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16/04/2017

L'heure de l'insoumission ?

Voilà presque deux ans que ce blog était en jachère, pour des raisons diverses dont le manque de temps, de motivation et peut-être aussi l'intervalle pour que germe à nouveau la graine de la révolte, le temps que se prépare la terre à une nouvelle récolte. Car ainsi vont les convictions comme il en est de la nature. Parfois, elle s'endort, mais toujours elle se réveille. Avec ce printemps électoral est venu le moment de reprendre le combat, bien que votre hôte n'ait jamais cessé de le mener en bien des lieux, à la fois virtuels et physiques.

Si on excepte donc cette interruption de presque deux ans, ce blog a souvent été le support de mes "analyses" politiques. Ma modestie dût-elle en souffrir, et bien que je ne construise pas mes commentaires à l'appui de ma seule pensée, il faut bien constater que les faits n'ont quasiment jamais démenti ce dont j'avais témoigné ici, et la tendance économique de fond est rigoureusement identique à ce que je soulignais.

Le quinquennat de François Hollande a été une longue plongée vers le vide, vers toujours plus d'obstination néolibérale, plus de dévoiement de la politique et de sa décrédibilisation. Ses mesures ont illustré l'impuissance et même plus, la toxicité, des vieilles recettes qui visent à "libérer les énergies", une politique de l'offre qui fait le bonheur des multinationales, des financiers et des rentiers en général, au détriment de tous les autres et de l'économie en général.

Jamais la société n'aura été si défiante envers les élus, ceux qui sont aujourd'hui aux mieux leurs amis, au pire leurs maîtres, les oligarques, et leur cour d'affidés des éditorialistes et de leur piétaille de journalistes souvent contraints à une propagande masquée, qui ferait passer celle d'un Poutine pour presque vertueuse en comparaison.

Au milieu de ces décombres et à l'occasion de cette campagne électorale se lève une force citoyenne, dont la formation remonte déjà à plus d'un an et les fondations sont plus anciennes encore, car elles puisent leurs racines dans le non progressistes de 2005 contre le TCE, et dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon déjà. Elle progresse en parallèle avec le désir de renouvellement et d'assainissement de la politique, porté par le mouvement pour la sixième république, dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

A l'heure où je parle il est désormais partagé par tous que la France Insoumise a des chances réelles d'être au second tour de l'élection présidentielle qui aura lieu le 23 avril et 7 mai prochains. Les sondages sont à manipuler avec d'infinies précautions mais la formulation des dynamiques est en général là où ils se trompent le moins. Or c'est la France insoumise qui possède incontestablement la meilleure. Et des simulations établissent que Jean-Luc Mélenchon battrait tout ses adversaires au deuxième tour. Ce succès grandissant est donc le fruit de cette longue préparation du programme et de la campagne, travail de milliers de citoyens qui ont en fait la cohérence et la précision.

Vous pouvez le consulter en suivant le lien ci-après :

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Axé sur le retour de la souveraineté politique des citoyens, dont Jaurès disait qu'elle est le fondamental de toute liberté, l'Avenir en commun, propose donc la fin de la monarchie présidentielle, de ce régime où les élus une fois leur mandat acquis, se permettent de faire le contraire de ce qu'ils ont annoncés pendant les campagnes, toujours dans la direction de plus de néolibéralisme, de profits pour les oligarques, d'efforts et de restrictions pour les 95% de la populations, pour des résultats économiques désastreux, dont on a déjà parlé. Plus encore, on le voit bien aujourd'hui avec les affaires qui s'accrochent au parcours des candidats Fillon et Le Pen, sans parler du trouble qui s'attache lui à l'entourage et aux affinités de Macron (finance, grands patrons, soutiens venus des sphères d'opportunisme les plus patents de la politique français), nous avons à faire avec une caste qui se pense intouchable et se conduit comme une aristocratie sans foi ni loi, appelant aux coupes budgétaires pour les services publics, mais se servant dans la caisse sans vergogne.

Le changement d'institutions s'avère donc indispensable pour repartir dans une démocratie effective, où le choix politique sera garanti. C'est l'objet de l'appel à une assemblée constituante où les citoyens redéfiniront leur vivre ensemble politique, les règles de la démocratie dans ce pays. Mais il faut également faire face à tous les défis de notre époque, sociaux, économiques, écologiques. Là aussi, l'Avenir en commun s'avère d'une cohérence redoutable avec comme pivot une renégociation des traités européens dans lesquels nous sommes prisonniers, quitte à en sortir si nous ne parvenons pas à les changer drastiquement en faveur d'une réorientation sociale et plus durable de l'économie. Il propose également de rompre avec l'austérité toxique et propulser une reprise basée sur une meilleur répartition des richesses, moteur d'une consommation retrouvée, balisée par un protectionnisme solidaire négocié, dans un système de production repensé pour être compatible avec la préservation de l'environnement. Le smic revalorisé, compensé par des mesures en faveur des PME (impôts sur les sociétés baissé de 30%, taux d'escompte ramené à 0%, crédit facilité à la BPI), l'impôt sur le revenu plus progressif avec la création de 14 tranches (90% des français en paieront moins) et la lutte contre l'évasion fiscale comme priorité, la sortie du nucléaire et le chemin vers le 100% d'énergie renouvelable,  avec un accent mis sur la recherche et la formation professionnelle pour répondre aux enjeux technologiques et industriels liés.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon propose de restaurer l'indépendance de la France en sortant de l'OTAN qui nous précipite vers la guerre, tout en en privilégiant les coopérations dans le monde entier, car notre pays est présent sur les cinq continents.

Après trente ans de politique qui nous ont montré qu'elle ne réglaient rien, bien au contraire, il est temps de retrouver la France qui inspire, la France qui va de l'avant, la France qui respecte sa devise Liberté, Egalité, Fraternité, la France de la Révolution et celle de De Gaulle. Il est temps de construire la France de demain qui se lancera dans les défis de ce siècle en préservant sa cohésion sociale et en portant de nouveau sa parole d'équilibre dans le monde. Le 23 avril et le 7 mai, votons Jean-Luc Mélenchon, soutenons la France Insoumise et l'Avenir en commun.

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