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16/04/2017

L'heure de l'insoumission ?

Voilà presque deux ans que ce blog était en jachère, pour des raisons diverses dont le manque de temps, de motivation et peut-être aussi l'intervalle pour que germe à nouveau la graine de la révolte, le temps que se prépare la terre à une nouvelle récolte. Car ainsi vont les convictions comme il en est de la nature. Parfois, elle s'endort, mais toujours elle se réveille. Avec ce printemps électoral est venu le moment de reprendre le combat, bien que votre hôte n'ait jamais cessé de le mener en bien des lieux, à la fois virtuels et physiques.

Si on excepte donc cette interruption de presque deux ans, ce blog a souvent été le support de mes "analyses" politiques. Ma modestie dût-elle en souffrir, et bien que je ne construise pas mes commentaires à l'appui de ma seule pensée, il faut bien constater que les faits n'ont quasiment jamais démenti ce dont j'avais témoigné ici, et la tendance économique de fond est rigoureusement identique à ce que je soulignais.

Le quinquennat de François Hollande a été une longue plongée vers le vide, vers toujours plus d'obstination néolibérale, plus de dévoiement de la politique et de sa décrédibilisation. Ses mesures ont illustré l'impuissance et même plus, la toxicité, des vieilles recettes qui visent à "libérer les énergies", une politique de l'offre qui fait le bonheur des multinationales, des financiers et des rentiers en général, au détriment de tous les autres et de l'économie en général.

Jamais la société n'aura été si défiante envers les élus, ceux qui sont aujourd'hui aux mieux leurs amis, au pire leurs maîtres, les oligarques, et leur cour d'affidés des éditorialistes et de leur piétaille de journalistes souvent contraints à une propagande masquée, qui ferait passer celle d'un Poutine pour presque vertueuse en comparaison.

Au milieu de ces décombres et à l'occasion de cette campagne électorale se lève une force citoyenne, dont la formation remonte déjà à plus d'un an et les fondations sont plus anciennes encore, car elles puisent leurs racines dans le non progressistes de 2005 contre le TCE, et dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon déjà. Elle progresse en parallèle avec le désir de renouvellement et d'assainissement de la politique, porté par le mouvement pour la sixième république, dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

A l'heure où je parle il est désormais partagé par tous que la France Insoumise a des chances réelles d'être au second tour de l'élection présidentielle qui aura lieu le 23 avril et 7 mai prochains. Les sondages sont à manipuler avec d'infinies précautions mais la formulation des dynamiques est en général là où ils se trompent le moins. Or c'est la France insoumise qui possède incontestablement la meilleure. Et des simulations établissent que Jean-Luc Mélenchon battrait tout ses adversaires au deuxième tour. Ce succès grandissant est donc le fruit de cette longue préparation du programme et de la campagne, travail de milliers de citoyens qui ont en fait la cohérence et la précision.

Vous pouvez le consulter en suivant le lien ci-après :

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Axé sur le retour de la souveraineté politique des citoyens, dont Jaurès disait qu'elle est le fondamental de toute liberté, l'Avenir en commun, propose donc la fin de la monarchie présidentielle, de ce régime où les élus une fois leur mandat acquis, se permettent de faire le contraire de ce qu'ils ont annoncés pendant les campagnes, toujours dans la direction de plus de néolibéralisme, de profits pour les oligarques, d'efforts et de restrictions pour les 95% de la populations, pour des résultats économiques désastreux, dont on a déjà parlé. Plus encore, on le voit bien aujourd'hui avec les affaires qui s'accrochent au parcours des candidats Fillon et Le Pen, sans parler du trouble qui s'attache lui à l'entourage et aux affinités de Macron (finance, grands patrons, soutiens venus des sphères d'opportunisme les plus patents de la politique français), nous avons à faire avec une caste qui se pense intouchable et se conduit comme une aristocratie sans foi ni loi, appelant aux coupes budgétaires pour les services publics, mais se servant dans la caisse sans vergogne.

Le changement d'institutions s'avère donc indispensable pour repartir dans une démocratie effective, où le choix politique sera garanti. C'est l'objet de l'appel à une assemblée constituante où les citoyens redéfiniront leur vivre ensemble politique, les règles de la démocratie dans ce pays. Mais il faut également faire face à tous les défis de notre époque, sociaux, économiques, écologiques. Là aussi, l'Avenir en commun s'avère d'une cohérence redoutable avec comme pivot une renégociation des traités européens dans lesquels nous sommes prisonniers, quitte à en sortir si nous ne parvenons pas à les changer drastiquement en faveur d'une réorientation sociale et plus durable de l'économie. Il propose également de rompre avec l'austérité toxique et propulser une reprise basée sur une meilleur répartition des richesses, moteur d'une consommation retrouvée, balisée par un protectionnisme solidaire négocié, dans un système de production repensé pour être compatible avec la préservation de l'environnement. Le smic revalorisé, compensé par des mesures en faveur des PME (impôts sur les sociétés baissé de 30%, taux d'escompte ramené à 0%, crédit facilité à la BPI), l'impôt sur le revenu plus progressif avec la création de 14 tranches (90% des français en paieront moins) et la lutte contre l'évasion fiscale comme priorité, la sortie du nucléaire et le chemin vers le 100% d'énergie renouvelable,  avec un accent mis sur la recherche et la formation professionnelle pour répondre aux enjeux technologiques et industriels liés.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon propose de restaurer l'indépendance de la France en sortant de l'OTAN qui nous précipite vers la guerre, tout en en privilégiant les coopérations dans le monde entier, car notre pays est présent sur les cinq continents.

Après trente ans de politique qui nous ont montré qu'elle ne réglaient rien, bien au contraire, il est temps de retrouver la France qui inspire, la France qui va de l'avant, la France qui respecte sa devise Liberté, Egalité, Fraternité, la France de la Révolution et celle de De Gaulle. Il est temps de construire la France de demain qui se lancera dans les défis de ce siècle en préservant sa cohésion sociale et en portant de nouveau sa parole d'équilibre dans le monde. Le 23 avril et le 7 mai, votons Jean-Luc Mélenchon, soutenons la France Insoumise et l'Avenir en commun.

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13/10/2014

Passer la sixième

Le temps n'est pas extensible et ce blog a souffert de cette évidence. Les traditionnelles photos des non moins traditionnelles vacances d'été sont donc toujours en attente. Elle patienteront encore un peu puisque il est des sujets éminemment plus importants, même si beaucoup et peut-être certains lecteurs ici-même préfèreraient la légèreté d'un petit reportage illustré, alors même que l'urgence de la situation réclamerait d'eux bien davantage de se pencher sérieusement sur le sujet politique.

C'est bien ce dernier que je vais donc une nouvelle fois aborder ici, afin de tenter d'ouvrir une perspective, ou plus précisément de relayer une proposition de sortie de crise. Cette dernière, qui a bien souvent été l'invitée vedette de mes billets depuis l'ouverture de cette tribune, est toujours en pleine forme et continue d'évoluer vers l'aggravation, pour les raisons maintes fois abordées ici (et ailleurs bien évidemment) : les causes profondes du dysfonctionnement systémique de l'économie n'ont toujours pas été constatées par nos dirigeants et ils n'apportent que des mesures idéologiques (néolibérales) qui ne font que l'accentuer.

 

m6r, sicième république, constitution, assemblée constituante, Jean-Luc Mélenchon

Ces représentants politiques qui s'obstinent dans l'erreur sont le témoignage d'institutions qui ne peuvent plus répondre à la fois à l'exigence démocratique et à la nécessité d'apporter des solutions qui sortent du cadre actuel. Comment interpréter autrement une situation qui voit les mêmes politiques être appliquées quelle que soit l'étiquette du candidat élu, au mépris des électeurs, dont le vote est systématiquement contourné, au moins depuis le 29 mai 2005 et le referendum sur le TCE. Le résultat, c'est que les citoyens sont totalement désorientés, se réfugient soit dans un parti qu'on leur vend comme le seul anti-système, soit dans l'abstention.

La vie politique est actuellement, comme elle pouvait l'être en 1788, totalement verrouillée par une infime minorité de personnes, qui confisquent tous les pouvoirs et dont le seul but est de se maintenir aux affaires, servis en cela par tous ceux qui profitent de la situation. Il s'agit ni plus ni moins d'une nouvelle aristocratie qui se donne le droit de faire circuler les seules idées qui vont dans son intérêt, avec la complicité passive d'une base citoyenne à la fois engluée dans ses difficultés quotidiennes et anesthésiée par la société de consommation.

Parce que les gens sont tous responsables du fonctionnement d'une collectivité, il est nécessaire que leur implication dans la vie politique soit bien plus grande qu'elle ne l'est aujourd'hui, cantonnée à des élections de pure forme puisque l'issue débouche sur la continuité et la médiocrité. Plutôt que d'espérer un éventuel sauveur, il faut changer les règles afin que ne soit plus permis cette domination tout sauf éclairée.

Or les règles dans un Etat, c'est la constitution qui les fixe. On peut donc parfaitement faire en sorte qu'il soit anticonstitutionnel de passer quarante ans avec des responsabilités politiques, de cumuler les mandats, de disposer d'autant de moyens d'expression que l'argent ne le permet, favorisant par la même la reproduction des castes nobiliaires, comme c'était le cas durant l'ancien régime. Puisque la constitution de la cinquième république ne permet pas d'éviter ces abus lourds de conséquences sur la démocratie et la bonne gestion de notre pays, il faut donc en changer. Cela permettra en outre de provoquer un débat, de concerner le plus grand nombre de citoyens possible, de faire en sorte que le peuple, que l'on a voulu disséminer en autant d'individus autocentrés impuissants à s'opposer aux visées des dominants, de faire en sorte que ce peuple donc, prenne conscience de lui-même, de ses devoirs, de ses responsabilités, autant que des droits qui lui sont légitimes.

Voilà pourquoi a été lancé le mouvement m6r (mouvement pour la sixième république) afin de réclamer la convocation d'une assemblée constituante. Plus nombreux seront les signataires, plus vite l'idée avancera et deviendra incontournable dans le débat politique.

Voici le lien vers le site web où l'on peut adhérer à cet appel :

http://www.m6r.fr/

Même si l'initiative en revient à Jean-Luc Mélenchon, l'objet de cette démarche est de dépasser les partis et les appartenances. En effet, aujourd'hui, les clivages sont abolis par le néolibéralisme qui rassemble une grande majorité du Ps, jusqu'à l'UMP et d'un autre côté, nombreux sont les gens de gauche ou de droite qui ne se reconnaissent pas dans cet abandon des valeurs de notre pays, portées aussi bien par De Gaulle que par Jaurès, et qui, plus encore, n'acceptent pas que la souveraineté de la France échappe à ses citoyens, bradée qu'elle est par des dirigeants désormais en parfaite accointance avec l'oligarchie financière et les lobbies sévissant à Bruxelles notamment. C'est pourquoi c'est dans l'intérêt du plus grand nombre de réclamer des institutions qui permettent réellement aux citoyens de décider de la politique qu'ils veulent voir être mise en place.

Pour mieux comprendre les enjeux autour d'une nouvelle constitution, je vous propose un discours extrêmement clair et argumenté de Jean-Luc Mélenchon ainsi que l'émission C politique, animée par Caroline Roux, rare journaliste à écouter ses invités:

 


Discours de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l... par lepartidegauche

 



"Il faut que le peuple s'en mêle" - J.-L... par lepartidegauche

 

Parce que la crise que nous vivons, si nous la laissons aller jusqu'à son terme, peut déboucher sur des horreurs que nous avons déjà connues dans l'histoire, parce qu'il est temps que nous tous, nous nous réveillions et nous prenions enfin en main pour faire cesser la longue agonie d'un pays qu'on enterre vivant, parce qu'il est temps que nous rappelions ce que signifie la démocratie, alors il est temps de passer la sixième.

 

20/04/2014

La vérité si je mens !

Quand la masse des contradicteurs orthodoxes n'a même plus l'once d'un argument pour réfuter ceux qui les mettent dangereusement en difficulté, ils ne s'attaquent plus au fond mais à l'homme qui le porte.

Voilà pourquoi reviennent traditionnellement des "dossiers" sur l'absence de Jean-Luc Mélenchon au parlement européen. Celles-ci sont censées illustrer le manque de sérieux et donc de crédibilité de celui qui endosse le mieux le rôle du combattant contre le système néolibéral.

Et pourtant, même s'il considère l'institution européenne comme impuissante du fait de son manque de pouvoir, de son rôle de quasi chambre d'enregistrement des décisions de la commission, du fait que les principaux partis de gouvernement votent de concert la plupart du temps, il n'en est pas moins un des plus actifs pour retourner à ses électeurs son activité et le contenu politique des débats. Quoi de plus cohérent alors de ne pas participer aux travaux de l'ombre, qui ne sont que des mises en formes respectant à la lettre les traités européens, donc une orientation claire en faveur de la concurrence libre et non faussées et autres cadres rigides d'inspiration ordo-libérales, mais au contraire, de dénoncer ces pratiques de conformation et rendre-compte aux citoyens de la toxicité de la plupart des politiques européennes.

Or il s'avère que Jean-Luc Mélenchon est de ceux qui interpellent le plus au sein de l'hémicycle, de ceux qui font le plus d'explication de votes, le tout retranscrit dans un blog européen dont bien peu de ceux qui accusent ou font relayer les accusations par certain médias, peuvent se prévaloir d'offrir.

Quelques liens pour preuves :

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ma-facon-detre-depute/

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/ma-facon-detre-depute...

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/theme/resume-de-seanc...

http://europe.jean-luc-melenchon.fr/

 

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Pendant ce temps là, les "vertueux" oublient consciencieusement de parler des élections européennes et des enjeux qui leur sont liés, le grand marché transatlantique par exemple, qui, s'il est signé, entérinera la fin complète de notre modèle social, de notre souveraineté et pour tout dire, de notre pays. Le Front de Gauche alerte sur ce thème depuis des années, dans la droite ligne du non au referendum de 2005. Mais il vaut mieux essayer de discréditer l'homme, quand on sait que ses idées sont irréfutables.

Malgré cela, il y a encore quelques espaces de paroles non frelatés. Quand le discours politique est autorisé réellement, quand on lui laisse le temps d'approfondir les problèmes, alors il y a peu de représentants élus qui peuvent faire preuve d'autant de discernement, de lucidité et de pédagogie que le co-président du Parti de Gauche. En voici en exemple :


"Je veux donner le goût du futur" - J.-L... par lepartidegauche

 

 

09/12/2013

Croire au père Noël

Voilà que se figurent déjà à l'horizon les volutes d'or et de brouillard des fêtes de fin d'année. Un peu plus chaque année se côtoient les lumières des célébrations et l'ombre de plus en plus insistante des laissés pour compte d'une société lézardée par la crise.

Dans ce contexte de décrépitude de l'Etat, savamment alimentée par nos représentants politiques, les inégalités augmentent en flèche et les contestations, encore morcelées et souvent corporatistes, à courte vue, enflent graduellement. Il serait pourtant urgent de réhabiliter les structures étatiques, qui sont celles, aussi importantes que ses fonctions régaliennes, de la redistribution, de l'investissement et des services publics, garants de la cohésion territoriale et in fine, sociale.

Voilà pourquoi le Front de Gauche a organisé une grande marche pour la révolution fiscale, afin de bien souligner l'importance de l'impôt comme nécessaire fondement de la République, à la condition qu'il est juste et utilisé en direction du bien commun. Autant dire qu'il faut aller à l'opposé de ce qu'a choisi le gouvernement de droite actuel, par ses cadeaux fiscaux aux entreprises qui délocalisent et l'augmentation en janvier de la TVA, qui touchera elle, les plus fragiles. C'est également prendre le contrepied de certains mouvements régionalistes anti-fiscaux qui sont en réalité orientés par des barons locaux. Eux ne rêvent que de conforter leur pouvoir au détriment de l'Etat et d'une grande majorité de la population dont une partie les suit benoîtement aujourd'hui sans en mesurer les enjeux.

C'est peu de dire que cette tentative de poser le problème fiscal sous un jour différent de l'habituelle antienne orthodoxe du "raz-le-bol fiscal" a été combattue par l'alliance routinière du système politique et médiatique, peut-être à un point encore jamais vu. Le succès de la manifestation est objectif. Le Figaro peu suspect de sympathie pour Jean-Luc Mélenchon a concédé qu'il y avait plusieurs dizaines de milliers de personnes le dimanche 1er décembre. J'estime pour ma part la participation à 50000 personnes environ, le parti de Gauche lui, en ayant compté 100000, ce qui paraît un tantinet exagéré, mais beaucoup moins ridicule que le chiffre de la préfecture, qui pourtant lui, n'a pas été contesté. Nos adversaires dépités et apeurés se sont donc rués sur tout espèce de prétexte pour minimiser cet évènement, dans le sillage des réseaux sociaux d'extrême-droite, dénonçant des montages photos imaginaires, tricheries qui se sont révélées en fait l'oeuvre des médias eux-même, I-Télé ayant été pris la main dans le sac en diffusant des images tirées d'une manifestation clairsemée ayant eu lieu la veille.

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2 selon la police...

 

Il paraît pourtant que Jean-Luc Mélenchon est sur le déclin et le FdG prêt à éclater, sans influence aucune. Hé bien, que seraient les réactions de nos opposants si nous n'étions pas si insignifiants ! On pourrait craindre les chars...La vérité est que, outre nos capacités de mobilisation intactes et supérieures par exemple à celles des bonnets rouges, ce sont surtout nos propositions qu'il faut absolument masquer, d'où les attaques systématique sur la forme, pour qu'on ne puisse discuter du fond.

Le fond c'était donc une réforme en profondeur du système fiscal, mais pas celle que le premier ministre Ayrault aux abois a annoncé à la surprise générale, contre-disant Cahuzac, homme qui lui est désormais seul, qui l'annonçait déjà faite au moment d'un débat avec Jean-Luc Mélenchon. La réaction en toute hâte du gouvernement fait directement suite à l'organisation de la marche pour la révolution fiscale. Encore une fois, pour une formation politique sans influence, il est à constater que le FdG, fait pourtant s'agiter beaucoup de ses adversaires.

La fiscalité est la condition nécessaire du fonctionnement d'un Etat. C'est elle aussi qui va déterminer ses marges de manoeuvre dans l'établissement d'un budget. Voilà pourquoi, face à l'austérité mortifère qui nous est proposée comme remède universel et qui nous tue plus sûrement que le plus nocif des poisons, il est indispensable de rendre visible les alternatives structurés et étayées. Le contre-budget du Parti de Gauche en fait partie.

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Il prévoit un exercice excédentaire, à mille lieux des comptes tournés uniquement vers la satisfaction des spéculateurs et autres financiers, grands patrons et idéologues néolibéraux de tout poil. Il propose par exemple :

-la remise à plat de l'impôt sur le revenu, qualifié de citoyen, dont l'assiette serait élargie pour concerner une majorité de la population, mais bien plus progressif, avec 14 tranches, pour que chacun paie réellement selon ses moyens. Il toucherait également le travail et le capital alors que ce dernier est largement protégé aujourd'hui. Cela explique pourquoi la charge de l'impôt repose essentiellement sur les classes moyennes et populaires, à bout de souffle. C'est aussi pour cela que l'unique solution proposé par les orthodoxes est de dépecer l'Etat et ses services publics, qui bénéficient pourtant aux plus fragiles. Ces derniers devront payer incommensurablement plus pour accéder à des prestations privées, pour l'éducation, la santé etc, que ce qu'il acquittent comme impôt aujourd'hui.

-la lutte sans merci contre la fraude fiscale et la multiplication des niches. Pour cela il faut donner les moyens à l'Etat de mener ce combat, qui pourrait à lui seul faire revenir des dizaines de milliards d'euros dans ses caisses, alors qu'ils nous échappent aujourd'hui, à destination des paradis fiscaux et de la spéculation, elle même facteur du démantèlement de nos industrie et de nos emplois.

-financer la transition vers une économie durable et écologiquement responsable. Outre la préservation de notre environnement, donc de notre santé et également des revenus du tourisme, elle sera à l'origine de centaines de milliers d'emplois (825 000 selon l'ADEME), dans la recherche et ses applications : énergies nouvelles, exploitation raisonnée de la mer, des forêts, nouvelles techniques propres de production etc...

-Reconstruire notre système de santé, de moins en moins efficace, de moins en moins accessible aux populations les moins favorisées, suite aux appétits des intérêts privés qui y voient une source inépuisable de profit. Qu'importe pour eux et pour leur complices politiques que les inégalités devant cette question essentielle qu'est la santé explosent en fonction des catégories socio-professionnelle. Le budget du Parti de Gauche se donne les moyens de rembourser les soins incontournables comme la médecine générale, l'hospitalisation, les soins dentaires, auditifs et ophtalmologiques à 100%. La tarification à l'acte, ses dépassements d'honoraires galopants, et la gestion des médicaments, gouffres financiers pour la Sécurité sociale, seront également réformés

-la cohésion territoriale sera de nouveau une priorité, loin de la décentralisation néolibérale qui intensifie la compétition entre collectivités et accentue les inégalités. L'Etat sera de nouveau force de proposition et de planification pour équiper et investir dans l'avenir, de façon équitable et avec pour unique objectif de préserver le bien commun.

 

Je ne saurais trop vous encourager à lire ce document qui présente des propositions fouillées et argumentés, cohérentes et chiffrées. Peut-être que cela pourrait convaincre salutairement qu'espérer un changement radical, ce n'est pas croire au père Noël.

 

 

10/11/2013

Une et indivisible

La crise qui dans les faits a totalement invalidé les dogmes néolibéraux, donne pourtant à leur thuriféraires, avec la complicité de l'ancienne gauche de gouvernement qu'est le Ps, l'occasion de pousser la propagande à son paroxysme. Sans cesse à l'offensive, ils ont réussi un nouveau coup, comme auparavant les pigeons avaient pu le faire, en mettant dans la rue en Bretagne de pauvres bougres laminés par les difficultés économiques et menés par quelques figures opportunistes, qui voient là l'occasion, qui de récolter un peu d'argent supplémentaire pour les actionnaires, qui de continuer à saper la légitimité de l'impôt (droite et extrême-droite), qui a promouvoir les nauséabondes idées régionalistes, afin de conforter quelques notabilités féodales. Les véritables victimes de la crise, elles, se verront Grosjean comme devant, comme d'habitude, faute de saisir les véritables tenants et aboutissants...

Les fameux bonnets rouge, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, sont loin d'être, pour les meneurs, des pauvres naïfs accablés par la déroute de la filière agro-alimentaire bretonne. Leur couvre-chef a été soigneusement déterminé selon les règles du marketing le plus orthodoxe, comme un symbole anti-Etat, mais dont la couleur porte bien entendu à confusion, le rouge étant associé aux révoltes prolétaires, voir à la Révolution. Mais loin d'être phrygiens ces bonnets là viennent plutôt à la rescousse des gros, de bonnets, les patrons de l'industrie porcine et volaillère, de la grande distribution. Ceux là se servent d'une population qu'ils ont eux-mêmes fragilisée par leur licenciements et l'absence d'adaptation à un contexte connu, à savoir la fin des subventions à l'exportation, à la nécessaire montée en gamme des produits fabriqués, l'impérieuse préoccupation écologique dont l'absence fait courir de graves menaces sur la préservation de l'environnement breton, dont on sait pourtant à quel point il est un atout considérable pour la région.

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Ca, c'est du bonnet rouge !

 

Ils manipulent ces gens pour tenter d'obtenir l'assouplissement du code du travail, pour leur permettre de rémunérer leurs employés comme les allemands le fond avec les immigrés venus de l'Est dans les abattoirs porcins. On voit là quels bénéfices récolteront ceux qui les défendent plus ou moins consciemment en ce moment... S'ajoute à ces motivations financières, l'ambition de quelques opportunistes régionalistes d'affirmer des positions dominantes en se faisant barons de la cause, cause qu'ils oublieront rapidement pour profiter de leur rente locale et rire des nigauds qui auront permis leur ascension.

Le prétexte à cette agitation a été l'écotaxe, prélèvement issu du fameux Grenelle de l'environnement, donc décidé par le précédent gouvernement, afin d'installer le principe du pollueur-payeur. Disons le tout net, ce genre de mesure est inadaptée. La question environnementale doit être transversale et systémique. Ce n'est certainement pas en préservant le tropisme productiviste et ultra-libéral que nous pourrons réellement infléchir la dégradation continue de notre milieu. Ce n'est pas non plus en taxant le transport routier sans en parallèle développer les moyens de transports alternatifs, comme le ferroutage, que la situation évoluera positivement. Malgré tout, cela vaut mieux que de laisser faire et voir sans réagir, la Bretagne devenir un grand champ d'épandage de lisier, qui contamine les eaux jusqu'à les rendre impropres à la consommation, sans parler de l'invasion des algues vertes, qui dénaturent le merveilleux littoral breton.

Si scandale il y a dans cette écotaxe, c'est bien son mode de collecte, confié au privé, à l'entreprise Ecoumouv, qui non seulement pose la question cruciale de la souveraineté la plus fondamentale d'un Etat, à savoir la possibilité de lever l'impôt, mais en plus des conditions plus qu'avantageuses pour les opérateurs privés, au détriment même des sommes qui pourraient bénéficier à la collectivité. On parle ici de 20% de l'ensemble des recettes. Cette forme de délégation, comme tous les partenariats publics-privés d'ailleurs, s'apparente à de l'escroquerie généralisée, avec la complicité inacceptable de la représentation politique. S'il y a un motif de manifestation, c'est bien celui-ci. Il fait le lien avec la véritable le problématique qui devrait être soulevée, à savoir la question fiscale en général, de sa justice, de sa progressivité, de son utilisation bien sûr, et de sa captation par des intérêts très minoritaires, au détriment de la grande majorité de la population, pendant qu'elle subit la dégradation continue de ses conditions de vie.

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La colère peut donc être très légitime à partir du moment où elle part du constat pertinent que les efforts des classes moyennes et populaires ne peuvent servir à engraisser une infime caste de décideurs politico-financiers, qui se permettent le luxe de manipuler les premières dans leur seul intérêt. C'est bien pourquoi la mauvaise humeur bretonne n'a aucun particularisme à faire valoir mais au contraire devrait faire jaillir un questionnement national , voire européen. Pourquoi, au nom des actionnaires, devoir endurer la perte de toutes nos industrie, devoir assumer le remboursement d'une dette qui a avant tout été encouragée par les financiers et leur a rapporté gros, subir de ce fait une austérité qui ne fait que dégrader l'économie et prive les gens les plus fragiles des services publics ?

L'impôt qui est à la base du contrat social, de la solidarité entre citoyens et donc in fine à la base de fonctionnement de toute collectivité, épargne aujourd'hui ceux qui ont le plus de moyens pour s'en acquitter. Il faut donc impérativement envisager sa réforme, voir penser une révolution fiscale. Il est nécessaire de le rendre plus progressif, en multipliant les tranches par exemples, d'élargir son assiette, afin qu'il rapporte plus en impliquant tous les citoyens selon leurs revenus car si l'impôt est à la base de la redistribution, il est aussi le ciment du devoir de solidarité. De même, il est urgent de lutter contre l'évasion fiscale et l'impunité de la finance qui nous prive de dizaines de milliards d'euros de ressources chaque année. Le simple fait de se concentrer sur cette lutte rendrait définitivement irrecevable le maintien de l'austérité dont les effets sont non seulement très préjudiciables pour l'économie mais sont en plus extrêmement injuste en frappant les citoyens les moins aisés. A ce titre, l'augmentation de la TVA le 1er janvier prochain est extrêmement mal venue et révoltante car elle va une nouvelle fois toucher les plus fragiles d'entre nous.

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Parce que le système fiscal est une clé de la remise en cause de l'économie néolibérale en pleine déliquescence, à l'initiative de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche, une grande marche pour la révolution fiscale est organisée le 1er décembre à Paris et partout où les citoyens l'estimeront nécessaire. Ce sera une occasion de montrer notre compréhension des enjeux, loin de la mascarade orientée, très droitisante, des bonnets rouges. Plutôt que de diluer les luttes et se tromper d'adversaire, c'est groupé qu'il faut agir pour redevenir maîtres de nôtre destin, se réapproprier notre république, pour réaffirmer avec force, dans l'intérêt de tous les citoyens, qu'elle est une et indivisible.

27/10/2013

Liberté, Egalité, Fraternité

51pVR-gkRXL.jpgAu moment où la défiance des citoyens envers leur représentation politique n'a jamais été aussi prégnante, face à l'opportunisme, à l'irresponsabilité et l'affairisme qui la gangrènent, il n'est pas inutile de revenir sur un personnage historique majeur, dont la caractéristique était au contraire la droiture et la fidélité aux convictions.

Robespierre, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est une figure incontournable de notre histoire et de la Révolution. L'historiographie de ses vainqueurs en a déformé la postérité jusqu'à en faire un tyran sanguinaire, précurseur des idéologies totalitaires, cela pour mieux masquer les préoccupations égalitaires et humanistes de cet avocat artésien, d'une intelligence et d'une lucidité hors du commun.

C'est à ce titre que je souhaite évoquer, en conseillant la lecture d'un livre qui lui est consacré, l'héritage de ce montagnard jacobin,  trainé dans la boue par ceux qui en avaient eu si peur et leurs descendants, qui craignent plus que tout qu'un jour on parvienne à édifier une société de partage. Il n'y a qu'à voir leur réaction lorsque quelqu'un qui se réclame de son influence, Jean-Luc Mélenchon pour ne pas le nommer, est combattu et diabolisé, alors même que la représentante d'un parti d'extrême-droite, dont les fondamentaux haineux sont toujours bien présents, est, elle, ménagée et promue comme l'unique porte drapeau de l'anti-système. C'est cette attitude des medias dominants, de l'orthodoxie politique et économique, aujourd'hui inextricablement liées, qui mesure les craintes réelles attachées à tel ou tel. Force est de constater que l'establishment a choisi d'attaquer celui qui lui paraît le plus dangereux pour ses intérêts. Il n'est pas au Fn mais bien au Parti de Gauche.

Toute proportions gardées, c'est à ce traitement radical qu'a longtemps été soumis Maximilien Robespierre. Le prix à payer pour son incorruptibilité et sans doute également, la conséquence de quelques erreurs de sa part. C'est sur ce bilan, bien plus flatteur qu'un triste historien transfuge de la gauche comme Furet, n'a pu le dresser, que l'ouvrage Robespierre : portraits croisés, se penche. Son objet est de faire un état objectif de la pensée et de l'action robespierristes, à travers le passage en revue de plusieurs thèmes, de sa relation avec la philosophie de Rousseau jusqu'à l'éducation, en passant par les droits des citoyens, la guerre ou les politiques sociales.

Cet ouvrage se découpe donc en articles thématiques, rédigés par des historiens universitaires, sous la direction de Michel Biard et Philippe Bourdin, président et ancien président de la Société des études robespierristes. Il tente de rétablir la mesure dans le traitement historique du personnage, en réhabilitant son parcours, oeuvre d'utilité publique quand on connait l'acharnement auquel il a du faire face, sans tomber toutefois dans l'hagiographie et négliger la part d'ombre et de mystère de la principal victime des thermidoriens.

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Ce livre se révèle donc plus qu'utile pour faire la part des choses et comprendre le besoin que nous avons aujourd'hui de retrouver à la fois un idéal commun et le goût de la droiture. C'est sur ces principes, en nous réappropriant la nation dans son acception universaliste, l'ordre républicain, le bien commun et sa gestion par l'Etat, que nous pourrons également convaincre de la nécessité du partage des richesses, d'une réorientation des valeurs vers l'humain et non l'argent et le profit. A défaut, dans la situation économique irrécupérable dans laquelle nous nous trouvons, face aux impensés, à l'inertie, à l'autisme, au carriérisme du personnel politique issu des partis de gouvernement, le risque est bien réel de voir émerger les forces de l'ombre, que l'on commence à créditer aujourd'hui, avec la complicité plus ou moins consciente de la machine politico-médiatique.

Face à ce danger, il est plus qu'utile de revenir explorer le passé pour le comprendre, effacer les masques idéologiques et s'en servir pour avancer. Il ne serait pas vain par exemple, de se replonger dans la constitution de 1793 dont le moteur fut l'Incorruptible. Elle demeure le texte sans doute le plus démocratique écrit par des parlementaires. Nul doute que faire cet effort nous permettrait de réaffirmer avec force et entrain une devise qui a traversé le temps, trois mots utilisés pour la première fois par Robespierre dans un de ses discours : Liberté, Egalité, Fraternité.

 

Robespierre : portraits croisés / sous la direction de Michel Biard, Philippe Bourdin. Paris : Armand Colin, 2013. 285 p.

27/04/2013

Entrer en sixième

Voilà presque six ans désormais que le capitalisme sous sa forme financiarisée est entré dans ce qui sera très vraisemblablement son ultime crise. Nos dirigeants n'ont aucune réponse à lui apporter, aucune solution qui nous permette d'en sortir. Le gouvernement Ayrault en France va fêter ses un an en illlustrant ce constat, de la plus terrible des façons, en témoignant à la fois de ses reniements aux idéaux de la gauche et de son incapacité totale à penser hors de la vulgate néolibérale, laquelle, par l'austérité imposée partout, plonge l'Europe et le monde à sa suite dans les abysses de la dépression.

A l'initiative de Jean-Luc Mélenchon, une marche citoyenne est organisée le 5 mai prochain. Son objet principal est de promouvoir un changement des institutions dans notre pays et pourquoi pas, entrainer une réflexion sur les impasses de la vie politique actuelle dans d'autres pays d'Europe. C'est la marche vers la sixième république, qui si nous étions écoutés, enclencherait un processus constituant, c'est à dire organiserait la convocation d'une assemblée citoyenne, dont les membres ne seraient pas issus de la représention actuelle et ne pourraient être élus ensuite. C'est une garantie de renouvellement et d'indépendance. Son travail serait de réfléchir à de nouvelles institutions permettant d'assainir la politique et de la penser pour et par les citoyens, puis d'en rédiger l'organisation au travers d'une nouvelle constitution.

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Ce processus a toujours rythmé la vie de notre pays au cours des épisodes clés de son histoire, quand il avait besoin de dépasser la sclérose d'institutions inadaptées. C'est le cas aujourd'hui de la cinquième république, incapable dans son fonctionnement de représenter correctement les aspirations politiques des français et de formuler, par ses cadres, des réponses à la crise qui frappe le monde entier.

En effet, l'autisme, l'aveuglement, l'obstination de nos dirigeants à poursuivre les mêmes politiques depuis trente ans et de les accentuer encore au moment même où leurs méfaits ont précipité pour aboutir au dysfonctionnement global de l'économie néolibérale, ces attitudes s'expliquent dans un cadre systémique qui favorise l'uniformisation des offres politiques, la proximité des élus avec le monde financier et du grand capital, dont l'affaire Cahuzac, mais avant elle, celle dont Eric Woerth était le protagoniste, parmi tant d'autres exemples, a constitué un témoignage accablant. Le phénomène est arrivé à une telle extrémité que même l'ancienne gauche de gouvernement, le Ps, a basculé depuis à droite sous le poids de dogmes complètement appropriés et considérés comme allant d'eux-même, quand les faits montrent tous les jours qu'ils sont toxiques et nous entrainent dans le mur. C'est ainsi que l'ANI, la loi sur le travail, a été votée dernièrement quasiment en catimini, dans le déni du débat et soigneusement cachée par les agitations stériles autour de l'union des couples de même sexe . Or cette loi constitue une régression quasi séculaire du droit du travail et de la protection des salariés en France, par les facilités qu'elle donne aux employeurs de licencier et surtout par la latitude qu'elle offre de passer outre l'égalité devant la loi, en ramenant le rapport de force au travail, à celui entre le salarié seul, et son patron, largement déséquilibré donc. Mais pour le Ps, tout cela est normal et nous devons nous en féliciter. Qu'importe si, partout dans le monde, la flexiblisation s'est juste illustrée par l'explosion de la précarité et des temps partiels, y compris et surtout en Allemagne, le paradis selon le tout venant néolibéral. Ce qui est sans doute le plus parlant, c'est qu'elle va plus loin que le projet que l'ancien président caressait et n'avait pu mettre en oeuvre, et que l'Ump s'en est félicitée, en discutant seulement sur le détail. Deux partis, mais la même idéologie. Comment réagissent ceux qui ont voté pour le candidat qui promettait de s'en prendre à la finance, que le changement c'était maintenant et qui se retrouve avec les mêmes poncifs routiniers et inopérant, voire carrément contre-productifs ?

Cette démonstration a pour objet de souligner que les choix économiques, ceux qui par exemple pourraient nous faire sortir de la spirale récessive et de son cortège de chômeurs et de pauvres, sont directement liés aux institutions qui les permettent ou pas. Comment imaginer aujourd'hui qu'un François Hollande, un François Bayrou, un Jean-Francois Coppé ou une Marine Le Pen puissent nous proposer des mesures qui sortent du carcan orthodoxe (austérité, libéralisations, casse du service public et des protections sociales, flexibilisation, course à la compétitivité salariale, stigmatisation de boucs émissaires identitaires etc) ? Comment espérer qu'ils nous proposent de revenir sur l'austérité, en décrétant un moratoire sur la dette, pour l'auditer ? Comment penser qu'ils rééquilibrent les rapports de force géopolitiques, particulièrement entre la France et l'Allemagne ? Qui pour appuyer  une redéfinition des statuts de la banque centrale européenne, pour qu'elle puisse prêter directement aux Etats, pour que  nous puissions court-circuiter les marchés financiers et leur chantage à la dette publique, pour que nous puissions donner de l'air aux salariés et aux entrepreneurs en favorisant à la fois la consommation et les investissements publics et dans l'industrie, grâce à un pôle public bancaire notamment ? A part le Front de Gauche et une partie des verts, personne, parce que tous nagent dans le même bouillon ordinaire et subissent placidement , voir de façon complice, les pression d'intérêts oligarchiques, ce qui se traduit par reculs sociaux et explosion des inégalités. Tout cela est l'expression d'un système qui structure les comportements en quelque sorte, qui garantit l'impunité, qui mêle trop la chose publique avec les intérêts privés et surtout ceux des rentiers.

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Voilà pourquoi outre le combat contre l'austérité, la marche citoyenne du 5 mai, promeut avec force le changement de république, qui seul nous permettra de redéfinir le rapport au politique et d'imaginer une forme d'économie durable, écologique et solidaire. Pour que nous, citoyens, grandissions un peu en nous impliquant dans la vie politique de notre pays, il est temps de laisser les cancres s'enferrer dans la cour de l'école et d'entrer en sixième.

Vous trouverez toutes les informations ici

13/05/2012

Repartir au combat

Après quelques jours de repos bien mérités, il est temps d'analyser les résultats de cette élection présidentielle et surtout de lancer la campagne des législatives qui ont indépendamment du président élu, une importance cruciale.

Notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a récolté 11.1% des voix. C'est un bon résultat si on le compare avec les 1.93% qu'avait rassemblés la candidate communiste en 2007 et surtout, parce que c'est davantage comparable,  deux fois plus quasiment qu'en 2009, pour la première participation du Front de Gauche à une élection, en l'occurence pour les européennes. La progression est donc nette et plus rapide que celle du FN. Pour autant, notre score est inférieur aux espoirs que la campagne et certaines intentions de vote l'avaient laissé espérer.

Nous terminons derrière l'extrême-droite, ce dont nous ne pouvons nous réjouir, puisque c'était un objectif clairement affiché que d'être devant, à la fois parce que personne ne devrait tolérer qu'une formation fascisante prospère sur le terreau d'une crise, que les principales formations politiques sous-estiment ou ne veulent pas solutionner en dehors d'une idéologie qui, précisément, l'aggrave, mais aussi, et c'est lié, parce que le Fn est un verrou de notre système politique. En effet, il permet au PS d'activer le vote utile comme principal argument de campagne (avec l'antisarkozysme cette année, qui en est une émanation), ce qui lui assure une rente de situation en mobilisant par la peur et assure également la survie de l'objet de cette peur, comme j'avais essayé de le montrer dans mes précédents billets.

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A qui profite la peur du loup ?

 

Une fois encore, le stratagème a parfaitement fonctionné. Il apparaît que 30% des votants au premier tour pour Hollande ont hésité avec le Front de Gauche, soit près de 9% du total. Faites le compte vous-même : 11+9 = 20. Bien entendu, sur ces 30%, on peut penser que tous ne nous auraient pas choisi, vote utile pou pas. Mais il est raisonnable de penser que notre potentiel issu de l'électorat Ps avoisine les 5%. Avec 16% des voix, la musique n'aurait pas été tout à fait la même, c'est à dire cette mise en avant assez indécente mais permise par le résultat, de la candidate Le Pen.

En outre, et j'avais témoigné de l'inquiétude que cela faisait naître dans nos rangs, le traitement mediatique, surtout dans les deux dernières semaines de campagne a été clairement en défaveur de Jean-Luc Mélenchon, c'est à dire au moment où les sondages, avec la réserve que l'on doit émettre quant à leur élaboration, utilisation et analyse, faisaient état d'une progression constante du Front de Gauche et de sa position dominante depuis peu par rapport au Fn. En d'autres termes, notre candidat commençait à être gênant pour la gauche et plus largement, pour l'orthodoxie, les partisans du oui au TCE de 2005 pour résumer.

La presse a ainsi tiré à boulets rouges durant cette période, insistant là sur le rôle de rabatteur de voix de Mélenchon en faveur du Ps, donc sur les services qu'il rendait au système en place, ici sur ses fréquentations douteuses à droite, pour illustrer là aussi, un homme qui ne pouvait représenter une aspiration au changement. Dans le même temps, la candidate du Fn n'était plus attaquée, plus même sur son programme économique pour le moins fantaisiste. Dans le même temps les media de masse ont occulté notre campagne ou tronqué notre message et on sait que pour nombre d'électeurs, il s'agit du seul moyen d'information utilisé.

Bien entendu, ce barrage et ce favoritisme indirect envers l'extrême-droite n'expliquent pas à eux seuls le différentiel de vote, mais sans doute nous a t'il aussi coûtés trois à quatre points qui sont allés sur la candidate qui finalement, avait plus ou moins reçue seule le titre d'anti-système. Nous avons aussi commis des erreurs probablement, sans doute pas sur la stratégie mais sur quelques éléments tactiques, plus formels que touchant au fond, que nous ne pouvons pas renier sans donner raison à ceux que nous combattons.

Pour une analyse fine et chiffrée du vote, qui montre que nous progressons bien plus vite que la droite fascisante, là où nous avons pu porter notre projet :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/25/apres-le-premier-tour-un-moment-de-pause-clavier/

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/28/le-vote-utile...

Quoiqu'il en soit, le résultat n'a pas le même visage et ce qui s'en est suivi également, que si nous étions arrivés devant Le Pen et à ce titre, les votants utiles et certains media de gauche en sont responsables et doivent continuer la réflexion à ce sujet. Certes François Hollande est arrivé en tête du premier tour, avec une marge tellement confortable que la peur d'un nouveau 21 avril ne pouvait se justifier, cet écart étant déjà connu, mais paradoxalement, et du fait de notre arrivée derrière l'extrême-droite, la campagne s'est résolument tournée vers les thématiques chères au Fn et déjà bien légitimées par l'Ump durant les cinq dernières années. Le vote utile, comme déjà démontré pourtant, a donc une nouvelle fois profité au loup qu'il prétend chasser et a contribué à évacuer toutes les thématiques sociales, donc préférentiellement de gauche, des débats d'entre deux tours et sans doute aussi, des législatives à venir. La dynamique de la superbe campagne du Front de Gauche est donc à reconstruire, ce que nous allons tenter de réaliser évidemment. Il n'y a pas eu plus d'une heure entre le léger dépit après les résultats du premier tour et l'envie de repartir livrer bataille immédiatement.

 

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J'en viens donc au scrutin qui vient et revêt une importance considérable. Certes, Hollande sur l'élan de rejet du précédent président à réussi à s'imposer, avec une marge cependant bien plus réduite que prévue, et témoignant une nouvelle fois de l'inversion de la dynamique résultant du choix des électeurs hésitants avec nous. Mais pour autant et comme je viens de le dire, c'est plutôt la droite et sa frange la plus dure qui a le vent en poupe, au moins sur la thématique. Il serait pourtant suicidaire pour la gauche dans son ensemble de ne pas prendre enfin conscience que sans traitement adéquat de la crise, de ses causes profondes et la financiraisation de l'économie en est une des principales, le lit sera fait pour une droite recomposée autour du Fn ou pour le moins de ses idées. Or c'est ce qui se passera si le Ps échoue et il échouera s'il reste sur ses positions idéologiques, à savoir la fidélité aux dogmes gravés dans les traités européens. Les premiers signes ne sont pas très encourageants quant à la volonté de Hollande de réellement s'opposer à Merkel sur le traité budgétaire, condition pourtant essentielle pour avoir l'espoir de relancer l'économie au sein de l'Union et probablement de la sauver dans le même temps. Le nouveau président joue son quinquennat sur ces premières décisions à l'échelon européen. S'il cède, l'austérité est garantie et le scenario à l'espagnole ou à la grecque aussi, avec le corollaire de misère et le danger politique qu'elle engendre.

Aussi, le choix de nos députés peut-il avoir un impact essentiel sur la politique qui sera menée. Le seul moyen de se garantir une fermeté positive sur le plan social de Hollande, c'est de l'encadrer fortement avec un contingent le plus important possible du Front de Gauche. Cette fois-ci le vote utile ne peut plus être invoqué dans une situation où l'Ump est très affaiblie, notamment par le Fn, et par les divisions qu'il se promet de créer. Plus encore ce ne serait pas un service à rendre au PS que de se croire une nouvelle fois hégémonique à gauche et de le laisser camper sur son immobilisme programmatique destiné à la faillite, comme cela a été le cas pour tous les autres social-démocraties du continent, engluées dans leur tropisme néolibéral qui les a conduites à appliquer la même politique, à peu de choses près, que la droite, pour un résultat catastrophique. Si la gauche échoue cette fois-ci, l'alternance aura sans doute une couleur bleue très foncée. Nous ne pouvons pas nous le permettre, pas plus qu'au Ps de nous y mener.

C'est dans ce cadre là que le Front de Gauche entre avec une force et une motivation intactes, prêt une nouvelle fois à promouvoir son programme, l'Humain d'abord, qui met la priorité sur le social et pas l'exclusion, sur la structure financière de notre économie plutôt que sur les boucs émissaires variés issus pourtant des catégories les moins aisées. Jean-Luc Mélenchon, sur proposition des communistes et avec l'accord de la base a choisi de se présenter à la députation dans une région type pour illustrer les méfaits des politiques menées ces dernières décennies et tenter une nouvelle fois de substituer au sur-place toxique des formations principales, à la haine prônée par l'extrême-droite, un programme cohérent, solide et respectueux de tous. C'est une preuve de courage politique, car le risque est grand mais l'enjeu le dépasse de loin. Bien entendu, certains essaieront une nouvelle fois de détourner notre combat, de le ramener à des querelles de personnes, de l'amalgamer dans le sac bien commode des extrêmes réunis. Mais nous avons aussi besoin, dans un contexte et un système politique qui sont ce qu'ils sont, de pouvoir avec un éclairage national, susciter un débat qui porte haut et loin, tant la volonté de nous flouter du paysage politique est grande chez certains. Ce sera encore une fois difficile et enthousiasmant, mais il nous faut repartir au combat ! 


J.-L. Mélenchon Hénin-Beaumont 12.05.12 par lepartidegauche

20/04/2012

Rien n'arrête une idée dont le temps est venu

C'est la philosophie politique qui dessine l'avenir du peuple. C'est le nombre qui lui donne réalité. Ne vous laissez pas enfermer par ceux qui, plus ou moins consciemment, plus ou moins par atavisme, veulent vous diriger, en manipulant vos peurs, vers un conservatisme, qui pour 90% d'entre nous, ira contre nos intérêts. Ne les laissez pas bénéficier d'un éventuel succès de leur instrumentalisation du Fn, votez pour que la démocratie ne soit pas une bouteille vide, votez pour que la raison et le coeur remplacent les calculettes (déficientes) et les porte-feuilles, votez Front de Gauche !

Il y avait hier, 60000 personnes sous le hall numéro 1 du parc des expositions de Paris, porte de Versailles, dont votre serviteur. Enormément de jeunes s'étaient déplacés. Ils sont les prochaines décennies de notre pays, son dynamisme futur, sa fierté. Nous étions tous réunis dans le désir d'être libre de notre choix, de notre vote, de nos espoirs et de nos colères, de nos projets. Nous étions tous convaincus que la peur ne doit pas guider la main qui met le bulletin dans l'urne. Nous étions tous conscient d'offrir notre bras à l'Histoire. 

La peur n'a rien de rationnel, la peur est la marque des esclaves. Nous sommes des femmes et des hommes libres. Pour que cette liberté ne soit plus l'otage d'un chantage de ceux qui veulent gouverner nos esprits, mettons le Fn à sa vraie place, tout au fond des égoûts. Le Vote utile, c'est le vote Front de Gauche !

Prenez le temps, s'il vous plait, d'écouter en intégralité le discours tenu hier à la dernière grande réunion avant le premier tour :

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/19/discours-de-la-porte-de-versailles-a-paris/

Vous y entendrez tout ce que les media veulent cacher, ce qu'ils ne veulent en aucun cas laisser atteindre vos esgourdes. Pourquoi à votre avis ?

Pourquoi pas un mot ou presque aujourd'hui pour rendre compte de la manifestation d'hier soir, qui a constitué le plus rassemblement en intérieur de cette campagne, tous candidats confondus ? Pourquoi pas un extrait des propos de Jean-Luc Mélenchon alors même que sa cohérence, sa lucidité, est à même de convaincre énormément de monde. Serait-ce cela que ne veulent pas certains ?

Quasiment rien dans les media pour le Front de Gauche donc. Et au contraire, grand tapis rouge déroulé pour le Fn et réactivation de la menace comme par hasard, juste avant le terme de la première partie de la campagne. De quoi faire tilt dans les cerveaux pas totalement endormis non ? Il me souvient d'un temps où la bourgeoisie proclamait qu'elle préférait un petit moustachu au Front populaire. La bonne bourgeoisie d'aujourd'hui ayant choisie Hollande, je vous laisse deviner à qui le vote Ps est vraiment utile...Ne trouvez vous pas qu'il est temps de se réveiller ?

La visionnage du documentaire de Pierre Carles, en libre accès sur son site, pourra vous y aider. Il montre comment le traitement mediatique de la campagne a été clairement orienté vers un candidat en particulier...

http://www.pierrecarles.org/

Mais comme l'a dit Victor Hugo, rien n'arrête une idée dont le temps est venu.

18/04/2012

Résistez !

L'establishment a choisi son candidat, comme Wall Street avait soutenu Obama, pour surtout ne pas être inquiété. Ayez bien à l'esprit que les gens qui choisiront Hollande voteront pour la préservation de ces intérêts. Regardez ces vestes qui valsent, les vendus à l'Ump qui choisissent un nouveau cheval car le précédent est en chute libre, regardez cette presse qui bientôt va nous sortir une photo de Mélenchon jouant au ping-pong avec Staline, regardez par comparaison cette étonnante mansuétude envers la candidate de la haine. Le vote efficace, c'est celui qui se dirige vers le Front de gauche. La démocratie ne doit pas être tronquée par la peur, la soumission, le conformisme. Les puissants, ingrats, ne vous en seront pas reconnaissants pour autant si vous les favorisez par le choix qu'ils vous incitent à faire. Résistez !


 

jean-luc mélenchon,front de gauche,présidentielles 2012,résistance


15/04/2012

Une semaine pour ouvrir le champ des possibles

Plus que sept jours avant le premier tour des élections présidentielles.

 

Notre candidat a une nouvelle fois réussi son pari de réunir une assemblée géante de plus de 100000 personnes, à Marseille cette fois-ci. C'est la troisième fois qu'une telle réunion a lieu, quand les deux candidats de l'orthodoxie parviennent péniblement à réunir une seule fois autant de spectateurs, dans la capitale, dont un bon nombre payés pour y être.

Jean-Luc Mélenchon y a fait un discours tout simplement impressionnant d'humanité, de lucidité, riche en perspectives, en espoirs réalistes, espoirs que certains ont intérêt à ne pas voir se matérialiser, les financiers en premier lieu, et tous ceux qui leur sont inféodés plus ou moins consciemment, ce qu'on appelle les élites, les faiseurs d'opinions qui viennent comme Franz-Olivier Giszbert à l'émission des paroles et des actes jeudi dernier et se permettre comme des petits marquis de cours convaincus de leur impunité, d'indiquer aux citoyens ce qu'il faut voter et ne pas voter. Il est temps de leur rappeler que le suffrage universel ne saurait tolérer l'étranglement du choix !

En tout état de cause, je ne peux que vous conseiller de prendre une heure pour écouter le discours de Marseille, qui plus est si , soit vous ne connaissez pas bien la philosophie politique qui anime le Front de Gauche, soit que vous ayez des a priori ou soyez hésitants :


J.-L. Mélenchon - Discours de Marseille par lepartidegauche

 

Pour rappel, dans le programme économique du Front de Gauche il y a :

Le smic à 1700 euros. Notez bien que cette hausse du salaire minimum qui aura des répercussions sur tous les autres salaires par effet d'entrainement sera compensée dans les petites et très petites entreprises par un transfert de la charge fiscale vers les grandes structures qui, paradoxalement, payent aujourd'hui moins d'impôts que les petites. En clair, l'impôt sur les sociétés sera diminué pour les PME, alors qu'il augmentera pour les grosses entreprises. L'effet de cette hausse sera de doper la consommation et donc l'activité, avec une répercussion sur l'économie locale par la mise en place d'un protectionnisme intelligent et négocié avec les pays à bas coût.

Le nivellement des hauts revenus, qui ne pourront dépasser 20 fois la valeur des plus bas. C'est une mesure de partage des richesses afin là aussi de libérer de l'argent pour irriguer l'économie, consommation, redirection des bénfices vers les investissement plutôt que la rémunération des actionnaires.

La lutte contre la finance qui vampirise l'économie : ouverture immédiate de négociations pour changer les statuts de la BCE afin qu'elle prête directement aux états, ce qui aurait pour effet de court-circuiter le secteur financer et échapper au chantage sur la dette, en même temps que de nous faire économiser la charge des intérêts qui est à l'origine de son creusement. Il sera ensuite plus facile de s'attaquer à la spéculation : interdiction des ventes à découvert, taxes sur les flux financiers, remise en place d'un contrôle des capitaux pour assécher les paradis fiscaux et l'évasion fiscale.

La restauration des services publics durement touchés par la révision générale des politiques publiques qui l'ont totalement désorganisé et en ont entravé l'efficacité. EDF sera par exemple, de nouveau la propriété de tous et ses activités illégitimes à l'étranger feront l'objet de revente qui permettront de financer la nationalisation et les investissement nécessaires, notamment pour assurer la sécurité mise à mal par un management de la rentabilité dans les centrales nucléaires, en attendant le referendum qui permettra de discuter de la sortie de cette énergie.

Le programme économique du Front de gauche est parfaitement chiffré et réalisable. Les recettes prévues sont même exédentaires de 70 milliards d'euros, ce qui met à l'abri de fluctuations de conjoncture non prévues ou d'efficacité moindre qu'escomptées des mesures de relance. 

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Il y a bien entendu bien d'autres raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon le 22 avril car le projet porté par le Front de Gauche est le plus ambitieux et surtout le seul réellement capable de changer une situation à bien des égards dramatique. Vous avez quelques jours encore pour réfléchir et faire le bon choix, celui d'une société libérée de la compétition de tous les instants de tous contre chacun, de l'inféodation à la finance et à une hégémonie américaine à bout de souffle. Il reste une semaine pour ouvrir le champ des possibles.

10/04/2012

La signification de notre choix

Il reste deux semaines avant le premier tour des élections présidentielles. La dynamique de notre candidat est toujours excellente, après la nouvelle réussite de l'assemblée de Toulouse qui a réuni 70000 personnes. Le Front de Gauche s'affirme comme une force politique capable de gagner et comme celle qui, à gauche, a le meilleur potentiel pour l'emporter contre un adversaire de droite. Jean-Luc Mélenchon endosse donc la stature présidentielle, bien qu'il ne soit là que pour permettre l'édification d'une nouvelle constitution. Celle-ci permettra de redéfinir la vie politique en vue d'une moins grande concentration des pouvoirs, d'un retour à la souveraineté citoyenne. C'est à ce titre qu'il se pose en rassembleur, non seulement de toute la gauche, par les valeurs de solidarité et de partage que le programme, l'Humain d'abord, met en avant, mais aussi une bonne partie de la droite, en réaffirmant la pertinence de notre modèle historique, la portée universaliste de sa philosophie, le caractère profondément non aligné de notre tradition géo-politique, tout ce qu'ont bradé les élus de l'Ump depuis qu'ils sont au pouvoir, avec malheureusement, la complicité pas toujours passive des socio-démocrates.

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Ce billet a pour objet de souligner en quoi le projet du Front de Gauche peut permettre un véritable changement, en s'attachant à montrer que la clé en est le retour de la souveraineté citoyenne. La lutte contre la finance en constitue la première étape, indispensable.

Le secteur financier est une véritable hydre omnipotente qui non seulement, aspire le suc vital de l'économie, mais nous prive désormais de notre possibilité de choisir les politiques que nous voulons mettre en oeuvre (voir tous mes précédent billets sur la crise). Il s'agit bel et bien de combattre pour le maintien de la démocratie. Or si, parfois du bout des lèvres, les formations politiques dites de premier plan, Ump et Ps, ont admis qu'il y avait un problème avec la finance, quelle est réellement leur volonté d'en découdre ?

Dans mon précédent billet, j'évoque la future attaque des marchés financiers contre notre pays. Ce n'est pas une prophétie illuminée. The Economist, célèbre journal économique ultra-libéral, porte-parole officiel du monde de l'argent, a sommé la France de se réveiller et de s'adapter, sous peine d'y être contrainte par certains évènements. C'est une menace à peine voilée quand on sait qui parle à travers les pages de cet hebdomadaire britannique. Il est donc à peu près certain que dès l'élection du prochain président, quel qu'il soit, je dis bien quel qu'il soit, la finance fera automatiquement monter la pression, en spéculant sur la dette, pour bien signifier au nouveau vassal qu'il ne doit pas sortir d'un chemin bien identifié, à savoir la privatisation de tout ce qui constituait le périmètre de l'Etat, dans sa dimension sociale, mais parfois aussi régalienne.

Face à ce danger, nous savons tous que le "champion" de l'Ump n'aura pas d'états d'âme. Il partage l'idéologie qui a cours a Wall Steet et à la City de Londres. Il réaffirmera son allégeance, celle qu'il n'a jamais mise en cause durant les cinq ans de son mandat, avec l'efficacité économique catastrophique que nous avons pu constater, bilan calamiteux qui, avec la conjonction de la crise, aurait pu être dramatique, si les restes de notre modèle social et protecteur n'avait pondéré la dépression que nous avons connue, et qui est toujours l'état économique du monde à l'heure où je parle.

Le représentant du Ps lui, n'a pas embrassé totalement les dogmes néolibéraux, mais ils les acceptés depuis longtemps. Au nom des traités européens auxquels sa fidélité s'attache en priorité, (c'est un des tenants du oui au TCE ne l'oublions pas), il nous dira qu'il n'y a pas d'autres choix que de réduire les dépenses pour rassurer les marchés et se conformer au dernier traité budgétaire voté par la majorité, avec le concours passif d'une majeure partie du Ps, qui s'est abstenu. La seule égratignure à l'orthodoxie qu'il concède dans son programme, c'est de négocier l'ajout d'un protocole non contraignant ciblant la relance, dans le dit dernier traité, celui qui conditionne l'aide du mécanisme d'aide financière, le MES, à l'inscription de la "règle d'or" budgétaire, c'est à dire à la réduction dans un domaine stratégique, de la souveraineté citoyenne. Cela sans débat d'aucune sorte, je ne parle même pas d'un referendum...

Or que signifie aujourd'hui réduire les dépenses et quelles conséquences peut on observer dans les pays où, sous le joug de la Troïka (Commission européenne, FMI, BCE), ces politiques d'austérité sont appliquées ?

Cela entraine des coupes dans les budgets nationaux : moins de services publics, moins d'aide aux plus démunis etc..., cela veut dire réduction des salaires, "assouplissement" du droit du travail, au nom de la nécessaire compétitivité, privatisation et libération des énergies, c'est à dire offrir sur un plateau les infrastructures financées par l'Etat aux appétits des spéculateurs d'un côté, ne plus permettre les rapports de force collectifs dans le monde du travail, pour pressurer les salariés et leurs revenus, de l'autre.

Le résultat est édifiant. La Grèce a vu son PIB chuter de plus de 15% depuis que la saignée est pratiquée. Or, comme tout bon médecin du 17éme vous l'aurait dit, si la saignée ne donne pas de résultats positifs, alors c'est qu'il faut en refaire une. Mais la tendance est la même au Portugal, en Espagne, en Irlande. Partout l'austérité réduit l'activité, donc les rentrées fiscales, donc augmente la dette, que les marchés veulent voir réduite, ce qui entraine de nouveaux plans de rigueur, qui dépriment l'économie etc... Bienvenue chez Ubu roi !

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Comme il y aura bien un petit malin pour me lire, il m'objectera que l'Allemagne elle s'en est sortie en choisissant ce modèle. C'est vrai, selon un point de vue qui est celui des exportations et de l'excédent commercial, mais cela a des contre-parties très graves.

La stratégie qu'a employée les gouvernements depuis Schroeder, un "socialiste", c'est celui de la désinflation compétitive, la réduction des coûts. Le moyen : réduction des salaires et précarisation du travail, mais aussi et surtout, appui sur la consommation des pays partenaires, en grande majorité les membres de l'Union, qui, par leur déficit budgétaire et commercial, fournissent les consommateurs pour les produits allemands.

Ce système ne peut donc fonctionner que si un seul pays l'utilise et encore son efficacité est limitée dans le temps car il aggrave la dette, aussi bien privée que publique des autres états. Il en a résulté une composante de la grande crise mondiale qui a éclaté en 2007, celle qui a été appelée crise des dettes souveraines (délicieux oxymore comme savent en créer les néolibs). Non seulement le modèle allemand ne peut être étendu sous peine de se voir invalider, car si tout le monde réduit les salaires et la dette en même temps, plus personne ne peut acheter et tout se casse la figure, mais de plus, il a été un ferment de la crise de l'Union qui a mis l'euro en grand danger de disparition, danger qui n'est toujours pas écarté pour l'heure.

Par ailleurs, il a entrainé un des reculs sociaux les plus rapides des pays développés, comme le souligne le dernier rapport OCDE Croissance et inégalités de 2011, qui observe que les inégalités y ont fortement augmentées, à plus grande vitesse que dans le reste des pays occidentaux. Les 20% de travailleurs pauvres, le taux quasiment deux fois plus élevé qu'en France de temps partiels sont là pour en témoigner. 

Voilà donc ce qui nous attend, si nous choisissons un des deux candidats de l'orthodoxie. La prise de pouvoir définitive de la finance, l'accélération de la crise économique, avec je ne sais quelle catastrophe à la clé.

Le Front de Gauche lui a choisi de résister. Il y a des moyens pour le faire. Pour autant, il ne faut pas s'imaginer une sinécure. Il y aura une lutte acharnée et des secousses sévères. Mais c'est le prix de l'insoummission et de la liberté, c'est le coût de l'émancipation et de la souveraineté. Nous ne serons pas seuls. Nous pouvons compter sur les populations étranglées par cette oligarchie qui ne dit pas son nom. Elles sont à la recherche d'un espoir, d'un levier. Nous pouvons donner le signal de l'insurrection contre le secteur financier.

Quelle peut donc être la réponse d'un gouvernement qui s'opposerait au chantage des puissances de l'argent ? En premier la banque centrale. En retrouvant la possibilité d'emprunter auprès d'elle à très bas coût, 1% au plus, ce que font aujourd'hui les institutions privées sans pour autant financer l'économie réelle, nous court-circuitons les marchés qui font pression sur la dette en faisant monter les taux d'intérêt, la renchérissant d'autant et pesant ainsi pour que soient mise en place les "bonnes " réformes.

Le souci, c'est que les traités européens l'interdisent. Il faudra donc rapidement en discuter avec nos partenaires en liant de nouvelles alliances. Le but est d'assouplir la position allemande. Nos voisins germaniques sont en effet assez chatouilleux sur les politiques monétaitres, en raisons de traumatismes historiques qu'ils n'ont pas réussi à dépasser. Je ne vais pas rentrer dans les détails car ce billet va sinon être interminable. Il faudra de toutes façons que la banque centrale change de statut.

Pour le moment , la France, qui est tout de même la deuxième économie de la zone, s'est gentiment ralliée aux injonctions de Merkel. On peut envisager une nouvelle façon de procéder, sachant que si la France claque la porte et soit désobéit aux traités, soit quitte purement et simplement la zone euro, l'Allemagne sera en difficulté (les interdépendances jouent des deux côtés), malgré sa relative arrogance actuelle. Il est également de son intérêt que notre pays puisse avoir ses contreparties, sachant qu'à terme, c'est une véritable résolution de la crise que porte le programme du Front de Gauche. Il n'y a en effet pas d'autres solutions que de mettre au pas la finance si on veut en sortir par le haut et pouvoir discuter avec les autres puissances mondiales d'un nouveau système monétaire qui rétablisse un équilibre mis à mal par l'hégémonie du dollar.

Une autre possibilité est d'emprunter de force, comme il est possible, aux banques françaises qui iront elle-même se refinancer auprès de la BCE au même taux. L'institution de Francfort a déjà renié l'essence des traités en les contournant pour prêter plus de 1000 milliards d'euros aux banques, avec pour objet de les sauver une nouvelle fois de la faillite et leur permettre de continuer d'acheter des obligations d'état, c'est à dire de financer la dette, à des taux là, très sympathiques, parfois cinq à six fois supérieurs à celui auquels elle se servent à la BCE. C'était ça ou la disparition de la zone euro.

L'air de rien, c'était déjà une victoire des idées alternatives, celles que les nonistes de gauche émettent depuis près de sept ans maintenant. Tout cela a bien entendu été maquillé, mais les observateurs ne s'y sont pas trompés. En résumé donc, la BCE n'aura pas le choix que de prêter aux banques françaises qui viendront y pleurer après le vilain traitement que l'Etat français leur aura fait, c'est à dire les forcer à faire ce qu'elle devrait faire tout le temps : financer l'économie réelle et non pas la spéculation. Si elle ne le fait pas, le secteur financier s'effondre, l'euro disparaît...Chiche ?

Il faut rappeler que les traités ont déjà été violés, notamment quand la France et l'Allemagne (hé oui quand ça l'arrange) avec d'autres pays, se sont tranquillement assis sur les critères de Maastricht, gravés pourtant dans le marbre. Je n'ai pas souvenir que la Terre ait tremblé à ce moment là... En outre, en Amérique du Sud, il y a des exemples d'états qui, après avoir subi l'autorité destructrice du FMI, se sont libérés du carcan financier. L'argentine est là pour en témoigner. Certes, il y eut des secousses au début, mais depuis le redressement est spectaculaire surtout par opposition à la situation qu'avait entrainé les directives néolibérales du FMI.

Voilà pour ce point qui me paraît crucial car il est au coeur du programme du Front de Gauche. Nous pouvons résister à la finance et nous DEVONS le faire pour sauver l'économie et nos modèles sociaux. Personne d'autres que le Front de Gauche ne le propose dans ces termes.

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Dans un second temps et toujours sur le thème de la souveraineté citoyenne, c'est à dire le pouvoir pour l'électeur de choisir réellement quelle politique il veut mener, quelle qu'elle soit et quel que soit son degré de pertinence par la suite, j'aimerais évoquer une nouvelle fois le positionnement de Jean-Luc Mélenchon, qui se pose clairement en rassembleur du non au TCE en 2005.

Le piétinement de ce vote par nos dirigeants est resté dans toutes les mémoires et témoigne de façon presque caricaturale du contournement de la volonté populaire qui se généralise depuis une dizaine d'années. Puisque j'évoque le combat de cette campagne refendaire, je ne peux également manquer de la relier avec l'actuelle attitude de la presse envers notre candidat, tout bonnement révoltante par sa capacité à occulter, la détourner de son sens, ridiculiser le programme et ses sympathisants etc...

On voit bien là le parallèle avec 2005 car non seulement à l'époque les media n'avaient eu d'attention que pour le Oui, mettant une nouvelle fois la déontologie au placard, mais qui plus est, ils n'ont jamais encaissé leur défaite cinglante et la mobilisation des nonistes qui l'avait entrainé. Quoi de moins étonnant alors, qu'ils renouvellent le traitement journalistique totalement orienté qui avait prévalu il y a sept ans, lorsqu'on se rend compte que c'est bien le camp du Non, celui du refus de la confiscation de la politique, celui de la défense d'un modèle social protecteur dissout par les injonctions libérales gravées dans les traitées, celui d'une Europe différente au sein de laquelle l'influence française ne serait plus ringardisée par ses propres représentants, qu'ils doivent de nouveau affronter.

Voici un article d'Acrimed sur le traitement médiatique de la campagne du Front de Gauche :

http://www.acrimed.org/article3802.html

Jusqu'à quand permettrons nous donc que des faiseurs d'opinion qui se veulent pluralistes mais défendent mordicus une restriction du choix démocratique à deux possibilités qui sont juste deux nuances différentes de la même couleur, décident de qui est légitime à recevoir notre voix ? L'élection au suffrage universel sous-tend l'égalité de tous les citoyens et la liberté inaliénable de leur choix, elle implique la reconnaissance de leur responsabilité. Nous ne sommes pas des enfants, pas plus que des chiens à qui on indique là où il convient de faire. Voter pour Jean-Luc Mélenchon, c'est aussi réaffirmer pleinement ce droit à décider de la politique que nous voulons mener, le droit à l'assumer, y compris si elle ne se révèle pas positive à l'usage. La véritable alternance démocratique est là pour précisément corriger des décisions électorales a postériori erronées.

Enfin, et dans le même esprit de libérer à nouveau la politique du carcan dans lequel l'ont mis la libéralisation de la finance, le projet du Front de Gauche propose de redéfinir nos institutions et d'oeuvrer pour que celles de l'Union soient véritablement démocratiques.

Chacun de nous pourra participer au chantier enthousiasmant d'une nouvelle constitution qui ouvrira l'ère de la sixième république avec l'objectif affiché d'en finir avec la concentration des pouvoirs, le carriérisme, le cumul des mandats. Nous les citoyens, nous ne devons plus nous contenter de donner des mandats. Nous devons aussi les assumer. C'est en cela que nous devons prendre le pouvoir comme en a fait son slogan le Front de Gauche. Telle est la signification de notre choix.

 

 

 

Quelques liens :

Le discours prononcé à Limoges, peut-être le meilleur à ce jour. Il contient toute l'essence du programme et la vision de la société centré sur l'humain et son environnement :

http://www.youtube.com/watch?v=1w0fFMa5WjU

Une conférence sur la géopolitique, la politique extérieure, selon une approche souverainiste et alter-mondialiste. Sans doute l'exposé le plus lucide et fin que j'ai entendu sur la question. De quoi confirmer les aptitudes de Jean-Luc Mélenchon à diriger ce pays, au moins temporairement, car il a bien stipulé qu'une fois le chantier constitutionnel effectué, il rendrait les clés :

http://www.youtube.com/watch?v=g6heICDlWFs

Un témoignage d'un cadre qui votera Front de Gauche :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/521016-ancien-li...

 

L'excellente intervention de Jean-Luc Mélenchon à la matinale de France-Inter ce matin :

http://www.franceinter.fr/emission-le-79-jean-luc-melenchon-1

Un article en faveur du front de Gauche et de son candidat dans The Guardian. Vous n'en trouverez quasiment pas en France, comme c'est étrange...

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/apr/10/jean-luc-melenchon-france-elections?fb=native&CMP=FBCNETTXT9038

 



07/04/2012

Résistance !

Dès le 7 mai, quel que soit le candidat élu, la finance va attaquer notre pays. Tout simplement parce qu'il est encore un verrou à l'établissement définitif des politiques néolibérales en faveur des spéculateurs et des actionnaires, qui sont les mêmes. Nos adversaires ne devront donc pas attendre un instant avant de prendre à la gorge le nouveau gouvernement. Si le président sortant est réélu, il ira au devant des financiers pour leur dire qu'ils ont raison et que la France va s'adapter. Si son concurrent du Ps est élu, il viendra au devant de nous pour nous dire, qu'au nom des réalités et des traités européens, il faut s'adapter. Le scenario est connu : c'est celui de l'austérité et de la plongée de l'économie, comme en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande. Si la deuxième économie européenne chute, l'Allemagne n'y résistera pas non plus, elle qui a financé ses exportations par la désinflation compétitive (baisse des salaires et précarisation de l'emploi depuis dix ans) et les déficits commerciaux de ses partenaires. Ses exportations dégringoleront donc à la mesure des 60% des échanges qu'elle réalise avec les membres de l'Union. La spirale funeste sera lancée.

Quelques autres, Jean-Luc Mélenchon le premier, diront aux financiers que nous ne nous rendrons pas. Ce sera un dur combat, mais nous ne serons pas seuls car les peuples européens au contraire de leurs dirigeants, ont assez de l'absurdité de ces politiques qui ne profitent qu'aux rentiers, au détriment des salariés, des petits patrons, des artisans sans parler de la foule de plus en plus nombreuse des marginalisés. L'objet aujourd'hui, c'est de renverser définitivement ce modèle en crise terminale mais dont on essaie néanmoins de nous imposer le cadavre en putréfaction afin d'empoisonner toute velléité d'émancipation.

Ce qu'il nous faut faire désormais est simple : résister ! Ce qu'il nous faut sauver est essentiel : la Démocratie ! Nous sommes le nombre, nous sommes le Peuple, nous sommes la République, nous sommes la Victoire !

 

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21/03/2012

Nous prendrons le pouvoir !

Nous entrons désormais dans la dernière ligne droite de l'élection présidentielle. Le sprint est lancé et celui qui semble avoir la meilleure pointe de vitesse, c'est bien entendu le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, porté par la réussite d'une réunion à la Bastille qui a réuni plus de 100000 personnes. Ce succès a d'ailleurs contraint le candidat à abréger son discours pour ne pas engorger plus que de raison, avec les problèmes de sécurité que cela posait, les boulevards rayonnant de la Bastille.

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Cet évènement préfigure l'insurrection citoyenne que nous appelons désormais de nos voeux, nous qui pensons qu'il est temps d'en finir avec un système politique sclérosé, qui a légitimé et installé des politiques économiques responsables de la crise que nous vivons. Il est temps désormais, dans nos sociétés, de penser l'humain d'abord !

La dynamique est désormais bien installée et ce n'est pas le drame horrible qui a secoué la France entière en touchant notamment des enfants de la République, qui la fera dévier, n'en déplaise à tous ceux qui ont déjà commencé l'entreprise de récupération, afin d'aviver un peu plus la haine sans laquelle ils n'existeraient pas politiquement.

Précisément, le projet du Front de Gauche , c'est le vivre-ensemble. Il nous faut pour l'assurer dans la sérénité et la prospérité, d'abord retrouver la souveraineté citoyenne, qui nous a été confisquée, parfois avec notre complicité, parfois à notre corps défendant comme après le vote non au TCE en 2005. En tant que citoyens, nous avons le droit de décider quelle politique nous voulons voir appliquer, dans le respect de chacun. Ce droit nous est dénié aujourd'hui, la dernière atteinte étant celle de l'inscription de la "règle d'or" budgétaire dans les constitutions nationales, règle qui soustrait en fait la gestion de l'argent public aux décisions du peuple, règle directement dictée par les marchés financiers, pourtant directement à l'origine de l'explosion des dettes (voir mes précédents billets sur la question) et par nos représentants politiques qui en partage l'idéologie.

C'est pourquoi, il est nécessaire de changer nos institutions, pour en finir avec les pratiques de confiscation du pouvoir, devenues au fil du temps insupportables. Nous devons définir de nouvelles institutions, à la fois au niveau national comme à l'échelle européenne. Le besoin s'en fait cruellement sentir et pourquoi ne pas compter cette fois ci, sur un effet d'entrainement qui pourrait faire de l'Europe, enfin, un réel espace démocratique où le choix des citoyens pourrait être respecté et surtout possible. A cette fin, le Front de Gauche propose de convoquer une assemblée constituante, qui aboutira à la naissance d'une sixième république. Elle aura pour objet d'assurer les droits fondamentaux pour tous : l'accès à l'eau et à l'énergie, devenues propriété commune, la préservation des écosystèmes, notamment en inscrivant la règle verte, celle de la protection durable de notre environnement, plutôt que celle dite d'or, celle du court terme et du profit de quelques uns au détriment de tous les autres. La restructuration nécessaire du secteur financier dont la libéralisation aussi bien par les gauches que les droites de gouvernement dans tous les pays occidentaux depuis le milieux des années 70 a conduit à la conjoncture économique dramatique que nous connaissons, sera également réalisée. Elle permettra de juguler la spéculation et de ramener le crédit au rôle qui doit être le sien, à savoir l'essence nécessaire au moteur de l'économie, dans une optique d'investissement responsable, au service de l'innovation et du progrès humain. Pour en savoir plus, écoutez le discours tenu par Jean-Luc Mélenchon dimanche dernier à la Bastille devant plus de 100000 personnes.

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Le serment du Jeu de Paume / Jacques Louis David

Il faut désormais se convaincre que ce programme et le candidat qui le porte et qui en cas de victoire s'effacera une fois les nouvelles institutions élaborées, sont clairement en position de gagner ces élections. A gauche, le Ps va payer sa stratégie du rien et perdre petit à petit le capital bien fragile du vote anti présidentactuelliste. Il va notamment souffrir de la comparaison avec le Front de gauche, qui propose un vrai projet sociétal quand les caciques socio-démocrates n'ont toujours rien de mieux que l'accompagnement à l'adaptation au néolibéralisme à proposer. La crise ne leur a rien appris. Quand François Hollande déclare que la finance est l'ennemie, il part le lendemanin rassurer les traders de la City de Londres. Quand il propose, aiguillonné à sa gauche, de taxer les hauts revenus à 75 %, mesure bien incomplète si on la rapporte à la remise à plat de l'impôt sur le revenu préconisé par le Front de Gauche, il s'empresse ensuite de déclarer qu'il n'a rien contre les riches. Aucune direction, aucune conviction, aucune perspective...

Oui, il va bientôt apparaître que le meilleur candidat pour battre le "champion" de l'UMP, c'est Jean-Luc Mélenchon. Le vote utile à gauche, c'est celui qui peut réellement faire bouger les choses. Et pour ceux qui douteraient de la possibilité pour le Front de Gauche de gagner un deuxième tour de l'élection présidentielle, je soulignerais une nouvelle fois la consistance du programme, sa cohérence et l'impressionnante maîtrise rhétorique de celui qui porte aujourd'hui ses idées, quand en face on ne peut présenter qu'un bilan catastrophique, afficher un catalogue hétéroclite de verroterie pour gogos, une ribambelles de promesses corporatistes qui ne seront jamais tenues (sauf pour les plus aisés comme la première fois). Il n'a pour le moment aucun rival dans l'exercice, primordial, du débat politique. Je ne doute pas une seconde, malgré la roublardise et l'énergie du président actuel, qu'il aurait le dessus en cas de duel d'entre deux tour. Enfin, il fait revenir de nombreuses personnes qui s'étaient éloignées de la politique et réfugiées dans l'abstention, ce qui constitue un vivier délaissé et considérable. La victoire n'est plus inaccessible pour une gauche assumée.

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Parce qu'au bout du printemps il y a...

 

Forts de cette dynamique et des nouvelles réunions festives et militantes qui auront lieu en Avril à Toulouse, le 5 et à Marseille le 14 (Jean-Claude Gaudin, sans doute effrayé par la montée en puissance inexorable du Front de Gauche a décidée de ne pas accorder l'autorisation pour cet évènement, sous un prétexte bidon, qui ne traduit que la peur et la mesquinerie. Mais des solutions alternatives sont déjà prévues en cas d'entêtement du maire de la ville), forts de cette dynamique disais-je, nous les citoyens de France, au soir du 6 mai, nous prendrons le pouvoir !

 

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...le temps des cerises !

 

23/01/2011

Parti de gauches

La bienpensance mediatico-politique s'agite en ce moment, quand elle n'est pas surprise par telle révolution tunisienne et la fuite d'un certain quasi-dictateur pourtant considéré la minute précédente comme un grand démocrate, autour de la montée des populismes.

Le populisme c'est l'ennemi de la politique raisonnable et consensuelle, celle qui, menée depuis trente ans et dont l'exemple le plus abouti s'observe dans les institutions européennes, a conduit le monde dans l'impasse qu'il connaît aujourd'hui. Donc forcément, le populisme c'est pour les démocrates autoproclamés, n'importe quelle tentative pour remettre en cause le néolibéralisme et l'économicisme apolitique (en apparence seulement). Secondairement, prendre l'acception à son origine, c'est à dire comme un courant politique tourné vers les préoccupations du peuple, n'est jamais évoquée aujurd'hui que comme amalgamée avec la démagogie. Le suffrage censitaire, c'était tout de même mieux n'est ce pas ?

Comme aux plus belles heures de la campagne pour le referendum sur le TCE en 2005, voilà que media et partis politiques dits de gouvernement ne tarissent pas d'excommunications en direction des apprentis dictateurs qui font entendre une voix forte et dissidente.

Au coeur des critiques, le FN bien entendu mais aussi et surtout, le Parti de Gauche et plus spécialement son co-président, Jean-Luc Mélenchon, cible privilégiée des gardiens de la morale politique. La défense contre la montée supposée de ces deux partis dans l'électorat est bien connue : l'amalgame rouge-brun dont on a pu constater la redoutable efficacité lors du referendum sus-cité, perdu à plate couture. Mais qu'importe, outre la mauvaise foi éhontée qui consiste à confondre deux mouvances politiques qui n'ont absolument rien à voir dans le fond, on continue dans les milieux, souvent très favorables à l'Union telle qu'elle est aujourd'hui, à utiliser des méthodes d'une bêtise crasse et surtout d'une inefficacité totale. 

Au delà du caractère profondément insultant pour quelqu'un qui porte des convictions de gauche, républicaines, laïques et jacobines en tungstène, à se voir accolé à une formation politique qui en est l'antithèse, une réflexion sur le pourquoi de tels subterfuges s'impose.

Il y a d'une part toujours cette même incompréhension de la colère populaire vis à vis de la gestion de la crise et de plus en plus consciemment, des dogmes qui, appliqués depuis trente ans, ont accouché de cette cassure mortelle du système. Mais foin d'analyse objective, il faut non pas comprendre le ressentiment, mais parer les dangers pour les dirigeants en place qu'il représente.

Il est vrai qu'en temps de crise, les solutions simplistes et autoritaires peuvent rapidement séduire et dégénérer gravement. L'Histoire nous l'a montré, particulièrement en Europe. Mais suffit-il de seulement stigmatiser les offres électorales qui n'ont pas obtenu le label "démocratie de marché", dire que c'est un vivier de méchants pas beaux, pour les neutraliser ? Dénoncer l'inconscient totalitaire de la gauche dite radicale, qui se manifesterait par un soutien aux dernières républiques populaires, sert-t'il de sinécure contre toute atteinte à la pensée unique ?

 

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Cuba : résidence secondaire de Satan selon les bons démocrates

 

En effet, on assiste en ce moment à une tentative de décrédiblisation et de salissement de Jean-Luc Mélenchon, qui un peu provocateur, un peu excédé par le deux poids deux mesures qui règne en matière de condamnation de régimes autoritaires (voir la Tunisie, qui parce qu'elle avait accepté pleinement l'économie de marché, était bien entendu beaucoup moins dénoncée que Cuba par nos braves prêtres de l'orthodoxie économique et accessoirement, de la liberté), boycotte les résolutions de l'UE uniquement dirigée vers Cuba ou dernièrement la Biélorussie. De là à en faire un soutien des pouvoirs en place, il y a loin mais pas pour les "raisonnables" On peut voir une bonne traduction de cette expression quasi inquisitoriale ou mac-carthyiste chez le journaliste spécialiste des affaires europénne, Jean Quatremer, sur son blog : les coulisses de Bruxelles.

Donc, accuser le parti de gauche, d'avoir des visées liberticides et l'adosser au FN, doit suffire à écarter les brebis égarés qui seraient tentées d'y diriger leur vote. Cela revient à dire que la méfiance populaire vis à vis de ce qu'on appelle les élites n'existe que parce que certains prennent un porte voix et dicte aux citoyens la voix du diable. C'est pratique, cela évite de réfléchir et de remettre en cause la politique menée depuis le milieu des années 80. En gros, il suffit d'actionner l'interrupteur : eux méchants, position off, eux plus dangereux, eux plus exister. Inutile de dire que c'est illusoire, que c'est vraiment prendre les électeurs pour des êtres quasiment dépourvus de tout jugement et surtout de réflexions préexistantes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, intelligentes ou totalement mesquines.

 

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Tunisie : ancienne destination balnéaire des bons démocrates très surpris d'apprendre que c'était une quasi-dictature

 

 

D'autre part, la méfiance vis à vis d'une gauche qui retrouverait le chemin du combat politique et du clivage, une gauche qui ne renierait plus son substrat marxiste et ses traditions jacobines, cette méfiance devient prégnante et bien visible. Le Ps bien entendu, toujours en fonctionnement végétatif d'un point de vue idéologique et tout occupé à trouver sa star pour 2012, s'inquiète de la possible progression d'une formation qui n'a pas renoncé à l'action politique et qui souhaite lui redonner des marges de manoeuvres, vis à vis du secteur financier par exemple. Les verts aussi voient monter cette concurrence d'un oeil suspicieux alors qu'une entente avec les composantes les moins libérales, encore majoritaires, de ce parti et le PG pourrait donner des résultats appréciables, voir permettre une accession au deuxième tour de l'élection présidentielle. L'Ump quant à elle souhaite continuer à marginaliser le FN pour au mieux garder les voix qui en proviennent et qu'elle a su capter en reprenant une bonne partie du programme frontiste en 2007, au pire, en favorisant l'amalgame entre extrêmes, espérer assez logiquement que c'est la droite nationaliste et xenonophobe qui en profitera, lui fournissant un socle de reports au deuxième tour.

 

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Ben Ali : grand démocrate selon le président actuel français et les bons démocrates.

 

 

L'objectif est au final de préserver le système tel qu'il est, une fuite en avant qui pourtant laisse augurer de grands dangers politiques, faute de réponses lucides et adaptées. Une visite sur le blog de Jean-Luc Mélenchon mais aussi sur ceux que je recommande régulièrement, à savoir ceux de Paul Jorion et de Frédéric Lordon (qui ne se réclament pas du Parti de Gauche mais déroulent des arguments dont certains sont proches des positions mélanchoniennes), devrait suffire à montrer que rien ne peut les identifier, sur le fond, à l'extême droite. D'ailleurs son restylage ne fait pas oublier que ses ressorts sont strictement opposés à ceux de la gauche assumée. En effet, quand les uns vont jeter l'opprobre sur les plus fragiles (immigrés, fonctionnaires, chômeurs et autres "parasites" sociaux), les autres promeuvent un retour à l'intérêt général, à la chose commune, au rôle de l'Etat protecteur, qui garantissent la liberté des plus faibles en limitant les pouvoirs abusifs de la minorité dominante.

 

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Jean-Luc Mélenchon : nazioïde de gauche, selon Plantu et les bons démocrates

 

 

On est loin de cette recherche de nuance dans les condamnations empesées de certaines figures médiatiques et politiques, qui si elles se réunissaient, feraient de leur hypocrisie, de leur incompétence et défaillances intellectuelles, de leurs maladresses insignes, un véritable parti de gaucheS.