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Janvier

Les quelques ceux qui me suivent sur ce blog savent déjà à quel point j'apprécie la neige. Je préciserais en disant que plus que la neige, j'aime l'hiver quand il se met en grande tenue. En fait, j'aime que les saisons soient respectées. C'est mon côté conservateur et ordonné sans doute. Une morte saison sasn froid, sans neige me laisse invariablement sur ma faim, un peu frustré, à l'image d'un été sans océan. Dans ce souhait que les choses de la nature se maintiennent à leur juste place et cet épanouissement qui naît de la constatation qu'elles le sont, il y a aussi cette dimension symboliste qui colle à ma personnalité. Je ressens énormément la vie au travers de l'image que je m'en fait a priori. C'est à la fois un bien et un fléau. D'un côté ma sensibilité et mon imagination font de moi un être je le crois pacifique et créatif, de l'autre, je suis incapable de m'adapter à ce que je n'ai pas d'abord pensé, imaginé, défini. L'altérité m'est donc pour le moins problématique, mais là n'est pas le sujet de ce jour.

La neige, c'est un retour instantané vers l'enfance et les contes traditionnels, vers l'imaginaire et le merveilleux d'une existence débarassée des contingences mouvantes du réel. Parler de couverture neigeuse peut signifier beaucoup dans l'inconscient...

Mais l'uniforme blanc du général hiver signifie aussi de nos jours une source inépuisable de satisfaction rebelle. Constater l'agacement des robots de la société de consommation, du management et du time is money, contraints à ralentir de mauvais gré face aux conditions climatiques est un plaisir sans cesse renouvelé, en même temps qu'une source d'amertume. Ce monde est il si malade qu'il ne puisse même plus flâner un peu, peut-être de peur de se retrouver face à lui-même, qui sait face à un miroir de glace qui lui renverrait une bien piètre image de lui-même ?

Parmi les abrutis patentés qui meuglent contre l'inefficacité de la DDE, coupable de ne pas déneiger les routes assez rapidement (au fait, les autoroutes ont été privatisées) et qui brailleraient encore plus fort si on leur présentait le coût d'une dotation des collectivités publiques en régiments de chasse-neige à utilisation bi-décénale, parmi ces crétins probablement congénitaux donc (mon pacifisme sus-mentionné a ses limites, notez bien), combien ont idée de ce qu'est la dentelle d'un cristal de neige ? Le mur qui arrêtera sans doute bientôt le bolide incontrôlable du capitalisme financier n'en aura pas la délicatesse. Je devrai pourtant comme les autres en absorber le choc, même si j'ai agité autant que faire se peut mes modestes moyens de freinage.

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Janvier a été un digne mois d'hiver, distribuant de sa main glacée un peu de chaleur à mon idéal de gauchiste victorien. Cela vaut bien quelques photos de "terrain"...

 

 

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Une bernache du Canada. Vient elle de loin pour le Loing ?

 

 

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Il était une fois, il y a bien longtemps, dans un pays lointain enlacé par l'hiver...

 

 

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Nemours n'est pas dans un pays lointain mais l'hiver l'enlace quand même, na !

 

 

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La forêt enchantéeéheu, drapée dans sa tunique immaculéeéheu...

 

 

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Il y a eu comme un souci durant la dernière soirée mousse au Macumba

 

 

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Bûche glacée parfum bruyère fânée

Commentaires

  • Moi aussi j'aime bien la neige, son esthétisme, sa symbolique. L'hiver qui tend son grand drap blanc telle une toile vierge sur laquelle le printemps viendra poser ses couleurs...

    On devrait définitivement couvrir le capitalisme financier d'un grand drap blanc aussi...

  • Ouais, un drap mortuaire...

  • L'article "Février", il arrive quand?

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