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14/12/2010

Déjà vu...

Nous voici presque arrivé au terme de cette année, au milieu de l'affairement pour préparer les fêtes de fin d'année, période quelque peu irrationnelle où même votre serviteur cède quelque peu à la folie mercantile de Noël, que beaucoup doivent cependant modérer cette année, en raison des effets de la crise. Bien entendu, seuls eux peuvent s'en apercevoir, la foule continuant à envahir les lieux de commerce enguirlandés. Elle sait se maquiller la crise. Nombreux sont ceux qu'elle lacère, qui pourtant la griment aussi, de peur de se retrouver face à eux-mêmes et à l'echec d'une représentation personnelle fondée sur un matérialisme bien fragile, par crainte aussi de regarder l'avenir en face. L'autruche est une espèce en progression rapide...

Le lent naufrage du capitalisme financiarisé continue et l'orchestre joue toujours son air impassible qui ne trompe plus grand-monde mais dont une majorité ne souhaite pas l'extinction, faute de perspective alternative connue, faute de vouloir entendre ceux qui depuis déjà longtemps leur en propose pourtant, faute de vouloir une remise en cause qui touchera leur conception (ou plutôt l'absence de conception) bien installée de leur rapport à la société.

Les données économiques sont pourtant implacables et loin de disparaître, les épées de Damoclès se multiplient au dessus des Etats occidentaux. Même si les pays émergents sont un peu à l'écart de la tourmente, ils s'illusionneraient s'ils pensaient échapper à l'onde de choc de l'effondrement des actuels puissances dominantes. Nos élites ont voulu la mondialisation, y compris celles des ensembles en développement, elles ne seront pas préservées des conséquences mondiales de la crise ultime de leur système économique.

 

 

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Le récent coup de chaud irlandais tout juste et temporairement calmé a montré à quel point le dogmatisme mortifère de nos représentants politiques et des "experts" en économie était au service du seul intérêt des lobbys financièrs. Le bon peuple paiera...

 

Vraiment ? C'est l'eternelle question de la prise de conscience et du refus citoyen qui se pose encore et toujours. Ici et là, quelques vagues commencent à fouetter un peu plus violemment les rivages d'un libéralisme dont le cynisme commence tout de même à agacer les plus flacides. Les étudiants britanniques font ainsi savoir avec un peu d'emportement que la hausse jusqu'à 10000 livres des frais d'inscription dans les universités signifie soit un endettement très vite insupportable vu l'état du "marché " de l'emploi (pas facile d'assurer le remboursement des traites, en plus du loyer exorbitant etc, quand on est précaire et à temps partiel), soit tout simplement l'interdiction aux plus pauvres d'avoir accès à l'enseignement supérieur. Tout cela bien entendu, pour faire plaisir à la finance mondialisée, qui, si délicate et sensible à l'endettement qu'elle a elle-même provoquée (voir mes précédents billets sur la question), exige la sainte austérité, que les prêtres gouvernementaux s'empressent d'appliquer. Bien entendu, on pourrait leur renvoyer qu'il suffirait aux Etats de récupérer leur souveraineté monétaire, déléguée depuis le milieu des années 70 dans un premier temps, puis définitivement perdue avec les libéralisations financières au milieu des années 80, pour mourrir complètement avec le traité de Maastricht en 92. Pouvoir désormais émettre de la monnaie, sous conditions certes, conjuguée avec une restructuration courageuse du secteur financier, qui, s'il était évalué avec les critères de son rejeton management, serait tout simplement taxé d'inefficacité totale et dispendieuse en argent public, comme le sont aujourd'hui les services de l'Etat, émettre de nouveau la monnaie et réformer le secteur financier donc, permettrait de se sortir de l'impasse actuelle en se débarassant du chantage des banques et des acteurs qui leur tournent autour. Ce serait au prix certes de quelques pertes financières pour des très riches et pour beaucoup de petits épargnants qui auraient alors tout le loisir de réfléchir à leur complicité au système (voir plus bas), même s'il serait plus facile et plus juste de compenser au moins en partie leur épargne, pour celle qui n'était pas directement placée en bourse. Je suis néanmoins partisan d'une pédagogie assez cinglante à ce niveau (sans doute est-ce plus facile quand on a aucun compte épargne, mais en ce qui me concerne c'est aussi un choix réfléchi et cohérent)...Malheureusement, à part Mélenchon, que la médiacratie s'empresse d'adosser à l'extrême-droite, peu se font l'écho de telles propositions hors internet (Je vous recomande toujours aussi chaudement les blogs de Frédéric Lordon et de Paul Jorion dont vous trouverez les liens dans mes favoris).

Un peu d'énervement se fait donc sentir. Comme celui qui a prévalu au mois d'Octobre en France, bien étouffé par le jeu désormais transparent des principales centrales syndicales (là aussi, voir mes précédents billets). Mais rien de cohérent, ni de très violent, comme je le laissais entendre. Des réactions catégorielles, quelques sursauts de ceux qui sont touchés par les mesures d'austérité ou les autres conséquences de la crise, les alertes continues aussi de tous ceux qui ont compris depuis longtemps vers quoi tout cela nous mène. Mais comme prévu, tant qu'une majorité ne connaîtra pas les privations, le système pourtant en fin de course ne sera pas remis en cause dans ses fondamentaux. Or, il est à craindre que, quand la prise de conscience ne pourra plus être repoussée, ses manifestations seront contre-productives et funestes. Quelles réactions attendre en effet de gens qui perdront, avec la chute quasi inéluctable des banques et le défaut des Etats qui ont endossés leurs pertes faramineuse, leur petites économies de petits rentiers, qui ont alimenté le système en servant de caution aux rapaces ?

Je ne reviendrai jamais assez sur la complicité d'une grande majorité qui a voulu elle-aussi s'enrichir par la rente, par la spéculation immobilière, qui aurait bien aimé avoir l'air mais qui n'avait pas l'air du tout, privée par sa participation au grand jeu financier, de ses emplois (les restructurations c'est bon pour les actions), de ses services publics (qu'elle ne voulait plus payer) que ses revenus ne lui permettront pas de compenser, au final, de son statut de classe moyenne, qu'elle se sera ingénié à codétruire en parallèle avec les quelques uns qui ne peuvent décemment supporter une égale répartition des richesses. Que produira la vérité quand elle sera enfin révélée et impossible à se cacher ?

Au mieux, une révolution aura lieu, avec son cortège de chaos et de violence. Au pire...

Comme un air de déjà-vu...

 

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01/12/2010

J'irai revoir la Normandie

Une petite virée en train à destination de Deauville commence d'abord par la grisaille de la gare Saint-Lazare. Le mois de Novembre s'en est débarassé comme on oublie un vieux pardessus après une nuit d'ivresse. Le ciel, tout juste sorti de son lit, apparaît donc dans sa nudité, d'un bleu pâle encore ensommeillé. Le temps sera beau...

2 heures plus tard, le train nous dépose quasiment sur le rivage de la Manche, en plein milieu du choix : à gauche, Deauville la célèbre, Deauville la hautaine, à droite Trouville, la discrète, Trouville la timide. Une fois n'est pas coutume, je vote à droite pour commencer. Une fois traversée la Touques et longés ses quais, la mer nous accueille en nous claquant une bise, de Novembre, donc fraîche et ébouriffante. Mais le petit vent n'estompe pas l'impression de beau temps, d'autant que tout est calme sur la plage. Les vagues sont lymphatiques et sortent à peine la tête de l'eau, les quelques rares promeneurs ne font d'ombre à personne. La dernière marée a égaré sur le sable de grands chemins de coquillages variés qui sont comme les branches d'une galaxie lointaine et pétrifiée. Les goélands et mouettes gambadent en territoire conquis...A l'horizon Est, la ville du Havre s'entrevoit derrière sa couverture de brume qu'elle garde frileusement serrée contre elle. C'est bon de voir la mer...

Après une halte gourmande et conviviale au Cocotte Café, petit restaurant ma foi fort sympathique de la rue des Bains à Trouville, où se conjuguent simplicité, qualité, rapidité du service, bonne humeur du patron et prix raisonnables ( 55 euros pour deux personnes avec une entrée partagée, salade de fromages normands, deux tranches de saumons poilées, fondantes et goûteuses, avec frites maisons succulentes et julienne de légume et pour finir deux crumbles aux pommes, dont je ne me souviens pas avoir dégusté de meilleurs, avec un demi de Sancerre pour arroser le tout), après cette petite pause donc, la balade repart en direction de la jumelle huppée de la rive gauche.

Avant de quitter l'ainée des deux bourgades, depuis le pont enjambant le petit fleuve, je regarde l'alignement des chalutiers, dans le répit accordée par la marée basse. Ils sont adossés nonchalamment contre les quais, assoupis, serrés les uns à la suite des autres, se protégeant pour quelques heures du soufle aigrelet de la brise marine, repos mérité en attendant d'affronter à nouveau le clapot cabochard de la Manche.

A Deauville, l'ambiance change. La lumière paille d'une belle fin d'après-midi d'Automne habille la longue plage de parures d'or gris dans lesquelles le ciel se regarde. On ne voit de la mer partie vers l'Angleterre, que la traîne bleutée de sa robe fluide. Quelques trotteurs, au loin, droits, élégants et méprisants comme des demoiselles de la belle Epoque, la foule de leurs sabots délicats.

Les promeneurs ont le standing de l'endroit et le chic bon genre arpente la célèbre promenade des planches, tandis que sur leurs rembardes blanches, les célébrités du septième art alignent leur nom. Le soleil s'en va vers Hollywood dans une calme explosion chromatique qui ne coûte rien aux studio de cinéma. Nous laissons le casino Barrière et le splendide et immense hôtel Normandy derrière nous, pour admirer le centre-ville de Deauville qui laisse, dans le soir tombant et les premières lueurs dorées des réverbères, une impression de village de conte de fée, à l'abri du besoin et de la pénurie de sacs Vuiton.

Une belle journée s'achève, passée dans le chas étroit de l'humeur humide du mois de Novembre. Le doute n'est pas permis, j'irai revoir la Normandie...

 

 

 

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C'est un peu bateau comme photo, je sais... (cliquez sur les photos pour les voir en grand)

 

 

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C'est à jetées non ?

 

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Les femmes et les enfants babord !

 

 

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Sur la plage (presque) abandonnée, toudidouda...

 

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Coquillages sans crustacés, toudidouda...

 

 

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Modestes demeures trouvillaises

 

 

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Ben c'est la plage, vous voyez bien non ?!

 

 

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Non à l'alcool aux volants !

 

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Au loin s'étale la ville de LH (Los Hangeles ?)

 

 

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Une photo assez brillante je trouve...

 

 

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Echeveaux au pays des chevaux

 

 

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En vert et contre jour...

 

 

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Ben bravo ! Un peu plus et la Touques me rentrait dedans !

 

 

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En plein dans la nasse !

 

 

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Hé oui, je vais devoir dire qu'il y a une grosse bitte en avant plan. Vous auriez été déçus sinon...

 

 

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Ca maîtrise sec le créneau dans le coin !

 

 

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Cordon bleu

 

 

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Les bottes roses moi j'aurais pas osé mais bon...

 

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C'est l'heure de la sieste pour les chalutiers

 

 

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Haut les mats !

 

 

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Faites votre commentaire à la con vous-même !

 

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Le phare de gauche est à droite

 

 

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What's up dock ?

 

 

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Parfois, c'est cool de faire la Manche

 

 

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Chabadabada dabadabada...

 

 

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Rêve orange...

 

 

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En temps normal, je suis plutôt à cheval sur le netteté mais...

 

 

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Pauvre Georges, si près de Glenn. Ca sent la liaison fatale...

 

 

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Tranche napolitaine à la deauvilloise

 

 

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Tviouuu !!! Hop, je désintègre le réverbère !

 

 

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Colombages et volets rouges

 

 

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Je planche sur un super commentaire là, ça va venir !

 

 

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Crash du soleil en direct

 

 

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Le centre ville très cossu de Deauville

 

 

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Le Normandy-Barrière ne pose pas d'entraves aux porte-feuilles bien garnis.

 

 

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Un hôtel d'apparence modeste, il faut bien le dire...

 

 

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Manifestement, rien ne cloche dans cette photo