attendant les jours meilleurs et pourquoi pas la sixième république (n'oubliez pas de signer l'appel pour une vie politique sous contrôle des citoyens et pas de l'oligarchie, voir mon billet précédent), je vous invite à partager quelques impressions, parfois soleil couchant, de mon dernier passage en Bretagne, sur son dos caressé par la Manche, sur son ventre, baigné par l'Atlantique.

Après plusieurs articles sur ce sujet, il va être bien difficile de se renouveler.  Tout le monde n'a pas l'infinie variation des lumières aidées éventuellement du tamis des nuées océanes, ni l'éternelle et versatile ondulation des flots, pour rénover son propos. En somme la Bretagne sera toujours bien plus forte pour se renouveler que moi pour le décrire.

Je ne peux que réitérer avec quelques mots choisis, le plaisir inchangé de déambuler sur ces terres celtiques où je suis chez moi, autant, au passage, que ces quelques égarés vaguement autonomistes qui travaillent, consciemment ou pas, pour les gros bonnets de la région qui n'ont que faire eux, de la couleur de leur couvre-chef, comme du respect de ce coin de France.

Le nord-Finistère à certes été, comme toute la péninsule, atteint par le gommage indélicat des incessantes tempêtes de cet hiver. Le trait de côte en a été par endroits redessiné. Mais les couleurs elles n'ont pas été touchées et défient toujours leur reproduction par l'oeil artificiel que je promène au bout de sa sangle. Il faut avoir vu Brignogan et Kerlouan à quelques heures d'intervalle, entre matinée radieuse et après-midi rageuse pour savoir ce qu'est la palette d'un peintre surdoué et jaloux de ses secrets.

Il faut avoir constaté aussi, la paix intense de ces endroits à peine foulés par des pieds sur la pointe, quand ils ne sont pas sur les caps. Personne ne veut déranger ici et chacun se soucie de préserver ce bien précieux qu'est le temps du repos, du plaisir et de la contemplation, récompense substantielle et pourtant bien courte d'une année de travail et de vie dans l'absurdité grandissante, dans la lutte qui s'exacerbe. Comment transcrire ce moment de fin de journée, lorsque le soleil se prépare à changer de banlieue, sur une plage à deux pas de Kerfissien, totalement déserte. Un jardin extraordinaire, à la fois bien commun, universel, et offert à mon seul usufruit pour un moment d'exception. Le pied se libère alors de toute entrave et épouse les sillons du sable humide et frais. L'oeil s'ouvre en grand pour distinguer le petit trésor caché dans les traines de coquillages mis à disposition par une marée ample mais délicate, qui parfois les a comme une bergère, rassemblés et protégés au creux des rochers. Tous les sens sont à la fois en alerte et abreuvés de sérénité. C'est le miracle permanent de ces endroits encore préservés.

Le Sud, sur la pointe du Cabellou près de Concarneau et en Cornouailles en général, n'a pas à rougir de ce qu'il propose. Là aussi la mer se fait joaillière et les paysages ont parfois l'accent du sud. Une baignade sur la plage de Tahiti le confirme. Un Gauguin en goguette ne s'y était décidément pas trompé. Sainte Marine en face de Benodet, abrite un petit coin réfugié de méditerranée, lassé de se faire piétiner par des hordes vociférantes. Le soleil y brillait fort et chaud cet été, tout comme rayonnent encore les instantanés des moments passés là-bas. Il faut bien se rendre à l'évidence, entre la Bretagne et moi, c'est bien plus qu'une passade : c'est l'amour Armor !

 

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Si cette photo était une chanson, on pourrait dire que le roc fait l'air (toujours démarrer dans l'excellence)

 

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C'est vrai, en Bretagne, on a pas de pétrole (enfin en sous-sol parce que des fois...). C'est le rocher qui fait sens (hommage frelaté à feu le directeur de Total).

 

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C'est plutôt quand il n'y a pas de gaz oil sur les rochers que c'est super.

 

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Ce paysage, c'est un peu l'essence de la Bretagne.

 

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Du brut qui ne tâche pas...

 

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Bon, vous pouvez constater que je suis parti comme une fusée, pas comme un diesel hein !

 

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Ah ben la voilà la fusée ! (Eglise de Berven)

 

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Le pas de tir est ceint d'un des fameux enclos paroissiaux.

 

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Vous admirerez la délicatesse des hublots !

 

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Sous les pavots, la plage ? (château de Kerjean)

 

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Je pense avoir le recul nécessaire pour faire des commentaires pertinents.

 

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Un ange à Bodilis (ça fait un peu soin du corps comme nom de patelin mais bon. Enfin faut dire que les anges ont le sens de l'esthétique, si vous voyez ce que je veux dire...)

 

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J'aurais du me méfier de cet autel bon marché. C'est un dortoir en fait...

 

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Une autre fusée dans les cosmos (Sizun)

 

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Sobriété et dépouillement. L'Eglise n'a jamais roulé sur les pétro-dollars...

 

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Drapé dans son or, un orgue affiche sa morgue

 

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En Bretagne centre, tout le monde ne voit pas les touristes d'un bon oeil...

 

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Je vois pas bien l'intérêt de fermer à clé, si c'est pour les mettre sur la porte ! (Locmélar)

 

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L'île de Sieck est privée, mais heureusement pas de traces de Cheikh

 

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Au Dossen, l'éclaircie commence dans la mer.

 

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La maison du mec qui se la pète parce qu'il a une île tout ça...

 

 

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Sur Sieck, le soleil arrive par la terre.

 

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En fait, le vrai proprio, c'est lui...

 

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Ouf, heureusement qu'on est arrivé avant le ciel bleu, sinon je sais pas s'il y aurait eu encore de la place !

 

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Les femmes de ménage ont un peu forcé sur la serpillère quand même !

 

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Les caravanes, ça ralentit tout le monde sur la route !

 

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Le beau temps serpente en suivant le Guillec.

 

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Au Dossen, le ciel bleu arrive toujours pour la baignade !

 

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Après une dure journée balnéaire, il faut encore affronter le rose après le rosé. Epuisant !

 

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C'est tellement beau qu'il y a même les "machins" du cinquième élément là, qui viennent regarder !

 

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Probablement des contrebandiers...

 

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Le sosie du Mont Saint-Michel mangé par la brume dans la baie de Keremma

 

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Dans la baie de Goulven, l'éclaircie vient de nulle part.

 

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Les Hérons pourprés n'en ont pas besoin pour faire trempette.

 

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Miroir, mon beau miroir, dis moi que j'ai le plus grand clocher du Léon !

 

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Combien de fois va t'il falloir te le répéter : tu es une fusée, pas un clocher !

 

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Sacré camouflage pour le gravelot à collier interrompu !

 

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Quand la marée est basse, le sable produit ses propres vagues pour ne pas désorienter les touristes.

 

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Oui, comme ça, ça paraît idyllique, mais quelques minutes après, il y avait quatre personnes à 500 m à la ronde. Ravage du tourisme de masse en Bretagne...

 

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Regardez ! Trois bateaux ! Bientôt ce sera Saint-Tropez ici !

 

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Sûrement les yatchs de quelque émir du Qatar. Décidément, faut toujours que le pétrole revienne par n'importe quel moyen...

 

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Alors que moi, je carbure à l'hydro plutôt...

 

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Après cette première salve de commentaires débiles, je pense que compter les petits chatons vous détendra un peu...

 

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Le soleil couchant à la mer, c'est ce qu'on appelle un marronnier.

 

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Vous pouvez contester cette récurrence, mais attention aux châtaignes !

 

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 Le mieux c'est de s'asseoir, de se taire et de contempler, comme les quatre gus là.

 

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Encore un oui ! Non ce n'est pas un(e) bogue, c'est un marronnier je vous dis !

 

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Oh non, je vous dirai pas où je loue !

 

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Il parait que Nice est appelée le grand Brignogan...

 

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C'est flatteur pour Nice quand même...

 

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Une photo tout en équilibre.

 

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Donnez nous notre pin quotidien...

 

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Brignogan a la cote avec l'azur en tout cas !

 

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Nan, c'est pas du bleu pétrole, bien heureusement !

 

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On dirait le Sud...

 

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Ceci n'est pas une oeuvre de Mac Carthy.

 

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Ca non plus bande de dégénérés. Vous voyez bien que c'est encore une fusée !

 

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Des véroniques (non non aucun jeu de mots il n'y aura. Je vous fais la nique !)

 

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Parfois, les fusées viennent pointer leur nez près des côtes...

 

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 Ce coin, ça chapelle Pol.

 

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Tu es pierre et sur cette pierre, je construirai mon..heu...clocheton...

 

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Pas de commentaire pour celle-ci, je vous fais une fleur.

 

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Dire c'est bien, mais le phare, c'est mieux.

 

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Je connaissais pas le concept des maisons gigognes (Meneham)

 

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Pour voir la mer à travers les rochers, il faut se retrousser la Manche.

 

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Cela s'appelle faire corps (de garde) avec son environnement...

 

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50 nuances de gris peuvent ne pas faire un bon livre, mais un excellent commentaire

 

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 Plus bleu que le bleu de ces lieux, je ne vois rien de mieux.

 

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La maison du bon air !

 

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La côte des légendes fait celle de cette photo (commentaire, légende, tout ça, esprit, finesse tout ça)

 

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Rien que toit et moi !

 

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Et encore quelques cheaumeuses de plus !

 

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Cheaumage partiel...

 

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 Le paradis, c'est ici !

 

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Personne ne pourra me taxer de me faire des lignes de coques, puisqu'il n'y en a qu'une !

 

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Une chute de lumière pour accompagner ma cascade de commentaires (pointe du Cabellou à Concarneau.

 

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Le soir tombe, le commentaire aussi...

 

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Je sais, parfois, vous aimeriez que ce ne soit pas seulement le soleil qui aille se coucher...

 

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Hé oui, mais c'est moi qui fait le jour et la nuit ici !

 

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Si j'ai envie de dire que les fusées sont des chapelles, je le fais, hé voui !

 

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Et ce ne sont pas les asters qui me feront taire !

 

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Allez, vous n'allez pas faire les aigris devant l'aigrette !

 

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 J'essaie d'ancrer mes commentaires à la situation (statue de Sainte Anne et de la vierge Marie en face de Concarneau)

 

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A Concarneau, c'est pas parce que la ville est close que je vais la fermer !

 

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Ha ha, je t'ai débusquée, petite fusée !

 

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Tout ça est un peu mat tu vu !

 

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Dis breton, voit on de Kercanic ta mer ?

 

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 Je ne chôme pas niveau commentaire hein ?

 

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A Kercanic, il n'y a jamais de problème. Je vois pas comment il peut arriver une tuile.

 

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Après cette multitude de commentaires, je suppose que vous aimeriez prendre un peu de champ...

 

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A Tahiti par exemple ?

 

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Sun of the beach !

 

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Maison à pierres debout à Kerascoët (et vous vous êtes pas couchés !)

 

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Le soleil l'est, lui, là.

 

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La baie iodée de Benodet

 

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 Ma volonté flanche pour commenter la mer blanche

 

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Quoi la petite fille ? Je manque de carburant mais jamais d'décence ! (Sainte Marine)

 

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Sans fuel, je suis obligé de ramer pour mener la barque (Sainte Marine, Benodet en face)

 

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Mes commentaires sont un peu les petits dégâts de la Marine...

 

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Si je vous parle de phare d'eau, je serai définitivement trop lourd ? (Sainte Marine)

 

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La petite maison dans l'après rire ? (gulp, mes forces m'abandonnent)

 

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Le paradis n'est pas radin : parade de couleurs.

 

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Je vous fais mariner encore un peu.

 

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Retour au ci-thème solaire

 

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L'aven traduit sans doute le gouffre dans lequel chutent mes commentaires...

 

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Je pontifie encore sur Pont-Aven

 

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Vous n'allez plus pouvoir le voir en peinture...

 

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Ne me jetez pas la pierre sinon mes commentaires partiront en ruines... (Château de Rustéphan)

 

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Pas facile d'élever le niveau avec un escalier comme ça d'un autre côté...

 

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L'embouchure de l'Aven donne lieu à un commentaire mal embouché (Port Manech)

 

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Concarnuit

 

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Je vous mets quand même une pointe de Cabellou

 

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  Che bello Cabellou !

 

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Je sens que mes lecteurs aussi hissent les voiles...

 

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Enfin mieux vaut mettre les voiles que répandre du mazout...

 

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Non non Ker Osen ce n'est pas breton, que ce soit dit une fois pour toutes ! (anse de Pouldohan)

 

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Le Minaouët, ça vous branche ?

 

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Vous pensez que je ne pourrai plus décliner le thème de l'essence ? Je ricane ! (perdu, je viens de le faire. Mon réservoir est inépuisable :oB)

 

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Hé oui, avec moi ça fuse ! (je ne m'use pas non plus avec la balistique)

 

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Ils sont quand même bien raffinés non, mes commentaires en Oïl ? (humour pétrolier bilingue)

 

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Ce ne sont que des algues , sous la transparence.

 

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Comme une étole, la mer, sur la plage de la belle étoile (fin)

 

 

13/10/2014

Passer la sixième

Le temps n'est pas extensible et ce blog a souffert de cette évidence. Les traditionnelles photos des non moins traditionnelles vacances d'été sont donc toujours en attente. Elle patienteront encore un peu puisque il est des sujets éminemment plus importants, même si beaucoup et peut-être certains lecteurs ici-même préfèreraient la légèreté d'un petit reportage illustré, alors même que l'urgence de la situation réclamerait d'eux bien davantage de se pencher sérieusement sur le sujet politique.

C'est bien ce dernier que je vais donc une nouvelle fois aborder ici, afin de tenter d'ouvrir une perspective, ou plus précisément de relayer une proposition de sortie de crise. Cette dernière, qui a bien souvent été l'invitée vedette de mes billets depuis l'ouverture de cette tribune, est toujours en pleine forme et continue d'évoluer vers l'aggravation, pour les raisons maintes fois abordées ici (et ailleurs bien évidemment) : les causes profondes du dysfonctionnement systémique de l'économie n'ont toujours pas été constatées par nos dirigeants et ils n'apportent que des mesures idéologiques (néolibérales) qui ne font que l'accentuer.

 

m6r, sicième république, constitution, assemblée constituante, Jean-Luc Mélenchon

Ces représentants politiques qui s'obstinent dans l'erreur sont le témoignage d'institutions qui ne peuvent plus répondre à la fois à l'exigence démocratique et à la nécessité d'apporter des solutions qui sortent du cadre actuel. Comment interpréter autrement une situation qui voit les mêmes politiques être appliquées quelle que soit l'étiquette du candidat élu, au mépris des électeurs, dont le vote est systématiquement contourné, au moins depuis le 29 mai 2005 et le referendum sur le TCE. Le résultat, c'est que les citoyens sont totalement désorientés, se réfugient soit dans un parti qu'on leur vend comme le seul anti-système, soit dans l'abstention.

La vie politique est actuellement, comme elle pouvait l'être en 1788, totalement verrouillée par une infime minorité de personnes, qui confisquent tous les pouvoirs et dont le seul but est de se maintenir aux affaires, servis en cela par tous ceux qui profitent de la situation. Il s'agit ni plus ni moins d'une nouvelle aristocratie qui se donne le droit de faire circuler les seules idées qui vont dans son intérêt, avec la complicité passive d'une base citoyenne à la fois engluée dans ses difficultés quotidiennes et anesthésiée par la société de consommation.

Parce que les gens sont tous responsables du fonctionnement d'une collectivité, il est nécessaire que leur implication dans la vie politique soit bien plus grande qu'elle ne l'est aujourd'hui, cantonnée à des élections de pure forme puisque l'issue débouche sur la continuité et la médiocrité. Plutôt que d'espérer un éventuel sauveur, il faut changer les règles afin que ne soit plus permis cette domination tout sauf éclairée.

Or les règles dans un Etat, c'est la constitution qui les fixe. On peut donc parfaitement faire en sorte qu'il soit anticonstitutionnel de passer quarante ans avec des responsabilités politiques, de cumuler les mandats, de disposer d'autant de moyens d'expression que l'argent ne le permet, favorisant par la même la reproduction des castes nobiliaires, comme c'était le cas durant l'ancien régime. Puisque la constitution de la cinquième république ne permet pas d'éviter ces abus lourds de conséquences sur la démocratie et la bonne gestion de notre pays, il faut donc en changer. Cela permettra en outre de provoquer un débat, de concerner le plus grand nombre de citoyens possible, de faire en sorte que le peuple, que l'on a voulu disséminer en autant d'individus autocentrés impuissants à s'opposer aux visées des dominants, de faire en sorte que ce peuple donc, prenne conscience de lui-même, de ses devoirs, de ses responsabilités, autant que des droits qui lui sont légitimes.

Voilà pourquoi a été lancé le mouvement m6r (mouvement pour la sixième république) afin de réclamer la convocation d'une assemblée constituante. Plus nombreux seront les signataires, plus vite l'idée avancera et deviendra incontournable dans le débat politique.

Voici le lien vers le site web où l'on peut adhérer à cet appel :

http://www.m6r.fr/

Même si l'initiative en revient à Jean-Luc Mélenchon, l'objet de cette démarche est de dépasser les partis et les appartenances. En effet, aujourd'hui, les clivages sont abolis par le néolibéralisme qui rassemble une grande majorité du Ps, jusqu'à l'UMP et d'un autre côté, nombreux sont les gens de gauche ou de droite qui ne se reconnaissent pas dans cet abandon des valeurs de notre pays, portées aussi bien par De Gaulle que par Jaurès, et qui, plus encore, n'acceptent pas que la souveraineté de la France échappe à ses citoyens, bradée qu'elle est par des dirigeants désormais en parfaite accointance avec l'oligarchie financière et les lobbies sévissant à Bruxelles notamment. C'est pourquoi c'est dans l'intérêt du plus grand nombre de réclamer des institutions qui permettent réellement aux citoyens de décider de la politique qu'ils veulent voir être mise en place.

Pour mieux comprendre les enjeux autour d'une nouvelle constitution, je vous propose un discours extrêmement clair et argumenté de Jean-Luc Mélenchon ainsi que l'émission C politique, animée par Caroline Roux, rare journaliste à écouter ses invités:

 


Discours de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l... par lepartidegauche

 



"Il faut que le peuple s'en mêle" - J.-L... par lepartidegauche

 

Parce que la crise que nous vivons, si nous la laissons aller jusqu'à son terme, peut déboucher sur des horreurs que nous avons déjà connues dans l'histoire, parce qu'il est temps que nous tous, nous nous réveillions et nous prenions enfin en main pour faire cesser la longue agonie d'un pays qu'on enterre vivant, parce qu'il est temps que nous rappelions ce que signifie la démocratie, alors il est temps de passer la sixième.

 

28/06/2014

Les mettre aux pieds du MUR

J'ai renoncé plusieurs fois à écrire un nouveau billet d'actualité politique, tant il peut parfois apparaître vain dans la situation actuelle de vouloir éveiller les consciences sur la dangerosité des dynamiques en cours dans notre pays et dans le monde en général. Il en faut bien quelques uns pourtant pour continuer à lancer les alertes, forcer les regards vers d'autres perspectives d'avenir, tenter de sortir les têtes du sable.

Après la dernière séquence électorale, que dire du paysage politique ? Les partis de gouvernement bloqués sur leur consensus néolibéral toxique sont désavoués, le Fn largement institué comme seul réceptacle officiel du mécontentement est le seul à tirer son épingle du jeu, la gauche assumée stagne et pâtit des échecs et des reniements du Ps, qui signifie à tort gauche dans son ensemble pour beaucoup de citoyens. Le parti de l'abstention, qui n'agit sur rien et laisse les clés du pays aux puissants, est la seule force, quoique impuissante par constitution, en progression.

Malgré la débâcle des politiques mises en oeuvre par le gouvernement actuel, en totale continuité avec les précédents, ce sont les idéologues du libéralisme économique qui sont sur toutes les ondes, professant doctement qu'il faut accentuer les réformes, celles-là mêmes qui échouent pourtant partout dans le monde, sauf si on considère que l'explosion des inégalités, l'érosion continue de la classe moyenne, la hausse de la pauvreté dans les pays développés, soient des indicateurs de réussite économique.

Crise, résistance, néolibéralisme, Mélenchon

Le temps des cerises semble bien loin encore

Il a pourtant été dit maintes fois que l'austérité, la stagnation ou la baisse des salaires, la destruction des services publics et des revenus indirects qu'il génère, ne pouvaient que contracter l'activité et provoquer la récession et le chômage. L'assouplissement des droits des salariés ne fait que créer de la précarité en baissant de façon artificielle le nombre de chômeurs. Cette situation ne profite qu'aux rentiers et aux dividendes qu'ils touchent sur le dos de l'immense majorité de la population. Jean-Luc Mélenchon par exemple, sur son blog, a expliqué et continue de le faire, pourquoi nous allons dans l'impasse et ce qu'il conviendrait de faire pour en sortir. Force est de constater qu'il a eu raison, comme votre modeste serviteur en passant, sur la majorité des points qu'il a abordé depuis le déclenchement de la crise qui nous concerne aujourd'hui.

Pourtant ce n'est pas au système financier, celui qui capte la richesse au détriment de l'économie réelle, des investissement, des salaires, des ressources des Etats, que les citoyens semblent vouloir s'attaquer, mais à ceux qu'ils côtoient tous les jours, en les soupçonnant de leur prendre le peu qu'ils ont : les immigrés, les fonctionnaires et autres boucs-émissaires faciles à attaquer. Pourtant, les détruirait-on tous que cela ne règlerait pas le problème. Il faudrait trouver d'autres exutoires aussi inefficaces.

Comment, après trente ans de propagande de tous les instants, faire comprendre que l'Etat est la solution et pas le problème, que l'impôt est le meilleur outil pour faire fonctionner une société, s'il est juste, progressif et bien utilisé, que penser à l'autre est infiniment plus protecteur pour soi que de vouloir légitimer les luttes inter-individuelles ? Celles-ci n'aboutissent qu'à la domination d'une infime minorité dont les intérêts convergents sont suffisamment puissants pour qu'elle se construise un bouclier fait de ceux qu'elle asservit pourtant.

Comme le disait Spinoza, relayé notamment par Frédéric Lordon, il n'y a pas de force intrinsèque des idées vraies. En d'autres termes, être dans le juste, proposer les bons diagnostics et les solutions pertinentes ne suffit pas à être porté au pinacle, sinon au pouvoir.

Nombre de citoyens s'aperçoivent bien pourtant que les politiques menées ne sont pas efficaces, sont complètement contre-productives voire tout bonnement désastreuses. Ils ne font pas la moindre confiance aux représentants politiques incapables de sortir du jeu du pouvoir et des carrières, englués dans des schémas de pensée erronés et dogmatiques. Mais ils préfèrent pour le moment s'effacer dans l'abstention ou donner leur espoir à une formation politique qui bien que récupérant à tour de bras le programme de la gauche assumée, sans pour autant en saisir et en définir la complexité, reste un parti d'extrême-droite, misant sur la haine de l'autre pour favoriser lui-aussi la situation d'une élite, qui bien que nationale, ne se préoccupera pas plus du bien être de la population que celle au pouvoir actuellement, l'autoritarisme, la xénophobie et la chasse aux opposants en plus.

Crise, résistance, néolibéralisme, Mélenchon

Saint-Just : "Le bonheur est une idée neuve en Europe" Encore aujourd'hui, manifestement...

 

Néanmoins, comment ne pas comprendre le désarroi de citoyens qui voient leur pays être constamment dénigré et affaibli de l'intérieur depuis tant d'années. Tous leurs repères leur sont enlevés au nom du modernisme ou de l'Europe, alors qu'on ne leur propose qu'un avenir fait de régression sociale et d'individualisme destructeur du sens de toute chose. La libéralisation de la finance conjugué à l'intégration européenne ont privé la politique de toute possibilité d'action. La même direction est suivie depuis des décennies alors qu'elle a fait basculer le monde dans une de ses crises les plus sévères. Droite et gauche sont invoquées alors même que le contenu programmatique est strictement le même. L'hypocrisie et le cynisme font des ravages, lassent, dégoûtent, désespèrent...

Compte-tenu du sens frelaté qu'ont maintenant certains mots, la gauche en fait partie, il est presque illusoire de s'associer une majorité d'électeurs en s'en revendiquant. Mais peut-être que, face aux dégâts considérables causés par le néolibéralisme, constituer un mouvement unifié de résistance (MUR) est-il possible. Il s'agirait de fédérer autour de quelques thèmes principaux qui transcendent les clivages :

-la réhabilitation de notre pays en réaffirmant la nécessité de préserver son modèle politique et culturel, tout en l'optimisant, tout en gardant ses points forts : la continuité territoriale, les services publics, ses terroirs agricoles etc...

-redonner la souveraineté au peuple, aux citoyens en restructurant la finance et en sortant de l'Union s'il n'est pas possible de la réorienter, en changeant des institutions pour que ne soit plus permis le cumul exagéré des mandats, les carrières politiques une vie durant, le pantouflage, qu'au contraire soit autorisée l'implication plus grande des citoyens dans la vie politique, notamment en rendant possible les referendums d'initiative populaire et révocatoire pour le président de la république

-réaffirmer l'idéal républicain, sa laïcité, son ordre, son universalisme.

-réorienter les politiques économiques vers un développement durable, innovant, privilégiant l'emploi, les salaires et l'indépendance nationale plutôt que les profits des actionnaires, la désindustrialisation et la perte de souveraineté.

Crise, résistance, néolibéralisme, Mélenchon

Bleu, Liberté, Blanc, Egalité, Rouge, Fraternité

 

Notre pays doit relever la tête et c'est en cessant d'avoir honte de ce qu'il est et a été qu'il le fera, pas en se fondant dans une entité qui le prive de son génie et de ses capacités de rebond. Ce n'est pas céder aux sirènes du nationalisme de l'exclusion et de la confrontation que de le dire, mais au contraire retrouver le souffle de la grande Révolution, de l'universalisme et de la coopération, sur laquelle la France a construit sa modernité, malgré l'Europe coalisée contre elle, Europe qui finira finalement gagnée par les idées qu'elle avait combattue en pure perte.

C'est en s'inspirant du Conseil national de la Résistance que nous sortirons de ce marasme et que nous pourrons construire le temps des jours heureux. Il est temps de défaire les néolibéraux et le poison qu'ils distillent, il est temps de les mettre au pied du MUR.

20/04/2014

La vérité si je mens !

Quand la masse des contradicteurs orthodoxes n'a même plus l'once d'un argument pour réfuter ceux qui les mettent dangereusement en difficulté, ils ne s'attaquent plus au fond mais à l'homme qui le porte.

Voilà pourquoi reviennent traditionnellement des "dossiers" sur l'absence de Jean-Luc Mélenchon au parlement européen. Celles-ci sont censées illustrer le manque de sérieux et donc de crédibilité de celui qui endosse le mieux le rôle du combattant contre le système néolibéral.

Et pourtant, même s'il considère l'institution européenne comme impuissante du fait de son manque de pouvoir, de son rôle de quasi chambre d'enregistrement des décisions de la commission, du fait que les principaux partis de gouvernement votent de concert la plupart du temps, il n'en est pas moins un des plus actifs pour retourner à ses électeurs son activité et le contenu politique des débats. Quoi de plus cohérent alors de ne pas participer aux travaux de l'ombre, qui ne sont que des mises en formes respectant à la lettre les traités européens, donc une orientation claire en faveur de la concurrence libre et non faussées et autres cadres rigides d'inspiration ordo-libérales, mais au contraire, de dénoncer ces pratiques de conformation et rendre-compte aux citoyens de la toxicité de la plupart des politiques européennes.

Or il s'avère que Jean-Luc Mélenchon est de ceux qui interpellent le plus au sein de l'hémicycle, de ceux qui font le plus d'explication de votes, le tout retranscrit dans un blog européen dont bien peu de ceux qui accusent ou font relayer les accusations par certain médias, peuvent se prévaloir d'offrir.

Quelques liens pour preuves :

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ma-facon-detre-depute/

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ma-facon-detre-depute...

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/theme/resume-de-seanc...

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/

 

Infographie_JLM_Parlement_Europeen.jpg

 

Pendant ce temps là, les "vertueux" oublient consciencieusement de parler des élections européennes et des enjeux qui leur sont liés, le grand marché transatlantique par exemple, qui, s'il est signé, entérinera la fin complète de notre modèle social, de notre souveraineté et pour tout dire, de notre pays. Le Front de Gauche alerte sur ce thème depuis des années, dans la droite ligne du non au referendum de 2005. Mais il vaut mieux essayer de discréditer l'homme, quand on sait que ses idées sont irréfutables.

Malgré cela, il y a encore quelques espaces de paroles non frelatés. Quand le discours politique est autorisé réellement, quand on lui laisse le temps d'approfondir les problèmes, alors il y a peu de représentants élus qui peuvent faire preuve d'autant de discernement, de lucidité et de pédagogie que le co-président du Parti de Gauche. En voici en exemple :


"Je veux donner le goût du futur" - J.-L... par lepartidegauche

 

 

30/03/2014

Musicothérapie

Ce nouveau billet ne parlera pas directement de politique. Mais qu'y aurait-il à dire qui ne sape pas le moral et ne renvoie au titre de cette note ? Tout n'est pas si noir malgré tout. Il faut bien sûr aller delà de l'émergence une nouvelle fois mise en scène d'un parti d'extrême-droite bien pratique pour que les deux formations principales ne remettent jamais en cause l'insanité de leur idéologie commune et de leurs pratiques de plus en plus en dehors des clous de la moralité, voire de la légalité, ce qui d'ailleurs nourrit le malaise des citoyens à l'origine notamment, d'une soit disant percée du Fn. Et le cercle est bouclé...

Mais le Front de Gauche progresse, dans l'ombre des medias certes, mais l'opposition de gauche se renforce et se structure, en triant le bon grain de l'ivraie. Il faudra faire fructifier tout cela au moment des européennes.

Pour le reste, il n'y a pas tant de bonnes nouvelles que parfois, il faille chercher un peu de réconfort et d'énergie dans quelques musiques joyeuses et agréables. The Go! Team et Fanfarlo, dans des genres différents remplissent parfaitement cet objectif.

La première formation, basée à Brighton en Angleterre, est un groupe mixte composé de six personnes, trois filles, trois garçons, venant d'horizons et de pays différents. Ils sont réunis autour d'un projet musical ultra-dynamique, puisant ces références dans les campus universitaires américains, les fanfares et la culture "cheerleaders" d'une part, dans le hip-hop, le funk, et le rock d'autre part.

Le résultat survitaminé, à l'image de la chanteuse nommée Ninja de façon très appropriée, est une suite de morceaux pêchus, bardés de cuivre et de percussions. Deux batteries bavardes rythment les chansons dans une ambiance de fête universitaire en plein air. Les instruments les plus divers, de la guitare à l'harmonica, en passant donc par force trompettes, trombones et tubas se répondent pour donner des hymnes au mouvement et à la gaieté communicatifs. Ecouter The Go! Team donnerait la pêche même après avoir regardé une minute de soirée électorale à sens unique sur France 2, c'est dire.

 

 

 

Fanfarlo, que j'ai eu la chance de voir en concert il y a peu à la Maroquinerie, est un groupe folk-pop, lui aussi assez féru de cuivres, mais aussi d'à peu près tout ce qui produit des notes de musique. Il est par ailleurs prolixe en mélodies et harmonies aussi envoûtantes que joyeuses. Il vient de sortir son troisième album, Let's go instinct.

Fondé en 2006 par Simon Balthazar, dont le nom vous aura bien entendu mis sur la piste de ses origines suédoises (si, si),  et Giles J. Davies, qui a depuis quitté la formation, Fanfarlo, référence à une nouvelle de Baudelaire, illustrant bien en cela l'esprit poétique et rêveur de sa musique, nous offre des morceaux à la fois légers et riches d'arrangements scintillants. Ils ont quasiment tous la particularité d'être assez librement structurés et de monter vers le ciel, portés par les ailes des trompettes et de claviers joyeux et doux en même temps. Idéal après la débauche d'énergie livrée par les musiciens de The Go! Team, pour poursuivre dans une humeur plus feutrée mais sans en perdre le sourire.

 

 

Deux références hautement recommandées par les temps qui courent.

 

 

19:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the go! team, fanfarlo

17/02/2014

Sans filtre

Puisque l'actualité est toujours aussi navrante et qu'il est parfois lassant de se répéter indéfiniment, je laisse la place à une entrevue avec Jean-Luc Mélenchon, sans le filtre fielleux et affadissant des médias de masse. Certains y découvriront peut-être que, sous le fard du bateleur irascible que ses opposants politico-médiatiques lui apposent consciencieusement, le co-président du parti de gauche est sans doute ce qui se fait de mieux dans l'offre politique actuelle et d'assez loin. Mais au delà de l'homme, l'important ce sont les idées et il a l'occasion ici de les exposer tranquillement, sans les traditionnelles interruptions haineuses et idéologisées des chiens de garde habituels :

 


JEAN-LUC MELENCHON EN TOUTE LIBERTE par Elzed69  

09/12/2013

Croire au père Noël

Voilà que se figurent déjà à l'horizon les volutes d'or et de brouillard des fêtes de fin d'année. Un peu plus chaque année se côtoient les lumières des célébrations et l'ombre de plus en plus insistante des laissés pour compte d'une société lézardée par la crise.

Dans ce contexte de décrépitude de l'Etat, savamment alimentée par nos représentants politiques, les inégalités augmentent en flèche et les contestations, encore morcelées et souvent corporatistes, à courte vue, enflent graduellement. Il serait pourtant urgent de réhabiliter les structures étatiques, qui sont celles, aussi importantes que ses fonctions régaliennes, de la redistribution, de l'investissement et des services publics, garants de la cohésion territoriale et in fine, sociale.

Voilà pourquoi le Front de Gauche a organisé une grande marche pour la révolution fiscale, afin de bien souligner l'importance de l'impôt comme nécessaire fondement de la République, à la condition qu'il est juste et utilisé en direction du bien commun. Autant dire qu'il faut aller à l'opposé de ce qu'a choisi le gouvernement de droite actuel, par ses cadeaux fiscaux aux entreprises qui délocalisent et l'augmentation en janvier de la TVA, qui touchera elle, les plus fragiles. C'est également prendre le contrepied de certains mouvements régionalistes anti-fiscaux qui sont en réalité orientés par des barons locaux. Eux ne rêvent que de conforter leur pouvoir au détriment de l'Etat et d'une grande majorité de la population dont une partie les suit benoîtement aujourd'hui sans en mesurer les enjeux.

C'est peu de dire que cette tentative de poser le problème fiscal sous un jour différent de l'habituelle antienne orthodoxe du "raz-le-bol fiscal" a été combattue par l'alliance routinière du système politique et médiatique, peut-être à un point encore jamais vu. Le succès de la manifestation est objectif. Le Figaro peu suspect de sympathie pour Jean-Luc Mélenchon a concédé qu'il y avait plusieurs dizaines de milliers de personnes le dimanche 1er décembre. J'estime pour ma part la participation à 50000 personnes environ, le parti de Gauche lui, en ayant compté 100000, ce qui paraît un tantinet exagéré, mais beaucoup moins ridicule que le chiffre de la préfecture, qui pourtant lui, n'a pas été contesté. Nos adversaires dépités et apeurés se sont donc rués sur tout espèce de prétexte pour minimiser cet évènement, dans le sillage des réseaux sociaux d'extrême-droite, dénonçant des montages photos imaginaires, tricheries qui se sont révélées en fait l'oeuvre des médias eux-même, I-Télé ayant été pris la main dans le sac en diffusant des images tirées d'une manifestation clairsemée ayant eu lieu la veille.

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2 selon la police...

 

Il paraît pourtant que Jean-Luc Mélenchon est sur le déclin et le FdG prêt à éclater, sans influence aucune. Hé bien, que seraient les réactions de nos opposants si nous n'étions pas si insignifiants ! On pourrait craindre les chars...La vérité est que, outre nos capacités de mobilisation intactes et supérieures par exemple à celles des bonnets rouges, ce sont surtout nos propositions qu'il faut absolument masquer, d'où les attaques systématique sur la forme, pour qu'on ne puisse discuter du fond.

Le fond c'était donc une réforme en profondeur du système fiscal, mais pas celle que le premier ministre Ayrault aux abois a annoncé à la surprise générale, contre-disant Cahuzac, homme qui lui est désormais seul, qui l'annonçait déjà faite au moment d'un débat avec Jean-Luc Mélenchon. La réaction en toute hâte du gouvernement fait directement suite à l'organisation de la marche pour la révolution fiscale. Encore une fois, pour une formation politique sans influence, il est à constater que le FdG, fait pourtant s'agiter beaucoup de ses adversaires.

La fiscalité est la condition nécessaire du fonctionnement d'un Etat. C'est elle aussi qui va déterminer ses marges de manoeuvre dans l'établissement d'un budget. Voilà pourquoi, face à l'austérité mortifère qui nous est proposée comme remède universel et qui nous tue plus sûrement que le plus nocif des poisons, il est indispensable de rendre visible les alternatives structurés et étayées. Le contre-budget du Parti de Gauche en fait partie.

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Il prévoit un exercice excédentaire, à mille lieux des comptes tournés uniquement vers la satisfaction des spéculateurs et autres financiers, grands patrons et idéologues néolibéraux de tout poil. Il propose par exemple :

-la remise à plat de l'impôt sur le revenu, qualifié de citoyen, dont l'assiette serait élargie pour concerner une majorité de la population, mais bien plus progressif, avec 14 tranches, pour que chacun paie réellement selon ses moyens. Il toucherait également le travail et le capital alors que ce dernier est largement protégé aujourd'hui. Cela explique pourquoi la charge de l'impôt repose essentiellement sur les classes moyennes et populaires, à bout de souffle. C'est aussi pour cela que l'unique solution proposé par les orthodoxes est de dépecer l'Etat et ses services publics, qui bénéficient pourtant aux plus fragiles. Ces derniers devront payer incommensurablement plus pour accéder à des prestations privées, pour l'éducation, la santé etc, que ce qu'il acquittent comme impôt aujourd'hui.

-la lutte sans merci contre la fraude fiscale et la multiplication des niches. Pour cela il faut donner les moyens à l'Etat de mener ce combat, qui pourrait à lui seul faire revenir des dizaines de milliards d'euros dans ses caisses, alors qu'ils nous échappent aujourd'hui, à destination des paradis fiscaux et de la spéculation, elle même facteur du démantèlement de nos industrie et de nos emplois.

-financer la transition vers une économie durable et écologiquement responsable. Outre la préservation de notre environnement, donc de notre santé et également des revenus du tourisme, elle sera à l'origine de centaines de milliers d'emplois (825 000 selon l'ADEME), dans la recherche et ses applications : énergies nouvelles, exploitation raisonnée de la mer, des forêts, nouvelles techniques propres de production etc...

-Reconstruire notre système de santé, de moins en moins efficace, de moins en moins accessible aux populations les moins favorisées, suite aux appétits des intérêts privés qui y voient une source inépuisable de profit. Qu'importe pour eux et pour leur complices politiques que les inégalités devant cette question essentielle qu'est la santé explosent en fonction des catégories socio-professionnelle. Le budget du Parti de Gauche se donne les moyens de rembourser les soins incontournables comme la médecine générale, l'hospitalisation, les soins dentaires, auditifs et ophtalmologiques à 100%. La tarification à l'acte, ses dépassements d'honoraires galopants, et la gestion des médicaments, gouffres financiers pour la Sécurité sociale, seront également réformés

-la cohésion territoriale sera de nouveau une priorité, loin de la décentralisation néolibérale qui intensifie la compétition entre collectivités et accentue les inégalités. L'Etat sera de nouveau force de proposition et de planification pour équiper et investir dans l'avenir, de façon équitable et avec pour unique objectif de préserver le bien commun.

 

Je ne saurais trop vous encourager à lire ce document qui présente des propositions fouillées et argumentés, cohérentes et chiffrées. Peut-être que cela pourrait convaincre salutairement qu'espérer un changement radical, ce n'est pas croire au père Noël.

 

 

10/11/2013

Une et indivisible

La crise qui dans les faits a totalement invalidé les dogmes néolibéraux, donne pourtant à leur thuriféraires, avec la complicité de l'ancienne gauche de gouvernement qu'est le Ps, l'occasion de pousser la propagande à son paroxysme. Sans cesse à l'offensive, ils ont réussi un nouveau coup, comme auparavant les pigeons avaient pu le faire, en mettant dans la rue en Bretagne de pauvres bougres laminés par les difficultés économiques et menés par quelques figures opportunistes, qui voient là l'occasion, qui de récolter un peu d'argent supplémentaire pour les actionnaires, qui de continuer à saper la légitimité de l'impôt (droite et extrême-droite), qui a promouvoir les nauséabondes idées régionalistes, afin de conforter quelques notabilités féodales. Les véritables victimes de la crise, elles, se verront Grosjean comme devant, comme d'habitude, faute de saisir les véritables tenants et aboutissants...

Les fameux bonnets rouge, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, sont loin d'être, pour les meneurs, des pauvres naïfs accablés par la déroute de la filière agro-alimentaire bretonne. Leur couvre-chef a été soigneusement déterminé selon les règles du marketing le plus orthodoxe, comme un symbole anti-Etat, mais dont la couleur porte bien entendu à confusion, le rouge étant associé aux révoltes prolétaires, voir à la Révolution. Mais loin d'être phrygiens ces bonnets là viennent plutôt à la rescousse des gros, de bonnets, les patrons de l'industrie porcine et volaillère, de la grande distribution. Ceux là se servent d'une population qu'ils ont eux-mêmes fragilisée par leur licenciements et l'absence d'adaptation à un contexte connu, à savoir la fin des subventions à l'exportation, à la nécessaire montée en gamme des produits fabriqués, l'impérieuse préoccupation écologique dont l'absence fait courir de graves menaces sur la préservation de l'environnement breton, dont on sait pourtant à quel point il est un atout considérable pour la région.

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Ca, c'est du bonnet rouge !

 

Ils manipulent ces gens pour tenter d'obtenir l'assouplissement du code du travail, pour leur permettre de rémunérer leurs employés comme les allemands le fond avec les immigrés venus de l'Est dans les abattoirs porcins. On voit là quels bénéfices récolteront ceux qui les défendent plus ou moins consciemment en ce moment... S'ajoute à ces motivations financières, l'ambition de quelques opportunistes régionalistes d'affirmer des positions dominantes en se faisant barons de la cause, cause qu'ils oublieront rapidement pour profiter de leur rente locale et rire des nigauds qui auront permis leur ascension.

Le prétexte à cette agitation a été l'écotaxe, prélèvement issu du fameux Grenelle de l'environnement, donc décidé par le précédent gouvernement, afin d'installer le principe du pollueur-payeur. Disons le tout net, ce genre de mesure est inadaptée. La question environnementale doit être transversale et systémique. Ce n'est certainement pas en préservant le tropisme productiviste et ultra-libéral que nous pourrons réellement infléchir la dégradation continue de notre milieu. Ce n'est pas non plus en taxant le transport routier sans en parallèle développer les moyens de transports alternatifs, comme le ferroutage, que la situation évoluera positivement. Malgré tout, cela vaut mieux que de laisser faire et voir sans réagir, la Bretagne devenir un grand champ d'épandage de lisier, qui contamine les eaux jusqu'à les rendre impropres à la consommation, sans parler de l'invasion des algues vertes, qui dénaturent le merveilleux littoral breton.

Si scandale il y a dans cette écotaxe, c'est bien son mode de collecte, confié au privé, à l'entreprise Ecoumouv, qui non seulement pose la question cruciale de la souveraineté la plus fondamentale d'un Etat, à savoir la possibilité de lever l'impôt, mais en plus des conditions plus qu'avantageuses pour les opérateurs privés, au détriment même des sommes qui pourraient bénéficier à la collectivité. On parle ici de 20% de l'ensemble des recettes. Cette forme de délégation, comme tous les partenariats publics-privés d'ailleurs, s'apparente à de l'escroquerie généralisée, avec la complicité inacceptable de la représentation politique. S'il y a un motif de manifestation, c'est bien celui-ci. Il fait le lien avec la véritable le problématique qui devrait être soulevée, à savoir la question fiscale en général, de sa justice, de sa progressivité, de son utilisation bien sûr, et de sa captation par des intérêts très minoritaires, au détriment de la grande majorité de la population, pendant qu'elle subit la dégradation continue de ses conditions de vie.

Bonnets rouge, fiscalité, impôt, écotaxe, Bretagne, marche pour la révolution fiscale, Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon

La colère peut donc être très légitime à partir du moment où elle part du constat pertinent que les efforts des classes moyennes et populaires ne peuvent servir à engraisser une infime caste de décideurs politico-financiers, qui se permettent le luxe de manipuler les premières dans leur seul intérêt. C'est bien pourquoi la mauvaise humeur bretonne n'a aucun particularisme à faire valoir mais au contraire devrait faire jaillir un questionnement national , voire européen. Pourquoi, au nom des actionnaires, devoir endurer la perte de toutes nos industrie, devoir assumer le remboursement d'une dette qui a avant tout été encouragée par les financiers et leur a rapporté gros, subir de ce fait une austérité qui ne fait que dégrader l'économie et prive les gens les plus fragiles des services publics ?

L'impôt qui est à la base du contrat social, de la solidarité entre citoyens et donc in fine à la base de fonctionnement de toute collectivité, épargne aujourd'hui ceux qui ont le plus de moyens pour s'en acquitter. Il faut donc impérativement envisager sa réforme, voir penser une révolution fiscale. Il est nécessaire de le rendre plus progressif, en multipliant les tranches par exemples, d'élargir son assiette, afin qu'il rapporte plus en impliquant tous les citoyens selon leurs revenus car si l'impôt est à la base de la redistribution, il est aussi le ciment du devoir de solidarité. De même, il est urgent de lutter contre l'évasion fiscale et l'impunité de la finance qui nous prive de dizaines de milliards d'euros de ressources chaque année. Le simple fait de se concentrer sur cette lutte rendrait définitivement irrecevable le maintien de l'austérité dont les effets sont non seulement très préjudiciables pour l'économie mais sont en plus extrêmement injuste en frappant les citoyens les moins aisés. A ce titre, l'augmentation de la TVA le 1er janvier prochain est extrêmement mal venue et révoltante car elle va une nouvelle fois toucher les plus fragiles d'entre nous.

Bonnets rouge, fiscalité, impôt, écotaxe, Bretagne, marche pour la révolution fiscale, Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon

Parce que le système fiscal est une clé de la remise en cause de l'économie néolibérale en pleine déliquescence, à l'initiative de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche, une grande marche pour la révolution fiscale est organisée le 1er décembre à Paris et partout où les citoyens l'estimeront nécessaire. Ce sera une occasion de montrer notre compréhension des enjeux, loin de la mascarade orientée, très droitisante, des bonnets rouges. Plutôt que de diluer les luttes et se tromper d'adversaire, c'est groupé qu'il faut agir pour redevenir maîtres de nôtre destin, se réapproprier notre république, pour réaffirmer avec force, dans l'intérêt de tous les citoyens, qu'elle est une et indivisible.

27/10/2013

Liberté, Egalité, Fraternité

51pVR-gkRXL.jpgAu moment où la défiance des citoyens envers leur représentation politique n'a jamais été aussi prégnante, face à l'opportunisme, à l'irresponsabilité et l'affairisme qui la gangrènent, il n'est pas inutile de revenir sur un personnage historique majeur, dont la caractéristique était au contraire la droiture et la fidélité aux convictions.

Robespierre, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est une figure incontournable de notre histoire et de la Révolution. L'historiographie de ses vainqueurs en a déformé la postérité jusqu'à en faire un tyran sanguinaire, précurseur des idéologies totalitaires, cela pour mieux masquer les préoccupations égalitaires et humanistes de cet avocat artésien, d'une intelligence et d'une lucidité hors du commun.

C'est à ce titre que je souhaite évoquer, en conseillant la lecture d'un livre qui lui est consacré, l'héritage de ce montagnard jacobin,  trainé dans la boue par ceux qui en avaient eu si peur et leurs descendants, qui craignent plus que tout qu'un jour on parvienne à édifier une société de partage. Il n'y a qu'à voir leur réaction lorsque quelqu'un qui se réclame de son influence, Jean-Luc Mélenchon pour ne pas le nommer, est combattu et diabolisé, alors même que la représentante d'un parti d'extrême-droite, dont les fondamentaux haineux sont toujours bien présents, est, elle, ménagée et promue comme l'unique porte drapeau de l'anti-système. C'est cette attitude des medias dominants, de l'orthodoxie politique et économique, aujourd'hui inextricablement liées, qui mesure les craintes réelles attachées à tel ou tel. Force est de constater que l'establishment a choisi d'attaquer celui qui lui paraît le plus dangereux pour ses intérêts. Il n'est pas au Fn mais bien au Parti de Gauche.

Toute proportions gardées, c'est à ce traitement radical qu'a longtemps été soumis Maximilien Robespierre. Le prix à payer pour son incorruptibilité et sans doute également, la conséquence de quelques erreurs de sa part. C'est sur ce bilan, bien plus flatteur qu'un triste historien transfuge de la gauche comme Furet, n'a pu le dresser, que l'ouvrage Robespierre : portraits croisés, se penche. Son objet est de faire un état objectif de la pensée et de l'action robespierristes, à travers le passage en revue de plusieurs thèmes, de sa relation avec la philosophie de Rousseau jusqu'à l'éducation, en passant par les droits des citoyens, la guerre ou les politiques sociales.

Cet ouvrage se découpe donc en articles thématiques, rédigés par des historiens universitaires, sous la direction de Michel Biard et Philippe Bourdin, président et ancien président de la Société des études robespierristes. Il tente de rétablir la mesure dans le traitement historique du personnage, en réhabilitant son parcours, oeuvre d'utilité publique quand on connait l'acharnement auquel il a du faire face, sans tomber toutefois dans l'hagiographie et négliger la part d'ombre et de mystère de la principal victime des thermidoriens.

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Ce livre se révèle donc plus qu'utile pour faire la part des choses et comprendre le besoin que nous avons aujourd'hui de retrouver à la fois un idéal commun et le goût de la droiture. C'est sur ces principes, en nous réappropriant la nation dans son acception universaliste, l'ordre républicain, le bien commun et sa gestion par l'Etat, que nous pourrons également convaincre de la nécessité du partage des richesses, d'une réorientation des valeurs vers l'humain et non l'argent et le profit. A défaut, dans la situation économique irrécupérable dans laquelle nous nous trouvons, face aux impensés, à l'inertie, à l'autisme, au carriérisme du personnel politique issu des partis de gouvernement, le risque est bien réel de voir émerger les forces de l'ombre, que l'on commence à créditer aujourd'hui, avec la complicité plus ou moins consciente de la machine politico-médiatique.

Face à ce danger, il est plus qu'utile de revenir explorer le passé pour le comprendre, effacer les masques idéologiques et s'en servir pour avancer. Il ne serait pas vain par exemple, de se replonger dans la constitution de 1793 dont le moteur fut l'Incorruptible. Elle demeure le texte sans doute le plus démocratique écrit par des parlementaires. Nul doute que faire cet effort nous permettrait de réaffirmer avec force et entrain une devise qui a traversé le temps, trois mots utilisés pour la première fois par Robespierre dans un de ses discours : Liberté, Egalité, Fraternité.

 

Robespierre : portraits croisés / sous la direction de Michel Biard, Philippe Bourdin. Paris : Armand Colin, 2013. 285 p.

19/09/2013

Totalement à l'Ouest

La page à peine écrite, se referme déjà. L'été se dilue rapidement au fil de septembre. Le ciel est passé du bleu au violet, comme l'encre des jours de rentrée, quand l'Automne tient les jeunes écoliers par la main  et que les souvenirs vrillent en tombant des arbres.

Désormais, de lourds nuages gonflés de chagrin roulent au dessus de nous. Ils viennent de là-bas, de l'occident qui fut estival il y a encore quelques respirations. J'y ai une nouvelle fois posé mes bagages le temps de deux clins d'oeil émerveillés, l'un à Kerfissien sur la commune de Cleder, non loin de Roscoff, l'autre à Plougonvelin, plus bas dans le Finistère, à 20 km à l'ouest de Brest, sur la pointe d'une Bretagne de plus en plus chérie.

Que dire que je n'ai déjà dit à propos de cette région, sinon qu'une fois de plus elle m'a empli d'un air régénérateur et permis de supporter, sinon d'oublier, le quotidien navrant d'un pays et d'une humanité malade au dernier degré, Hollande et son gouvernement d'opportunistes cyniques en étant une représentation fidèle.

Le temps y fut beau et de façon exceptionnelle, même si j'ai toujours connu généralement la clémence des éléments où que ce soit en Armorique. Mais quand le ciel est bleu sur les sables blancs des Amiets, la Polynésie est là toute proche, distante de seulement dix degrés au plus. Qu'importe que l'eau diamantine soit fraîche quand la beauté des lieux réchauffe à ce point...

Difficile de ne pas se répéter quand il s'agit d'évoquer le plaisir de fouler à nouveau les contrées celtes où je me sens si proche de moi-même. Je ne sais quelle description originale pourraient faire les craves à bec rouges, rares, aperçus sur les hautes falaises que domine le fort de Toulbroc'h, ou bien l'impression que pourrait livrer le placide phoque gris décelé dans une crique de la pointe de Pern, sur Ouessant.

Les premiers diraient peut-être eux aussi la joie d'évoluer au milieu de couleurs que l'architecte en chef du Paradis n'aurait pas su trouver. Le second, à la limite d'étouffer de chaleur dans des eaux dépassant 16 degrés, ne trouverait sans doute pas les mots pour démêler dans son tableau illien, les chaos granitiques déchiquetés par les colères de la mer d'Iroise d'un côté, l'étoffe mauve et moelleuse des landes à bruyères de l'autre, comme si, dans ce confetti écartelé par le vent et les courants, la vue et l'imagination ne pouvaient se départir de représentations brouillées par le souffle des tempêtes, le masque des brumes, le voile des embruns volatilisés, cela même quand le soleil est saharien et sans rival. Difficile de croire que la coquetterie des maisons fleuries, des petits jardins suaves adossés aux murets omniprésents, de la crique turquoise de Corce, n'est pas issue d'un aléa magique qui jamais ne se reproduira.

Alors, pour ne pas changer, je suis obligé de parler du ravissement procuré par ces paysages bretons, qu'ils soient mouvants et changeants comme le ciel et l'océan, ou massifs et éternels comme le roc. Leur rencontre et leur mariage ont semé des enfants métisses dont on sait qu'ils sont toujours les plus beaux. Leur âme y investit chaque lieu, depuis les hauteurs des monts d'Arrée, mystérieusement parées d'un sombre vert d'Ecosse, aux immenses blocs de granite côtiers, lorsque le crépuscule adoucit la mer, dont en entend plus que le clapot endormi et berceur.

Ainsi, encore une fois, j'aurai été piégé par le sortilège de Viviane, prisonnier heureux d'une extrémité de France qui lui fait plus qu'honneur. A nouveau, j'aurai eu le coeur totalement à l'Ouest...

 

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Le Beau, son royaume, de Kerfissien, d'équerre, fit sien. (ah ça démarre de façon dragster hein !)

 

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 Un blue lagoon siouplé !

 

 

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 Qu'est-ce qui me retient de pas plonger dans l'eau là ? (Parce qu'elle est à 16 degrés ? Peuh, je me suis baigné tous les jours ! Non c'est juste que je veux pas flinguer mon appareil photo. Réfléchis un peu, lecteur !)

 

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Des rochers se cachent autour de cette maison. Sauras-tu les découvrir ?

 

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C'est curieux, je croyais qu'une fois retirée, la Manche ferait apparaître un bras de mer, mais là rien... (on continue tout en finesse)

 

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Inutile de crier "haro, Manche !" quand elle revient. On est en Bretagne, pas en Normandie (de plus en plus subtil)

 

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Les yeux n'en perdent pas une miette, sur la plage des amiets.

 

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Je sais, vous vous dites qu'en fait je suis allé à l'île Maurice mais que bon, comme je suis un gauchiste tout ça, ça la fout mal ensuite de hurler à la crise et à la montée de la pauvreté et que donc, je dis que je vais en Bretagne pour pas trop faire jaser.

 

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Ben même pas. C'est pas l'île Maurice, c'est Maupiti. Mauvaises langues !

 

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Et alors, ce qui est surprenant, c'est que ça ressemble vachement à la Bretagne. Par exemple, y a des rochers qui se cachent parmi les maisons...

 

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Y a même la mer, c'est fou, pareil !

 

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Tiens, c'est rigolo, juste à côté de la maison, y a un rocher avec une porte...

 

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Non mais tout ça pour dire que la Bretagne, c'est quand même une destination de premier plan.

 

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Qui ne connaît pas les halles de Plouescat par exemple ?

 

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La crise nous rattrape dans le petit port de Pors Guen. Là-bas, ils n'ont les moyens d'avoir la mer qu'à mi-temps...

 

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Mais non je vous prends pas pour des abrutis. Je pensais que ça vous ferait marrer le coup des marées...

 

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Vous croyez que je m'égare en fait, que je papillonne trop ?

 

 

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Mais non, je ne changerai pas de style. J'hippocampe sur mes positions !

 

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Je ne bougerai pas plus que le menhir de Cam Louis...

 

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Si on a de la chance, à Kerfissien, au crépuscule, on peut voir une barque s'abreuver au point d'eau...

 

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Là c'est un pêcheur qui vient d'en capturer une au petit matin...

 

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Avec cette humidité, l'ambiance est un peu mouette...

 

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Sur l'île de Batz (prononcer bâ), les bateaux pourront pas aller plus bas...

 

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Un vulcain et une éruption de fleurs...

 

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Ok, mes commentaires sont un peu fou-fou, mais ne croyez pas que je perds les pétales !

 

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N'allez surtout pas croire que je suis sur la mauvaise agapanthe...

 

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Plutôt que de me sonner la cloche, allez donc voir à Batz si j'y suis...

 

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Hein les barbots, c'est beau Batz ?

 

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Y a pas quelqu'un pour leur dire que les papillons, c'est pas sur l'eau que ça se pose ?

 

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Plein phare !

 

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Comme disait Horace, écueils le jour sans te soucier du naufrage du lendemain...

 

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Quand y a de la zygène (cendrée), y a du plaisir.

 

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Je me dédouane de ce commentaire tiens...

 

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La carcasse du dragon n'a pas bougé...

 

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Ce ne sont que des séneçons (de Jacob)

 

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Vous n'alliez tout de même pas croire qu'il n'y avait pas de soleil couchant à Kerfissien ?

 

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Y a même la Lune, alors des soleils couchants, tu parles !

 

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Après le clair de l'une, le clair de l'eau...

 

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Lagon polynestèrien

 

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Ah mes bons amis, c'est vraiment beau les Amiets !

 

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Plage de Groac'h zu (c'est du klingon sans doute...)

 

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Les hortensias, c'est zen, ça met hors tension...

 

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La minute papillon (Amaryllis)

 

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Je suis pas chien, je vous mets même des photos de cocker...

 

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Haut minéral...

 

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 Une petite dose de drosera (plante carnivore) dans une tourbière des monts d'Arrée

 

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Arrêt sur les monts d'Arrée (ouais ouais ouais, facile tout ça, mais viens commenter à ma place alors, lecteur !)

 

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Une arête des mont d'Arrée. Ok, j'arrête...

 

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Là c'est typiquement l'Arrée des monts cultes (non non, j'en suis pas fier...)

 

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Le Menez Kador fait moins le cador depuis qu'il a été rétrogradé à la deuxième place des hauteurs de l'Arrée

 

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Le fil d'argent de l'Elorn rappelle la Comté de Tolkien

 

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D'ailleurs, voilà quelques hobbitations.

 

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Une vallée et dans l'anse, l'eau du lac (du Drennec)

 

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Je deviens un spécialiste de la Bretagne. C'est un peu mon dolmen quoi (allée couverte de Mougau Bihan

 

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Et hop, une petite bouchée de soleil couchant, ni vu ni connu !

 

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D'un autre côté, vous allez pas me dire que c'est moche !

 

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Je veux y retourneeeeeeeeer !!!

 

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Ce jour là, pas de chance, des gens à moins de 200 mètres. Pas d'intimité possible sur ces plages !

 

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On était cernés de tous les côtés ! Irrespirable !

 

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Je n'attends que le goéland (Ils ont pas compris ? Faut leur expliquer ? Un à peu près, c'est approximatif, alors vos gueules les lents !)

 

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On gravite toujours autour du granite, je sais...

 

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J'espère que vous en devenez pas chèvre...

 

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M'man, M'man, j'ai vue sur la bêêêêêêêêê (à mi parcours, une première fatigue se fait sentir)

 

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J'assume tout à fait le côté fleur bleue de mes photos.

 

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Alors là voyez, on est près de la plage à Plougonvelin

 

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Et hop, téléportation à Bertheaume, c'est fort non ?

 

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Là bas, les falaises, elles sont balèzes !

 

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Vous vous demandez comment je fais pour toujours trouver des commentaires qui tombent à pic hein ?

 

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Dans l'anse de Poulizan, l'Iroise est irisée.

 

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La plage des trois-curés, où heureusement, ce n'est pas la curée.

 

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Timbré comme je suis, fallait bien que je termine à Saint-Anne (plage de)

 

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A Plougonvelin comme ailleurs, pas moyen de déroger, y a des rochers.

 

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Des rochers ok, mais nonobstant, il n'est pas possible de dire que le sable est feint...

 

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Forcément, avec les tas de pois en fond, ça nous fait une photo de poids...

 

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Pour les trois-curés, je suis sûr que certains se feraient moines !

 

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De quoi avoir la frite non ?

 

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Je suis bien conscient que j'ai eu de la moule d'être là-bas...

 

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J'ai toujours été un bouffeur de curés de toutes façons

 

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 Alors, on est en Bretarse, ou en Corsagne ?

 

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Des curés encore bien verts en tout cas.

 

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A la pointe Saint-Mathieu, la chapelle Notre-Dame des Grâces porte la coiffe des bigoudènes (alors qu'on est dans le Léon, shocking !)

 

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Vue sur mer qu'ils disaient...

 

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Spacieux et aéré qu'ils disaient...

 

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Les pieds dans l'eau qu'ils disaient...

 

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La Bretagne reste bien ancrée en France (ah ben je suis jacobin, je rigole pas avec la République une et indivisible)

 

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J'espère que je me suis bien fait comprendre...

 

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Ici, c'est moi qui mène la barque.

 

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Maman veille sur ses deux petits pendant que papa est à la pêche  (hé voui !)

 

 

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 Le Conquet, c'est coquet...

 

 

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 Trebabu a un nom ridicule, mais une jolie église...

 

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L'Eglise a toujours célébré le mirage pour tous

 

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Un autel particulier...

 

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Les bretons, c'est bien tous des chrétiens quand même !

 

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Et encore un coucher de soleil sous le manteau !

 

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Qui voit Molène, voit sa peine, qui voit Ouessant, voit son sang...

 

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Saint-Mathieu est un peu dans la Lune...

 

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Oh pitain, Sauron m'a chopé !

 

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A phare ça, tout va bien...

 

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Blue velvet...

 

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Ombres chinoises sur mer d'Iroise

 

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En écrivant ce commentaire lumineux, je suis un clerc de lune.

 

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Arrivée à Ouessant et j'ai dépassé le centième commentaire. Hé ouais, cent !

 

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Ah tiens, un phare bagnard (les rayures abruti de lecteur !) (phare du Creac'h)

 

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La Bretagne, c'est beau, mais ce ciel bleu tous les jours, c'est monotone quand même...

 

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Je sais pas vous, mais après tous ces commentaires, je suis un peu moulu...

 

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Entre ici, sans moulin, avec ton terrible cottage ! (la fatigue, incontestablement) (chapelle Saint-Gildas)

 

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Ah ben , le monstre du Loch Ness passe ses vacances en famille et en Bretagne dites donc !

 

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Une grève sauvage...

 

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Roche voisine

 

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Hé non, ce n'est pas un faux phoque !

 

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C'est pas malin d'avoir démonté la tête de Nessie hein !

 

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Commentaire 112 : en effet, on peut appeler les urgences

 

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 Je sais, vous vous dites, il pourrait la fermer. Mais devant la beauté des éléments, comment taire le commentaire ?

 

bretagne,finistère,kerfissien,plougonvelin,ouessant,brest,le conquet

Mais je peux arrêter cela dit. Jaune voudrait pas vous incommoder...

 

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J'ai trouvé l'eau si belleuh, que je m'y suis baignéééé (plage de Corce, vu la couleur, ça ne s'invente pas)

 

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Oh, c'est la maison en pain d'épice ! J'en volerai bien un morceau. Ben ouais, Ouessant, c'est tellement joli que ça pousse au Grimm !

 

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On ne peut que craquer sur cette crique...

 

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Il faut exprimer le vrai pour écrire naturellement, fortement, délicatement (La Bruyère)

 

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Forcément, je cherche un commentaire bateau...

 

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Je voulais faire un commentaire avec la couleur mauve, mais finalement, c'était mauvais...

 

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La dent de la mer ? (c'est à peine si je suis pas dans le coma alors bon...)

 

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Comme ils sont petits, il est assez facile de passer les murs d'Ouessant (je peux plus faire la fine bouche du côté jeu de mots)

 

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Je sais bien qu'il faudrait que j'abandonne les propos fleuris...

 

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Les hautes falaises du Stiff ne donneront lieu à aucun commentaire tiré par les tiffes...

 

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Devant Plougonvelin, derrière, le goulet de Brest (commentaire à caractère informatif)

 

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Les tas de pois témoignent que l'océan a beaucoup creusé à Crozon

 

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Baignade pour happy few et j'en fus !

 

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On comprendra aisément pourquoi on prend la peine de descendre

 

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Et sinon, vous en dites quoi vous ?

 

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Non la Bretagne qu'ils disent, j'y vais pas, il fait froid, c'est gris. Rrrrrr...

 

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Nan, si je m'étais pas baigné, je serai descendu fastoche, mais là nan...

 

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Cela dit, ils ont raison, c'est un peu gris la Bretagne. Rrrrrrr...

 

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A Deolen, c'est la Terre du milieu que l'on parcourt.

 

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A la réflexion, c'est plutôt la mer qui est au milieu mais on va pas chipoter...

 

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Pile au milieu même !

 

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Commenter au début, c'est facile. Ensuite ça se Corse...

 

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Les eaux turquoises sont un peu la griffe de la pointe du Petit minou (ça ronronne un peu niveau commentaire, je l'admets)

 

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Ouch, les Ents ça rigole pas quand ça se met des pins !

 

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Tiens pour une fois avec mes photos, je vais me faire du blé.

 

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140ème commentaire : une paille !

 

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Qu'est-ce que vous voulez, moi la campagne, ça me botte...

 

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Je suis ptet un peu lourd, mais pas mes champs...

 

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Sous la tonne d'air de Brest !

 

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Il est temps que ça se termine, mes commentaires sont de plus en plus brumeux

 

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La Bretagne, c'est gris. Rrrrrr...Surtout continuez de ne pas venir !

 

 

 

 

 

 

14/07/2013

La sous France

Alors que le soleil écrase enfin nos contrées qu'il avait déserté tant de mois durant, que le tour de France, épreuve dont l'intérêt sportif a été sans doute définitivement annihilé par les contraintes financières et marketing, est lancé sur les pentes caillouteuses du Ventoux, que les coureurs, junkies irrémédiables s'agitent au nom, non plus du sport et du dépassement, mais de l'argent roi, il ne reste que notre pays à contempler, lui qui demeure toujours aussi fabuleux de beauté et de diversité.

Combien de temps survivront encore ces fameux terroirs qui font la richesse, notamment touristique, de l'hexagone ?

Poser cette question n'est pas un exercice étrange, au moment où, en parallèle donc, avec cette épreuve cycliste séculaire dont je parle en préambule de ce billet, témoin hypocrite de la France éternelle, de grandes manoeuvres sont poursuivies pour la normaliser, en faire un simple satellite occidental d'un empire américain qui tente d'échapper à son déclin en cours et inéluctable. Il cherche donc à annexer officiellement son vassal européen, pour contrebalancer l'ascension des pays émergents.

Le traité de libre échange transatlantique, dont les négociations viennent de commencer dans la plus grande opacité et le désintérêt complice des media, est sans doute la dernière arme pour faire de notre pays un territoire anglo-saxon comme les autres, pour le soumettre au règne sans partage de la marchandise et de la spéculation. Que subsistera t'il de notre modèle socio-économique, sans doute un des plus équilibrés au monde malgré ses défauts par ailleurs, quand le dogme de la libre concurrence et du commerce sans entrave aura balayé toute résistance à la préservation du bien commun et de sanctuaires non marchands ?

Cette capitulation sans conditions au monde de la finance, c'est le Ps qui la met en oeuvre. Hollande n'aura donc pas combattu une minute ces financiers dont il avait pourtant fait ses ennemis, le temps éphémère d'un discours de campagne au Bourget, dont le seul objectif était de détourner les gogos d'un vote Front de gauche dont les estimations progressaient rapidement à ce moment. Mission réussie et conséquences désastreuses bien prévisibles...

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C'est donc l'ancienne gauche qui détruit ce qui reste de nos spécificités, qui applique une austérité absurde qui produit chez nous le même mal qu'elle a engendré ailleurs, qui nous soumet sans discussion aux desiderata des américains et de la commission européenne, qui renonce à tout projet mobilisateur pour la France afin de ne pas parasiter une intégration européenne toute entière tournée vers le bien-être du secteur financier.

Ces politiques toxiques créent un malaise profond et potentiellement violent. Elles échouent lamentablement sur les causes de la crise, que nos dirigeants ne veulent toujours pas comprendre. Le désarroi cristallise autour du rejet de la politique d'une part, de la tentation d'un vote neo-fasciste d'autre part,  pour ceux qui se souvenant malgré tout qu'ils sont électeurs, se portent sur des solutions simplistes de rejet, solutions vers lesquelles dirige implictement le système politico-mediatique. En effet, le Fn est devenu le creuset officiel du mécontententement, vers lequel on préfère se voir se déverser les citoyens irrécupérables pour la propagande orthodoxe des partis dits de gouvernement (UMP, PS, MODEM, UDI, EELV), plutôt qu'ils se dirigent vers les solutions de remise en cause de l'économie néolibérale, que proposent le Front de Gauche et certains autres mouvements politiques ou para-politiques.  C'est une attitude irresponsable, qui, à la remise en cause idéologique, préfère miser sur l'impossibilité aux force d'extrême-droite d'accéder au pouvoir, voire, le cas échéant à la conviction que le Fn ne toucherait pas aux fondamentaux du néolibéralisme s'il y parvenait tout de même.

C'est bien cela qu'il faut retenir. L'orthodoxie ne craint pas le Fn. Elle le pose comme seul recours anti-système en le dédiabolisant, en oubliant étrangement sa proximité avec des groupes néonazis ultra-violents que l'on a pourtant vu à l'oeuvre au moment de l'affaire Méric. Elle sait que la finance ne risque rien, que le discours ouvriériste n'est que de façade, comme il l'a toujours été dans l'histoire de la part de l'extrême-droite. Ses efforts de décrédibilisation, elle les porte sur Mélenchon et la gauche assumée, en attaquant systématiquement sur la forme pour noyer la pertinence des constats et des solutions de fonds.

Ainsi va l'évolution politique, de sacrifices inutiles des catégories les moins favorisées en renoncements lourds de lendemains qui déchantent. Beaucoup se cachent la tête sous le sable pour ne pas se responsabiliser, pour ne pas céder au désespoir, pour ne pas assumer. Pourtant en ce 14 juillet, nous mériterions mieux que de céder à la perspective de la sous France...

 

 

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Cela fait partie des choses pour lesquelles nous devons nous battre. Permettez moi d'en profiter quelques jours, tant que je le peux...

16/06/2013

So Houat !

Il y a un temps pour la parole et l'action politiques, celui mis à profit pour tenter de conjurer le sort funeste vers lequel nous entrainent nos dirigeants, puis il y a un temps pour s'échapper, pour souffler un peu, s'oxygéner, recharger les batteries.

Il y a un lieu qui s'y prête à merveille, c'est la Bretagne. Je me suis donc offert une petite parenthèse printanière là où elle laisse glisser nonchalamment un doigt dans l'eau, dans la presqu'île de Quiberon, précisément dans la ville du même nom.

Passé l'arc un peu artificiel de sa promenade balnéaire, qui, sans doute parce qu'elle regarde vers le sud, se donne des airs de petite azuréenne, on retrouve cette région sauvageonne, irrésistible et changeante comme une rebelle adolescente. Les balades y sont ponctuées des coups de pinceau d'un printemps épisodique ailleurs, un peu moins timide ici, qui s'autorise à rosir les joues bombées des falaises du moutonnement foisonnant des arméries maritimes, ou bien à gouacher les sentiers côtiers du pigment safranné des ajoncs en fleurs. Sans doute le tableau est-il le plus abouti sur l'île de Houat, petite soeur de la grande Belle-île, que le temps imparti des quelques jours d'escapade n'aura pas permis de visiter.

Mais Houat vaut largement le déplacement quelque peu agité qu'elle aura nécessité depuis Quiberon, par un temps beau mais venteux. L'océan brossé à rebrousse poil s'en sera transformé en un écheveau d'escaliers horizontaux affrontant les récifs, chemin de cabosses émeraudes menant vers cette petite pièce de Morbihan égarée au large. Si la patte bretonne y est facilement décelable quand le regard plonge au bas des falaises massives et sur l'horizon ras des landes dorées, il est plus étonnant d'y constater l'habit carribéen qui la ceint à l'endroit des plages en double croissant de l'est, où l'on s'étonne à la fois des couleurs et de ne point y voir un brigantin des frères de la côte, mouillant tranquillement dans l'anse aux eaux translucides.

Voilà un nouvel épisode en terre celtique qui aura offert son lot de paysages marins enchanteurs et regonflé les esprits en vue des luttes à venir. Aussi répondrai-je à ces benêts soumis qui ne savent plus penser hors d'une langue anglaise globalisante, appauvrie et idéologisée, qui ne conçoivent pas vacances sans empilement façon sardine de Quiberon, mais roties au four solaire d'un quelconque lieu surpeuplé du sud, à ces benêts donc qui lanceraient un "Britain is perhaps quite beautiful, so what ? " je leur répondrai So Houat !

 

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Vous l'aurez compris, cette fois-ci c'est Quiberon en vedette

 

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Je vois bien le pompom, mais où sont les girls ?

 

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Gaffe à la murène ! (mais si le rocher, faut tout vous dire hein !)

 

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C'est rare, mais parfois, le soleil couchant, ça fout la boule !

 

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...les boules, pardon...

 

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Wouah, le méchant coup de soleil qu'il s'est pas pris le ciel là !

 

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Non mais c'est la dernière, plus de coucher de soleil, promis !

 

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Non non, promis, pas question de vous mener en bâteau.

 

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La verité sans mentir, c'était la location, sur la vie de ma mort !

 

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Bon c'est vrai, faire des châteaux de rochers, ça fait un peu plus mal aux mains mais ça mouche les niards avec leur seau, leur pelle et leur crotte de sable là !

 

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Les gens quand même, ils jettent leurs falaises n'importe où...

 

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Vous remarquerez qu'il n'est absolument pas question de coucher de soleil sur cette photo.

 

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Ce menhir dressé et tout ce rose, je trouve que ça fait un peu gay, mais bon...

 

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La roseur pas trop arrosée (pendant le séjour au moins)

 

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Idéal pour un pink nic...

 

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Ne soyez tout de même pas de mauvaise foi ! Il n'y a pas l'once d'un soleil couchant ici. Pas de fadaises, il n'y a que des falaises...

 

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La côte sauvage apprivoisée

 

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Quoi ? C'est la rambarde de la promenade. Le soleil ? Couchant ? Meuh non, ça c'est le phare. Faut sortir les gens !

 

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Sur l'île de Houat, les maisons sont souvent blanches comme un tampon d'ouate.

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Paysage choc, comme l'impression d'un pin dans la gueule...

 

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Je fais souvent des fleurs aux gens, si si...

 

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2013, l'an vert du décor sans doute...

 

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Houat a lovely place !

 

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Qu'est ce que je vous disais ?...

 

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Même pas besoin de coucher de soleil pour me la raconter du coup...

 

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Je peux laisser des plages de discussion mais je serai ferme sur l'absence de soleil couchant.

 

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De toutes façons, je veux éviter de faire des vagues.

 

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Quand il y a du vent, Houat, c'est pas coton...

 

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Sauf pour les habitués apparemment...

 

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La baie des pirates ( si tu n'as pas d'imagination, tant pis pour toi lecteur)

 

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.setarip sed eiab aL (si tu n'as pas de miroir, tant pis pour toi lecteur)

 

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La marée monte, mais le gogoll est lent (Goéland marin messieurs dames. Je ne pouvais décemment pas vous laisser dans l'angoisse de ne point savoir nommer ces deux crétins)

 

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Une menthe à l'eau (de mer)

 

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Plage arrière...

 

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C'est pas toujours facile d'écrire les commentaires mais je ne suis pas du genre à me noyer dans un vert d'eau.

 

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Ce jour là il faisait un temps pourri à Paris. Je le sais mes collègues au boulot me l'ont dit quand je leur ai envoyé la photo :oB

 

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Orange, ô pas désespoir !

 

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J'ai connu mieux pour un lieu de pic-nic mais bon je me suis consolé en imaginant mes collègues recevant ma photo dans la grisaille laborieuse parisienne :oB

 

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Hé mec, t'as pas de la dune ! (Au bout de 38 commentaires, on verra si vous faites les fiers vous !)

 

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Attention, une scène très volante !

 

 

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Le père, les fils, les filles...

 

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Pas d'inquiétude, des commentaires, j'en ai une pleine carriole !

 

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J'ai bien besoin d'une crique pour hausser le niveau de mes commentaires.

 

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La petite silène

 

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United colors of belle bretonne

 

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Et en plus ça sent bon !

 

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Ben heu, c'est l'île de Houat, y a des falaises et de l'eau quoi...

 

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...pis du sable aussi...

 

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La tête du dragon

 

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Voyage en mer jaune...

 

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Oh une baleine !!! (ben ouais, je fatigue, mais c'est facile de critiquer quand on fait rien hein !)

 

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Oh et pis j'fais grève du commentaire tiens ! Chuis pas un jaune moi !

 

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Journée de galère pour le lecteur, privé de commentaire, pris en otage par un privilégié qui ferait mieux de travailler comme les jaunes.

 

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Houat ouest

 

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Je me permets tout de même de vous rappeler qu'il n'y a pas eu un coucher de soleil depuis belle lurette...

 

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Tiens, encore un dragon. C'est d'un banal...

 

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Ah, pouvoir visiter l'île d'un coup d'aile...

 

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Pouvoir habiter là, ce serait fort !

 

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A ce stade, je pense que vous pouvez vous dire que c'est beau par vous-même.

 

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Goéland brun qui se demande si par hasard, il n'aurait pas les palmes dans le guano...

 

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On peut être un tadorne de Belon sans avoir une tête d'huître...

 

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Il va à la pêpêche Totol ?

 

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Quiberon, c'est un peu le Las Vegas morbihannais...

 

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Piquets de grève (je suis en roue libre là)

 

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Ce n'est pas parce qu'un couple est argenté qu'il est à l'abri des prises de becs (goélands argentés pour les rares qui n'auraient pas compris tout de suite la finesse habituelle de mon propos)

 

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La côte sauvage de la presqu'île de Quiberon (commentaire touristique premier degré, hé oui) (je n'en puis plus comprenez vous ?)

 

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C'est pas rose de commenter autant de photos vous savez...

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Enfin si, c'est rose là, mais bref...

 

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Du sable, de la roche, de l'eau et basta. C'est finiiiiii !!!

 

 

 

27/04/2013

Entrer en sixième

Voilà presque six ans désormais que le capitalisme sous sa forme financiarisée est entré dans ce qui sera très vraisemblablement son ultime crise. Nos dirigeants n'ont aucune réponse à lui apporter, aucune solution qui nous permette d'en sortir. Le gouvernement Ayrault en France va fêter ses un an en illlustrant ce constat, de la plus terrible des façons, en témoignant à la fois de ses reniements aux idéaux de la gauche et de son incapacité totale à penser hors de la vulgate néolibérale, laquelle, par l'austérité imposée partout, plonge l'Europe et le monde à sa suite dans les abysses de la dépression.

A l'initiative de Jean-Luc Mélenchon, une marche citoyenne est organisée le 5 mai prochain. Son objet principal est de promouvoir un changement des institutions dans notre pays et pourquoi pas, entrainer une réflexion sur les impasses de la vie politique actuelle dans d'autres pays d'Europe. C'est la marche vers la sixième république, qui si nous étions écoutés, enclencherait un processus constituant, c'est à dire organiserait la convocation d'une assemblée citoyenne, dont les membres ne seraient pas issus de la représention actuelle et ne pourraient être élus ensuite. C'est une garantie de renouvellement et d'indépendance. Son travail serait de réfléchir à de nouvelles institutions permettant d'assainir la politique et de la penser pour et par les citoyens, puis d'en rédiger l'organisation au travers d'une nouvelle constitution.

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Ce processus a toujours rythmé la vie de notre pays au cours des épisodes clés de son histoire, quand il avait besoin de dépasser la sclérose d'institutions inadaptées. C'est le cas aujourd'hui de la cinquième république, incapable dans son fonctionnement de représenter correctement les aspirations politiques des français et de formuler, par ses cadres, des réponses à la crise qui frappe le monde entier.

En effet, l'autisme, l'aveuglement, l'obstination de nos dirigeants à poursuivre les mêmes politiques depuis trente ans et de les accentuer encore au moment même où leurs méfaits ont précipité pour aboutir au dysfonctionnement global de l'économie néolibérale, ces attitudes s'expliquent dans un cadre systémique qui favorise l'uniformisation des offres politiques, la proximité des élus avec le monde financier et du grand capital, dont l'affaire Cahuzac, mais avant elle, celle dont Eric Woerth était le protagoniste, parmi tant d'autres exemples, a constitué un témoignage accablant. Le phénomène est arrivé à une telle extrémité que même l'ancienne gauche de gouvernement, le Ps, a basculé depuis à droite sous le poids de dogmes complètement appropriés et considérés comme allant d'eux-même, quand les faits montrent tous les jours qu'ils sont toxiques et nous entrainent dans le mur. C'est ainsi que l'ANI, la loi sur le travail, a été votée dernièrement quasiment en catimini, dans le déni du débat et soigneusement cachée par les agitations stériles autour de l'union des couples de même sexe . Or cette loi constitue une régression quasi séculaire du droit du travail et de la protection des salariés en France, par les facilités qu'elle donne aux employeurs de licencier et surtout par la latitude qu'elle offre de passer outre l'égalité devant la loi, en ramenant le rapport de force au travail, à celui entre le salarié seul, et son patron, largement déséquilibré donc. Mais pour le Ps, tout cela est normal et nous devons nous en féliciter. Qu'importe si, partout dans le monde, la flexiblisation s'est juste illustrée par l'explosion de la précarité et des temps partiels, y compris et surtout en Allemagne, le paradis selon le tout venant néolibéral. Ce qui est sans doute le plus parlant, c'est qu'elle va plus loin que le projet que l'ancien président caressait et n'avait pu mettre en oeuvre, et que l'Ump s'en est félicitée, en discutant seulement sur le détail. Deux partis, mais la même idéologie. Comment réagissent ceux qui ont voté pour le candidat qui promettait de s'en prendre à la finance, que le changement c'était maintenant et qui se retrouve avec les mêmes poncifs routiniers et inopérant, voire carrément contre-productifs ?

Cette démonstration a pour objet de souligner que les choix économiques, ceux qui par exemple pourraient nous faire sortir de la spirale récessive et de son cortège de chômeurs et de pauvres, sont directement liés aux institutions qui les permettent ou pas. Comment imaginer aujourd'hui qu'un François Hollande, un François Bayrou, un Jean-Francois Coppé ou une Marine Le Pen puissent nous proposer des mesures qui sortent du carcan orthodoxe (austérité, libéralisations, casse du service public et des protections sociales, flexibilisation, course à la compétitivité salariale, stigmatisation de boucs émissaires identitaires etc) ? Comment espérer qu'ils nous proposent de revenir sur l'austérité, en décrétant un moratoire sur la dette, pour l'auditer ? Comment penser qu'ils rééquilibrent les rapports de force géopolitiques, particulièrement entre la France et l'Allemagne ? Qui pour appuyer  une redéfinition des statuts de la banque centrale européenne, pour qu'elle puisse prêter directement aux Etats, pour que  nous puissions court-circuiter les marchés financiers et leur chantage à la dette publique, pour que nous puissions donner de l'air aux salariés et aux entrepreneurs en favorisant à la fois la consommation et les investissements publics et dans l'industrie, grâce à un pôle public bancaire notamment ? A part le Front de Gauche et une partie des verts, personne, parce que tous nagent dans le même bouillon ordinaire et subissent placidement , voir de façon complice, les pression d'intérêts oligarchiques, ce qui se traduit par reculs sociaux et explosion des inégalités. Tout cela est l'expression d'un système qui structure les comportements en quelque sorte, qui garantit l'impunité, qui mêle trop la chose publique avec les intérêts privés et surtout ceux des rentiers.

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Voilà pourquoi outre le combat contre l'austérité, la marche citoyenne du 5 mai, promeut avec force le changement de république, qui seul nous permettra de redéfinir le rapport au politique et d'imaginer une forme d'économie durable, écologique et solidaire. Pour que nous, citoyens, grandissions un peu en nous impliquant dans la vie politique de notre pays, il est temps de laisser les cancres s'enferrer dans la cour de l'école et d'entrer en sixième.

Vous trouverez toutes les informations ici

13/04/2013

Flop Chrono !

Je vais bientôt vous parler de la grande manifestation du 5 mai pour réclamer une nouvelle constitution, garantissant une vie politique saine et une véritable démocratie, c'est à dire la possibilité réelle de voir des idées différentes être appliquées. C'est peu de dire qu'il y en a besoin, tant le système est arrivé à un point de pourrissement insupportable, sclérose qui en même temps enferme nos dirigeants dans des politiques absurdes à base d'austérité, qui ne cessent d'aggraver la crise.

Mais pour le moment, je vais décrire mes déboires avec les transporteurs privés. C'est un feuilleton qui a démarré voilà déjà un bon moment et dont j'avais déjà relaté un épisode ici. Cela dit, il y a un lien avec le régime économique que nous subissons, vous le verrez rapidement.

Après UPS, DHL et autre TNT, c'est donc Chronospot qui cette fois-ci m'a montré tout le respect du client que peut avoir ce genre d'entreprise, du moins quand il s'agit d'un particulier, espèce captive et qui n'est pas source de profits, donc hautement méprisable. Cette affaire m'a mis dans une colère noire et je me venge donc en exposant une nouvelle fois l'incompétence et surtout le cynisme épouvantable de ces transporteurs.

J'avais commandé un article électro-ménager, sur internet, à une célèbre enseigne spécialisée, en calculant précisément pour que le colis m'arrive, comme cela était proposé, un samedi matin, le tout en livraison express surfacturée. Il me fallait absolument cet article à cette date pour plusieurs raisons, l'une étant que c'est le seul jour où je peux être chez moi, disponible pour accueillir une livraison, sans être obligé de prendre une journée de congé (précaution qui ne suffit pas toujours comme je l'ai déjà narré dans le billet précédent sur le même sujet). La deuxième était qu'il s'agissait d'un colis lourd et encombrant. Enfin la dernière était que j'accueillais une personne chez moi le soir et que j'avais besoin de l'appareil, ayant prévu une surprise à laquelle il m'était indispensable. Le vendredi après-midi je reçois un sms de Chronopost m'indiquant que la livraison aura lieu le lundi suivant, sans aucun motif naturellement. Le message m'indique tout de même que je peux me rendre sur le site du livreur pour reprogrammer la livraison.

Chronospot, transporteur privé, problèmes de livraisons

Total Zero...Ca s'invente pas ! :oB (c'est une photo Chronospot hein)

Je me connecte donc immédiatement sur internet et je vois que la possibilité de recevoir l'article le lendemain, le samedi matin donc, est toujours possible, à condition que j'aille le récupérer au bureau de poste que j'aurai préalablement choisi. Bon, je n'ai pas de voiture et le périple, même s'il est limité à 500 mètres jusqu'à mon domicile, promet d'être périlleux et inconfortable. Tant pis, j'ai absolument besoin d'avoir le four, puisqu'il s'agit de cela, ce jour là. Je sélectionne l'option, qui s'affiche ensuite clairement dans le récapitulatif de suivi. Je m'endors vaguement rassuré, mais toujours un peu inquiet tout de même, ayant appris à ne jamais endormir ma méfiance quand il s'agit de ces prestataires déplorables.

Au réveil le lendemain, je me précipite vers mon ordinateur pour vérifier le traçage de la livraison et je constate avec une surprise mesurée mais un mécontentement qui commence à bouillonner, que fi des instructions marquées noir sur blanc sur le suivi, ma livraison sera effectuée le lundi suivant. J'appelle sur le champ le service client, enfin, ce qui sert plutôt à décourager toute réclamation chez ces transporteurs. Après 40 mn d'attente, une opératrice me répond, sans doute étonnée qu'il y ait encore quelqu'un au bout du fil. Elle me dit, après mes explications déjà assez sévères et sèches, que mon paquet est peut-être en cours de livraison, mais sans doute recadrée par un supérieur de passage, prétexte que le vendeur en électroménager interdit les dépôts en bureau de poste. Bon, pourquoi pas me direz vous, bien que cela me paraisse étrange. Cela dit, qu'à cela ne tienne, puisque j'habite à 500 m, il sera très facile à Chronospot de faire une petite pointe jusqu'à mon domicile. Mais cela se révèle strictement impossible bien entendu, leur logique n'étant pas tout à fait la mienne apparemment.

Je me range donc à l'idée de ne pas être livré le samedi mais demande donc à reprogrammer la livraison, non pas le lundi suivant puisque je serai absent, mais le samedi d'après. Une nouvelle fois, cette exigence est acceptée et inscrite dans le suivi, noir sur blanc. Cette fois-ci, malgré le désapointement de voir mes plans minutieusement préparés tomber à l'eau pour ce we là en tout cas, je me dis qu'au moins le colis viendra jusqu'à moi, même si c'est une semaine après la date prévue. Quelle naïveté !

Le lundi après-midi suivant, je reçois un nouveau sms de Chronopost m'informant que les livreurs sont passés et qu'en l'absence du client ils ont déposés l'objet dans un bureau de poste, mais forcément pas celui que j'avais précédément choisi, non. Un des plus loin de chez moi ! Les instructions de livraison ont donc été totalement bafouées. Je m'en trouve légèrement désapointé, c'est à dire avec une envie délibérée de tuer tout livreur de n'importe quelle société de transport privé qui viendrait à passer dans mon champ de vision.

Chronospot, transporteur privé, problèmes de livraisons

Un problème de livraison ?

 

Pour couronner le tout, il me faudra trois jours pour pouvoir contacter le service client, indisponible tout ce temps là pour je ne sais quelle raison. Après une attente une nouvelle fois déraisonnable, j'obtiens une brave employée délocalisée sur laquelle je tente de ne pas passer ma furie, une fois qu'elle m'ait inocemment dit qu'une fois déposé, le paquet ne pouvait plus être repris et relivré à la bonne adresse, au bon moment. C'est à dire que s'il avait été à Marseille, Chronospost se lavait tout aussi bien les mains de ne pas avoir rendu le service pour lequel j'avais payé assez cher (j'ai été remboursé par le vendeur néanmoins après réclamation). Toutes mes tentatives pour obtenir un responsable s'avèrent vaine alors que je ne tiens pourtant aucunement à accabler une opératrice qui n'y est pour rien, mais qui commence sérieusement à m'agacer en récitant le bréviaire qu'on lui ordonne de servir pour quelques euros de l'heure. Fou de colère, ce qui m'arrive bien rarement, ceux qui me connaissent pourraient en témoigner, j'essaye toutes sortes de pressions pour la faire céder, m'abaissant même à mentir, ce qui là aussi est d'une rareté exceptionnelle chez le bon psycho-rigide que je suis. Je n'obtiens pas le responsable, qui paraît-il est comme tous ses semblables en réunion et qui de toutes façons, m'aurait dit la même chose, c'est à dire m'aurait confirmé que la boîte dans laquelle il travaille est incompétente et l'assume totalement. On me propose seulement de faire une réclamation par écrit, ce qui me fera une belle jambe naturellement et renforce encore mon courroux. Les quelques milliers de km me séparant du centre d'appel, qui ne me permettent pas une descente avec un canon rotatif de 30mm, m'enjoignent néanmoins à la raison.

Je tente néanmoins un nouvel appel à un numéro d'un point relais Chronopost situé plus proche de chez moi, mais avec le même succès et quelques euros en moins sur mon compte, puisque ce numéro était surtaxé.

Tout en élaborant des scenarii vengeurs, je me décide donc à aller à la Poste pour voir le fameux colis et essayer de négocier au moins un rapprochement dans un bureau plus proche. Il s'avère que le paquet est trop volumineux pour que je le transporte sur 2 km (je n'ai pas de voiture et personne de disponible pour me véhiculer à ce moment là). Heureusement, l'employé m'assure que le directeur de l'autre succursale passera en début de semaine suivante et se chargera de le rapporter. Ce qui a été fait. Comme quoi, le service public et des agents physiquement accessibles permettent d'assurer une efficacité et un suivi que j'ai bien peu souvent constaté chez les transporteurs privés, dont il faut le rappeler, Chronospot fait partie (filiale privée de la Poste)

Voilà donc le lien avec l'actualité politique et économique. Voilà ce qu'augure le mouvement de privatisation en cours depuis déjà trois décennies et cette course au profit qui fait oublier jusqu'au client, pourtant censé être roi. Le management impose que les tournées de livraison soient les plus courtes possibles, avec un personnel peu qualifié, précaire, sous-investi et totalement sous-pression pour rentabiliser un maximum la prestation. Le résultat est là : les profits des actionnaires sont respectés, pas les clients. Ceux là peuvent bien aller récupérer leur colis chez le voisin, enfin quand celui-ci, qui se l'est fait refourgué par le livreur parce qu'il passait par là  est assez honnête pour ne pas l'avoir gardé pour lui (véridique, ça m'est arrivé aussi. Un paquet livré chez un voisin inconnu, dont le nom était grossièrement écrit sur l'avis de passage. Il m'a fallu mener une enquête minutieuse pour le trouver. Je précise que j'étais dans mon appartement au moment où le livreur est passé).On ne compte plus les erreurs de livraison, les dépôts d'autorité dans des centres de retrait situés à des dizaines de km (livraison à domicile ???), l'absence d'avis de passage, des livreurs qui ne sonnent pas et qui affirment pourtant que la livraison a été faite ou que le client était absent etc...

Dire que le service public est gagné par la même folie ! C'est d'ailleurs ce qui explique en grande partie la dégradation de l'efficacité à la Poste comme à la SNCF par exemple, où les mêmes techniques de gestion sont employées (sur le poste maintenance à la SNCF notamment. Pas étonnant ensuite que le matériel tombe en panne dès que la température s'abaisse sous 0° C ). Une fois pour toute, dans ce système financiarisé où seul l'argent est moteur, ou les retours sur investissement doivent être la première préoccupation, de la façon la plus rapide qui soit, le client ou l'usager ne sont qu'une variable d'ajustement totalement méprisée. Il serait temps de s'en rendre compte. Les faits sont pourtant sous nos yeux. Qu'on ne parle pas de concurrence quand l'énorme majorité des prestataires se rangent aux même pratiques et comptent sur la docilité des gens où leur impossibilité d'utiliser d'autres solutions, pour palier l'absence de professionnalisme des transporteurs.

Chronospot, transporteur privé, problèmes de livraisons

Pitié, rendez-nous un vrai service public et appelez moi usager, comme avant. J'en peux plus d'être un client dont on se fout totalement !!!

 

10/03/2013

Honni soit qui Malick pense !

Ah tiens, pas de billet sur la crise ? Mais ça commence à faire longtemps ? C'est ce que vous vous dites probablement mes chers lecteurs. Mais pourquoi donc répeter encore et encore ce que j'ai pu dire ici depuis plus de quatre ans ?

L'Europe coule lentement, victime des choix bornés de ses dirigeants, crispés sur l'austérité, tandis que le secteur financier, bien requinqué, souflle à nouveau très fort pour gonfler une bulle qui emportera tout sur son passage, quand l'euphorie se heurtera comme d'habitude à la réalité, à savoir une économie réelle exanque et privée de consommateurs. Wall street en témoigne, allant de records en records, profitant du déluge de liquidités que lui offre la banque centrale fédérale.

En France, le gouvernement Hollande paie déjà le prix de son ralliement total à l'orthodoxie. Inutile de s'attarder sur sa politique stupide et proprement révoltante pour une formation qui voudrait se situer à gauche, mais qui pérennise pourtant, en les accentuant encore, les mesures prises par l'Ump précédemment au pouvoir. L'échec prévisible et prévu, notamment par le Front de Gauche, est au bout du chemin. C'est navrant et très dangereux, mais tout a déjà été dit, notamment ici et durant la campagne présidentielle. Ceux qui ont voté "utile" méditent, je l'espère, sur leur absence préjudiciable de lucidité...

Aujourd'hui, je vais vous parler d'une autre crise, celle d'un réalisateur qui a pourtant commis un des films que je considère comme un chef d'oeuvre, La ligne rouge, et qui vient de la dépasser, en livrant son dernier opus, A la merveille : j'ai nommé Térence Malick.

Malgré une impression très défavorable laissée par la bande-annonce, je suis allé voir et je ne laisse aucun suspense, c'est assez mauvais.

 

A la merveille, c'est l'histoire, bien que ce terme soit très abusif, de Marina et de Neil. Ils se sont rencontrés en France et sont tombés amoureux, tant et si bien, que le petit couple et la fille de Marina, qui a dix ans, partent vivre en Oklahoma. Mais les déracinées ne s'adaptent pas très bien à leur nouvelle vie. Et c'est tout ou presque...La trame très fine autour de laquelle se construit le film, c'est le doute autour des sentiments et de la foi en l'amour, questionnements que rejoint un prêtre de la petite localité américaine, joué, enfin, figuré par Javier Bardem.

Térence Malick a donc décidé de se passer quasiment de scenario pour ce long métrage, au profit quasi exclusif de sa "réflexion" métaphysique. Si cette dernière a toujours été présente dans toutes ses réalisations, elle était jusque là au service de l'histoire, même si dans Tree of life, que je  n'ai pas vu, il semble que Malick avait déjà mis très en avant sa cosmologie. Ici, la philosophie est omniprésente, au travers des voix-off des différents personnages, assez laconiques et pénétrées, qui récitent quelques pensées sur les thèmes que j'ai précédemment cités. Les dialogues eux, sont réduits à la portion congrue. Neil, joué par un Ben Affleck à peine vivant, est lui quasiment silencieux durant tout le film. 

Difficile donc de s'attacher aux personnages, malgré la beauté de Marina (Olga Kurylenko) et de Jane (Rachel MacAdams) qui la remplace le temps d'une parenthèse, dans le coeur de Neil. De plus, si la virtuosité du réalisateur est toujours bien présente, avec cette photographie sublime qui le caractérise et des plans superbes, notamment au Mont Saint Michel, elle ne permet pas d'emporter le spectateur, comme c'était le cas pour La Ligne rouge ou Le nouveau monde. La magie est asphyxiée par la lourdeur, l'asthénie du propos, et l'absence de script. L'esthétique ne peut pas tout. Plus encore, elle perd toute sa magie quand elle n'est pas au service de l'objet cinématographique.

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© Metropolitan FilmExport

 

Une déception donc. A la merveille est un projet raté et redondant, dont j'espère qu'il ne préfigure pas la direction qui serait celle désormais choisie par un Malick, aveuglé par ses préocupations philosophiques et de plus en plus religieuses, donc indigestes. J'ai toujours été captivé par l'aspect contemplatif de l'oeuvre du cinéaste parce qu'il était suffisamment universel pour dépasser la subjectivité de l'auteur. Ce n'est plus le cas depuis deux films apparemment...

27/01/2013

Nuit blanche

Il est de ces hasards qui font le sel de la vie, en l'occurence ici plutôt le sucre glace et qui lui refont une virginité, façon conception immaculée. Il se trouve que je sortais d'une soirée entre amis tôt le matin et que la neige s'était remise à tomber. Le silence descendait du ciel en myriades de confettis et tapissait le sol, arasant inflexiblement les reliefs hostiles et vidant la ville Lumière de toute présence.

Je n'avais pas sommeil et c'eut été le cas que je l'aurais rapidement oublié tant ces épisodes lactés exercent une attraction irrésistible sur moi. Je décidai de m'offrir une balade à travers Paris, puisqu'elle me déroulait le tapis blanc.

Depuis la Rue Ordener, figée par la brusque avancée d'un désert opalin, jusqu'à la Sorbonne si familière et pourtant si différente, enchassée dans ce glacis au nivellement impeccable, c'est un monde irréel et fantomatique que je découvris au gré de ma randonnée nivale. Je pus admirer les merveilles abandonnées de notre capitale, de nuit, juste avant l'aube, paradoxalement sous un jour inédit et privilégié, comme un explorateur ouvrant une piste dans une réalité alternative, où Paris serait vide et baignée d'un éclat galactique, enfouie dans l'oubli du coton, coiffée de ténèbres cristallins, hantée uniquement de brumes lumineuses.

Dans une ville capturée par le temps, la déambulation se fit visite de musée, ponctuée de tableaux immobiles et poudrés, avec pour unique thème le calme absolu, la sérénité parfaite. La nature qui façonne ce jardin zen éthéré, qui incruste la grande roue de la Concorde comme un diamant à facettes dans le velours gris-orangé de la nuit parisienne, qui travestit le grand Louvre en un palais polaire et spectral, cette nature donc, insufle en même temps une plénitude et une euphorie difficilement descriptible. J'en emporterai les souvenirs uniques de cette nuit blanche.

Les photos qui suivent ont été prises avec mon téléphone portable. L'image est donc de qualité médiocre et les cadrages limites. Malgré tout, je crois que la beauté des scènes y transparait, c'est dire si ces deux heures de marche dans Paris enneigé ont été féériques.

 

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Mon récit photo ordonné commence par la Rue Ordener, dans le 18ème.

 

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Je ne suis pas passé directement du 18ème au 8ème. Grâce au métro, tout condorde.

 

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Les sentinelles d'un désert glacé

 

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Un très très gros flocon de neige

 

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Fontaine, je ne boirai pas de ton snow

 

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La toile des neiges capture la lumière

 

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Obélisque et *

 

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Le jardin des Tuileries, blanc de surprise

 

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Le mystère des cités obscures ( commentaire pour amateurs de Bd)

 

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Pas un bruit. Personne ne l'ouvre au Louvre...

 

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Tout ça rien que pour moi, seul face à mon triomphe

 

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Ombres et lumières au pays du rêve éveillé

 

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Et la lumière fuit !

 

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Avec ce froid, la Seine n'a pas trop envie de sortir de son lit...

 

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Quelques flocons de neige et y a plus personne dans les rues !

 

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Pont Neuf, vieux Paris.

 

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La blague de la salière, ça va bien une fois mais bon !

 

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Ambiance victorienne près de l'église saint Séverin

 

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Je t'en foutrais moi de la France qui se lève tôt !

 

 

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Un tableau qui, sans ergoter, est gothique.

 

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Forza piétons !

 

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Bon ben  je crois que je suis le seul survivant...

 

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Photo du square Painlevé au pied levé

 

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Je suis sûr que cette vue de l'Hôtel de Cluny pique votre curiosité

 

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C'est moi où c'est beau ?

 

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Mais ils sont où les gens ? Ben qu'ils y restent !

 

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Montaigne ne fait pas une montagne d'un peu de neige lui !

 

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Ah, on reconnaît quelques traces de sorbonnards en état d'hébriété

 

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N'y aurait-il pas a un blanc dans la conversation...

 

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Laurier blanc

 

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Au rendez vous des grands hommes, y a pas grand monde...

 

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Soit je suis déjà passé par là, soit je ne suis pas le seul malade à crapahuter sous la neige...

 

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Le jour se lève, il est temps d'aller dormir...

02:20 Publié dans Dream machine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paris, neige, nuit

27/12/2012

Meilleurs veules !

Une nouvelle année de crise s'achève, sans la moindre lueur d'espoir quant à la volonté politique de la solutionner, ou même ne serait-ce que, parce que c'est le point de départ obligé, l'apparition d'une étincelle de lucidité qui nous rassurerait sur sa compréhension, de la part de nos représentants.

Forts ce cette léthargie plus ou moins organisée, ce sont même les tenants du système, ceux qui préconisent encore moins d'Etat, toujours plus de libéralisations, de flexibilité des emplois, de compétition de tous contre chacun, qui pérorent et poussent leur avantage, contribuant par là-même, car ils sont malheureusement écoutés servilement par cette ancienne gauche devenue néolibérale qu'est le PS aujourd'hui, à saper un peu plus une économie déjà bien malade de leurs médications répétées.

Les voilà aujourd'hui qui dénoncent en secouant d'effroi leurs perruques poudrées, ce retour de l'esprit de 1789, dont on ne saurait pourtant être plus éloigné en ce moment, pour préparer à un nouveau coup de poignard porté au principal pilier de la solidarité institutionnelle, l'impôt sur le revenu. C'est la figure d'un acteur finissant, gonflé comme un noyé, qui a été choisie pour instiller cet énième hypocrite débat sur l'enfer fiscal français. Depardieu serait donc un de ces nombreux angelots dont on aspire la substance vitale jusqu'à les rendre exangue, tout du moins s'ils n'avaient pas le réflexe contraint de la survie et donc de l'exil en terre protégée (Belgique, Suisse etc...)

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L'optimisation fiscale vue par Depardieu

 

Le Ps, décidément bouffi de médiocrité, plutôt que de légiférer comme l'on fait ces bolcheviques d'américains avec leur taxation différentielle, idée reprise par le Front de Gauche au moment des présidentielles, n'a rien trouvé de mieux pour ne rien faire, que de stigmatiser l'acteur. Cela occupe l'espace médiatique, évite le débat, permet de ne surtout pas en venir à la loi, pourtant nécessaire. Car en effet qui pourrait sérieusement donner raison à ces individus qui ont depuis longtemps oublié ce que la citoyenneté implique et qui râlent comme un agonisant à l'idée de payer l'impôt dont ils doivent s'acquitter. Et la presse compatissante de se pencher sur les sommes versées, en inversant rarement la focale, c'est à dire en s'interrogeant sur ce qui reste après que le devoir a été accompli. Un patrimoine d'environ 150 millions d'euros pour l'acteur par exemple, des centaines voire des milliers de smics annuels pour la plupart de ces créateurs de richesses désintéressés. Difficile de vivre avec si peu ?

Faudrait-il leur pardonner de ne plus se souvenir, qui d'avoir prospéré grâce au cinéma subventionné (par les impôts), qui de pouvoir faire vivre leurs entreprises (pour ceux qui ne veulent pas les vendre avant même presque de les avoir fait naître) grâce à du personnel formé par l'Education nationale, livrer leurs marchandises par la Poste, sur des routes construites et entretenues par les pouvoirs publics etc...Sans doute pensent-ils pouvoir s'en occuper par eux-mêmes. Certains en auraient la puissance financière il est vrai. Mais ce serait au détriment de l'immense majorité d'entre-nous, privés de services publics, puisque l'idée de l'impôt républicain redistributif, instrument de la cohésion sociale, du moins à l'origine, aurait sombré sous la démagogie égoïste de nouveaux noblions dont on ferait bien, effectivement, de raffraîchir la mémoire, en feuilletant avec eux un calendrier de 1792.

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Robespierre, reviens !

Pendant ce temps, la crise continue de s'accentuer et bien rares sont ceux qui essaient de nous éclairer sur ses tenants et aboutissants véritables. Il y en a au Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon notamment, qui par ses billets, sur son blog, fait, coûte que coûte, oeuvre d'analyse et de pédagogie, en prenant les citoyens et électeurs pour des gens intelligents, à qui ont peut parler de sujets complexes, sans les tenir par les ficelles électoralistes et individualistes du consumérisme politique.

En voilà le dernier exemple en date, pour bien comprendre les enjeux de la situation actuelle :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/12/26/pensees-inaud...

Ce sera tout pour ce billet de fin d'année, toujours aussi révolté, malgré les parenthèses festives et vacancières bienvenues. Avant l'époque des voeux, je vous ai donc proposé de méditer sur nos meilleurs veules...

18/11/2012

Un budget pour le bien commun

Dans la presse, écrite ou télévisée, il semble que le Front de Gauche n'existe plus. Il n'y a plus que les communistes, dont tout le monde devrait savoir qu'ils se rallieront tôt ou tard au Ps, du moins est-ce que d'aucuns voudraient faire croire, pour tuer dans l'oeuf toute espèce d'alternative de gauche au gouvernement actuel, qui ne peut être soupçonné d'en être pourtant, à l'aune de la signature sans conditions du TSCG et de l'application des mesures dites de compétitivité. Sans doute que la rébellion des élus Front de Gauche donc, au Sénat comme à l'Assemblée, ne va pas dans le sens de cette mise au pas espérée de la composante communiste du mouvement et que les inquiétudes ont du mal à être masquées.

Enfin bref, on voudrait nous alléguer que cette fois-ci, nous sommes vraiment débarassés des gêneurs. Le Ps a eu le "courage" d'accéder à toutes les suppliques du Medef. Le Front de Gauche donc, est paraît-il porté disparu. C'est fait : Theres"s no alternative. Pas d'alternative, comme le pérorait Thatcher ?

Hé bien si, il y en a. Elle est d'autant plus vivave qu'elle propose et qu'elle montre que la force politique qui la sous-tend est prête à accéder aux responsabilités.

C'est à ce titre que le parti de Gauche, autre composante du FdG, a rédigé et publié son contre-budget, qui répond à l'obssession suicidaire de l'austérité, remarquée notamment au Ps.

On y apprend qu'il serait possible d'avoir des comptes exédentaires sans taxer une nouvelles fois les pauvres et les priver en sus de services publics, que les entreprises petites et moyennes peuvent être dynamisées à la fois en stimulant la demande et en leur facilitant l'accès aux financements, au moyen d'un pôle public d'investissement, en organisant véritablement la transition écologique sans laquelle notre environnement deviendra rapidement invivable, en même temps qu'elle permettra de nombreux débouchés économiques, etc...

Il y a bien d'autres façons d'envisager les politiques budgétaires et les orientations économiques.  Je vous propose de prendre connaissance :

http://www.lepartidegauche.fr/system/documents/Contre-bud...