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  • Musicothérapie

    Ce nouveau billet ne parlera pas directement de politique. Mais qu'y aurait-il à dire qui ne sape pas le moral et ne renvoie au titre de cette note ? Tout n'est pas si noir malgré tout. Il faut bien sûr aller delà de l'émergence une nouvelle fois mise en scène d'un parti d'extrême-droite bien pratique pour que les deux formations principales ne remettent jamais en cause l'insanité de leur idéologie commune et de leurs pratiques de plus en plus en dehors des clous de la moralité, voire de la légalité, ce qui d'ailleurs nourrit le malaise des citoyens à l'origine notamment, d'une soit disant percée du Fn. Et le cercle est bouclé...

    Mais le Front de Gauche progresse, dans l'ombre des medias certes, mais l'opposition de gauche se renforce et se structure, en triant le bon grain de l'ivraie. Il faudra faire fructifier tout cela au moment des européennes.

    Pour le reste, il n'y a pas tant de bonnes nouvelles que parfois, il faille chercher un peu de réconfort et d'énergie dans quelques musiques joyeuses et agréables. The Go! Team et Fanfarlo, dans des genres différents remplissent parfaitement cet objectif.

    La première formation, basée à Brighton en Angleterre, est un groupe mixte composé de six personnes, trois filles, trois garçons, venant d'horizons et de pays différents. Ils sont réunis autour d'un projet musical ultra-dynamique, puisant ces références dans les campus universitaires américains, les fanfares et la culture "cheerleaders" d'une part, dans le hip-hop, le funk, et le rock d'autre part.

    Le résultat survitaminé, à l'image de la chanteuse nommée Ninja de façon très appropriée, est une suite de morceaux pêchus, bardés de cuivre et de percussions. Deux batteries bavardes rythment les chansons dans une ambiance de fête universitaire en plein air. Les instruments les plus divers, de la guitare à l'harmonica, en passant donc par force trompettes, trombones et tubas se répondent pour donner des hymnes au mouvement et à la gaieté communicatifs. Ecouter The Go! Team donnerait la pêche même après avoir regardé une minute de soirée électorale à sens unique sur France 2, c'est dire.

     

     

     

    Fanfarlo, que j'ai eu la chance de voir en concert il y a peu à la Maroquinerie, est un groupe folk-pop, lui aussi assez féru de cuivres, mais aussi d'à peu près tout ce qui produit des notes de musique. Il est par ailleurs prolixe en mélodies et harmonies aussi envoûtantes que joyeuses. Il vient de sortir son troisième album, Let's go instinct.

    Fondé en 2006 par Simon Balthazar, dont le nom vous aura bien entendu mis sur la piste de ses origines suédoises (si, si),  et Giles J. Davies, qui a depuis quitté la formation, Fanfarlo, référence à une nouvelle de Baudelaire, illustrant bien en cela l'esprit poétique et rêveur de sa musique, nous offre des morceaux à la fois légers et riches d'arrangements scintillants. Ils ont quasiment tous la particularité d'être assez librement structurés et de monter vers le ciel, portés par les ailes des trompettes et de claviers joyeux et doux en même temps. Idéal après la débauche d'énergie livrée par les musiciens de The Go! Team, pour poursuivre dans une humeur plus feutrée mais sans en perdre le sourire.

     

     

    Deux références hautement recommandées par les temps qui courent.